CAC 40 : la Bourse de Paris passe les 5.870 points et poursuit sa course vers les sommets

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(Crédits : Regis Duvignau)
La confiance des investisseurs était alimentée par l'espoir d'une issue positive aux négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis - qui pourraient aboutir à un premier accord partiel en novembre - ce qui a valu à l'indice parisien d'enchaîner les plus hauts depuis douze ans ces derniers jours.

La Bourse de Paris montait mercredi midi (+0,39%), continuant sa course vers ses plus hauts niveaux en douze ans en attendant de voir se concrétiser l'accord commercial sino-américain, à l'origine de l'optimisme des marchés ces derniers jours.

A 13H49 (12H49 GMT), l'indice CAC 40 prenait 22,60 points à 5.861,49 points, et grimpait jusqu'à 5.872,96 points à 14h40, un plus haut depuis la mi-octobre 2007, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini en progression de 0,39%.

Lire aussi : Le CAC 40 a touché hier son plus haut niveau depuis 12 ans (et l'optimisme persévère aujourd'hui)

La cote parisienne a ouvert stable et a oscillé autour de l'équilibre au cours de la matinée avant de prendre un peu de hauteur.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à démarrer à l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average grappillait 0,11%, l'indice élargi S&P 500 0,09% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,09%.

"Le marché parisien continue sur sa mini euphorie liée aux avancées dans les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Pour le moment, les prises de bénéfices ont été limitées sur le CAC 40 mais, au regard du niveau atteint, il faut s'attendre à une période de consolidation à venir", a souligné dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Il est probable que le quatrième trimestre soit un bon cru pour la Bourse parisienne. Les craintes de récession se sont éloignées, (...) et, surtout, le risque politique est nettement en reflux", a-t-il complété.

"L'environnement est plus détendu depuis quelques semaines, ce qui participe à une forme d'optimisme persistant" grâce en particulier à "la croyance d'une solution partielle de phase 1 dans la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis", a estimé pour sa part Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Confiance des investisseurs

La confiance des investisseurs était alimentée par l'espoir d'une issue positive aux négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis - qui pourraient aboutir à un premier accord partiel en novembre - ce qui a valu à l'indice parisien d'enchaîner les plus hauts depuis douze ans ces derniers jours.

En matière d'indicateurs, les commandes passées à l'industrie allemande ont nettement rebondi en septembre, à +1,3% après un recul de 0,4% en août, alors que le spectre de la récession plane sur le pays.

En France, la croissance de l'activité dans le secteur des services a accéléré en octobre, reflétant une hausse plus importante des nouvelles affaires du fait de la demande étrangère, selon le cabinet IHS Markit.

L'indice de la productivité du troisième trimestre aux Etats-Unis est également à l'agenda.

Les valeurs à suivre

Sur le terrain des valeurs, Société Générale montait de +5,64% à 28,49 euros après avoir publié des résultats contrastés au troisième trimestre, marqués par un renforcement de son capital mais des bénéfices en recul.

Dans son sillage, BNP Paribas prenait +2,83% à 50,49 euros et Crédit Agricole de 2,36% à 12,35 euros.

ALD, filiale de la Société Générale spécialisée dans la gestion de flotte et la location longue durée de véhicules, progressait de +6,56% à 13,64 euros, fort de la confirmation de ses objectifs annuels, après avoir vu son bénéfice net bondir de 7,9% à 146,1 millions d'euros au troisième trimestre.

Aperam bondissait pour sa part de +10,18% à 27,07 euros, profitant d'un excédent brut d'exploitation et d'un bénéfice net ressortis au-dessus des attentes au troisième trimestre, malgré des conditions de marché difficiles.

Alstom gagnait 1,41% à 38,81 euros. Le constructeur ferroviaire français a publié un bénéfice net divisé par deux pour le premier semestre de son exercice décalé 2019/20, à 227 millions d'euros, une chute liée essentiellement à un effet de comparaison.

Lagardère était en revanche plombé (-4,94% à 19,43 euros) par la résiliation "avec effet immédiat" du contrat d'agence passé par la Confédération africaine de football (CAF) avec Lagardère Sports, une décision que le groupe français "conteste fermement", la jugeant "illégale".

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Commentaires
a écrit le 10/11/2019 à 10:57 :
cela montre aussi que l'économie française est et sera de plus en plus artificielle, jusqu'a ce que plusieurs révélateurs permettent de faire le même constat que 2008.

J'imagine qu'ils sont déjà en train de penser a comment faire si le marché se retourne.
Vivons heureux, vivons cachés. Et puis le net permet de se construire une image histoire que l'on ne viennent pas vous mettre en responsabilité.

Pourquoi, mais je pense a terme qu'il faudra de l'économie réelle, car la destruction de valeur a été tellement puissante en retour, qu'il faut regarder dans les mois a venir je crois...
a écrit le 07/11/2019 à 8:18 :
Les affaires ont l'air de tourner comme des horloges, on attend toujours le krach immobilier prévu depuis des lustres par les Nostradamus de l'économie !
a écrit le 06/11/2019 à 19:27 :
...et poursuit...sa course folle....vers...la prochaine crise... et les abysses.
Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel avec pour corollaire que plus on monte haut, plus dure sera la chute.

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