Charlotte Rampling, l'œuvre au noir
Daniel Schick
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Photo d'illustration
"© LTD / HISTOIRES D’ART BETTINA PITTALUGA"
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"© LTD / HISTOIRES D’ART BETTINA PITTALUGA"
Charlotte Rampling est une force intranquille, une femme puissante qui avance, décide et doute, beaucoup. En questionnement perpétuel, la femme cherche, titube parfois, tombe aussi. Là, elle disparaît, ferme sa porte, se perd de vue. Reprendre le chemin d'elle-même peut prendre du temps. Dans ce cas, fini films, séances de photos, défilés de mode, remises de prix dans le monde entier, fini la représentation, l'affichage de soi. Rampling n'est pas dans la nécessité de paraître mais dans celle d'être. C'est sa force. Peindre est un chemin pour s'atteindre, se libérer, se confier.
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Fondamentalement libre, indépendante, solitaire mais aimant aimer et être aimée, l'actrice décide de tout, avec intelligence, radicalité. Nul n'impose rien à Rampling. Charlotte s'en charge. Iconique mais pas monolithique, Rampling n'est enfermée dans rien. Élevée strictement par un père militaire et une mère qui peint, distante pour se protéger, la star est indomptable. Toujours en quête de sens et de vérité, cinéma, peinture ou vie, l'actrice ne joue pas. Elle essaie « juste » d'être au plus proche, au plus vrai d'elle-même, un chantier qui ne s'achève jamais. Quand Rampling choisit la lumière, le cinéma, ne pas se tromper : ce n'est pas pour la gloire, qu'elle tente de dompter depuis sa jeunesse.
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