Au lendemain de leur pire séance de l'année, les Bourses européennes suspendues à l'inflation américaine

Ce matin, au lendemain de leur pire séance de l'année, les Bourses d'Europe tentent un rebond prudent en début de séance. Mais tous les investisseurs sont dans l'attente des chiffres de l'inflation américaine, craignant notamment une remontée des taux d'intérêt.

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(Crédits : Carlo Allegri)

Les principales Bourses européennes montent prudemment mercredi matin au lendemain de leur pire séance de l'année, les investisseurs attendant de voir si, aux Etats-Unis, les chiffres des prix à la consommation (qui donneront la mesure de l'inflation)  justifient leur crainte d'un emballement des prix susceptible d'entraîner un resserrement monétaire prématuré. En d'autres termes, la crainte que les banques centrales commencent à sortir de leur politique de quantitative easing, avec pour corollaire une remontée des taux d'intérêt mais aussi une réduction du rythme et du volume de rachat des titres de dettes publiques.

Pour rappel, hier aux États-Unis, malgré un rebond des valeurs technologiques en deuxième partie de séance, tout Wall Street a reculé: le Dow Jones Industrial Average a perdu 1,36%, l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,87% et le Nasdaq a abandonné 0,09%.

En Europe, toutes les places boursières ont fini dans le rouge: Paris s'est replié de 1,86%, Francfort de 1,82%, Londres de 2,47% (le Stoxx 600 reculant pour sa part de 1,97%, sa plus forte baisse en pourcentage sur une séance depuis le 21 décembre) et Milan de 1,64%.

En Asie, idem: au Japon, l'indice vedette Nikkei a perdu 3,08% et, à Hong Kong, l'indice Hang Seng a lâché plus de 2%.

Ce mercredi matin, à Paris, l'indice CAC 40 prend 0,14% à 6.276,09 points vers 07h45 GMT. À Francfort, le DAX gagne 0,21% et à Londres, le FTSE s'octroie 0,51%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,19%, le FTSEurofirst 300 de 0,34% et le Stoxx 600 de 0,44%.

L'indicateur phare du jour: le niveau de l'inflation aux États-Unis

En Allemagne, l'inflation harmonisée aux normes européennes (IPCH) a atteint 2,1% sur un an en avril, dépassant pour le deuxième mois d'affilée l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE) qui est, pour rapport, proche mais inférieur à 2%.

En France, elle s'est élevée à 1,6% en rythme annuel, selon des données définitives.

Les chiffres les plus attendus sont ceux des prix à la consommation aux États-Unis, qui tomberont à 12h30 GMT (14h30 heure de Paris).

Les économistes interrogés par Reuters tablent sur une hausse des prix en avril de 0,2% sur un mois et de 3,6% sur un an. La nervosité est palpable à Wall Street où les contrats à terme sur les indices de référence perdent de 0,2% à 0,3% après le net repli de la veille.

VALEURS à suivre en Europe

En attendant l'indicateur phare du jour, les résultats animent la cote en Europe. Certains sont bien accueillis, à commencer de ceux de Commerzbank (+6,50%), d'autres nettement moins, notamment ceux d'ABN Amro (-6,81%). EDF prend 1,91% après avoir publié un chiffre d'affaires en hausse de 6,2% sur un an au premier trimestre et qualifié de "difficiles" les discussions entre Paris et Bruxelles autour de son projet de réorganisation. Toujours à Paris, le marché sanctionne les publications d'Ubisoft et CGG qui perdent respectivement 7,27% et 8,76%.

TAUX: léger reflux en attendant les chiffres de l'inflation

Malgré les craintes sur l'inflation, les rendements souverains de référence refluent légèrement, autour de 1,61% pour les Treasuries à 10 ans et de -0,17% pour le Bund allemand de même échéance.

CHANGES: le dollar regagne du terrain

En attendant les chiffres de l'inflation aux Etats-Unis, le dollar regagne en revanche du terrain face à un panier de devises de référence (+0,13%) après avoir touché un creux depuis la fin février. L'euro recule légèrement, autour de 1,2137 dollar.

PÉTROLE: l'OPEP table sur un fort rebond en 2021

Les cours du brut progressent, soutenus par un recul moindre que prévu des stocks de brut la semaine dernière aux Etats-Unis selon les données de l'American Petroleum Institute et par les dernières prévisions de l'Opep, qui table toujours sur un fort rebond de la demande en 2021. Le baril de Brent gagne 0,80% à 69,10 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,93% à 65,86 dollars.

(avec Reuters)

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