Coronavirus : les informations essentielles du jeudi 2 avril

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(Crédits : Reuters)
Tout ce qu'il ne fallait pas manquer, jeudi 2 avril 2020.
  • 19h15 - British Airways va placer une majorité de ses salariés en chômage partiel

British Airways va placer une majorité de ses salariés en chômage partiel, en conséquence de la crise du coronavirus qui paralyse le secteur, ont annoncé la compagnie et le syndicat Unite.

La compagnie aérienne déclare dans un communiqué avoir trouvé un accord avec les syndicats pour placer 30.000 salariés en chômage partiel, essentiellement des personnels de cabine et au sol.

  • 18h20 -  Accor va bientôt fermer les deux tiers de ses hôtels dans le monde

Le groupe hôtelier français Accor est contraint par la pandémie de coronavirus de fermer "les deux tiers" de ses hôtels dans le monde dans les prochaines semaines et renonce à distribuer comme prévu 280 millions d'euros sous forme de dividende.

  • 18h01 -L'Allemagne autorise finalement l'entrée de saisonniers étrangers

L'Allemagne va finalement laisser entrer des dizaines de milliers de travailleurs saisonniers étrangers afin d'assurer les récoltes dans ses champs, après avoir initialement interdit leur venue en raison de la crise du coronavirus, a annoncé Berlin.

  • 17h32 - La Bourse de Paris termine en hausse de 0,33% à 4.220,96 points

La Bourse de Paris a finalement retrouvé ses esprits jeudi et terminé en petite hausse (+0,33%) une séance volatile, au cours de laquelle elle avait momentanément cédé à la panique face à l'explosion des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

  • 16h38 - Le trafic aérien passager enregistre sa plus forte chute depuis le 11-Septembre

Le trafic aérien passager, fortement affecté par la pandémie de Covid-19, s'est effondré de 14,1% dans le monde en février, en comparaison annuelle, a annoncé jeudi l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"Il s'agit de la plus forte baisse du trafic depuis le 11-Septembre, reflétant l'effondrement des voyages intérieurs en Chine et la chute brutale de la demande internationale à destination et en provenance de la région Asie-Pacifique, en raison de la propagation du virus Covid-19 et des restrictions de voyage imposées par les gouvernements", a expliqué l'Iata dans un communiqué.

  • 16h28 - Poutine déclare le mois d'avril chômé avec salaire

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi que le mois d'avril serait chômé en Russie, mais les salaires préservés, pour ralentir la propagation de la pandémie de coronavirus.

"J'ai décidé de prolonger le régime de jours chômés jusqu'au 30 avril inclus", a-t-il déclaré lors d'un discours télévisé, ajoutant que cette mesure, en vigueur depuis le 28 mars, "a permis de gagner du temps". Les régions russes pourront choisir quelles entreprises seront néanmoins autorisées à travailler, et quel mode de confinement elles imposent à leur population.

  • 16h10 - La moitié de l'humanité appelée à se confiner

Plus de 3,9 milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, sont désormais appelées ou contraintes par leurs dirigeants à rester confinées chez elles pour lutter contre la propagation du Covid-19, selon un comptage réalisé jeudi à partir d'une base de données de l'AFP.

  • 15h42 - 60% du personnel Lufthansa au chômage partiel

Le groupe aérien Lufthansa a annoncé jeudi qu'il allait mettre plus de 60% de ses salariés au chômage partiel pour faire face à la chute drastique du trafic aérien, conséquence de la pandémie de coronavirus.

Lufthansa "a inscrit ou compte inscrire" 87.000 de ses 135.000 salariés à des dispositifs de chômage partiel dans les pays où il opère, dont 62.000 en Allemagne, a précisé un porte-parole du groupe à l'AFP

  • 15h34 - Le PIB de la zone euro en recul de 4,2% en 2020, selon Fitch

La récession au niveau mondial sera plus lourde que prévu, estime l'agence Fitch. "La rapidité avec laquelle évolue la pandémie de coronavirus a conduit à drastiquement réduire à nouveau nos prévisions sur le PIB. Nous estimons désormais que l'activité économique mondiale va décliner de 1,9% en 2020, avec le PIB des Etats-Unis, de la zone euro et de la Grande-Bretagne respectivement en recul de 3,3%, 4,2% and 3,9%.
Le rétablissement de l'économie en Chine au premier trimestre 2020 sera durement écourté par la récession mondiale, avec une croissance annuel sous les 2%", ajoute l'agence de notation dans un communiqué.

  • 15h02 - Google ajoute sa contribution à la lutte contre la désinformation

Google a annoncé jeudi l'allocation de 6,5 millions de dollars à des organisations de vérification des faits (fact-checking) dans le monde, alors que les fausses rumeurs et conseils dangereux sur le Covid-19 continuent de se propager sur internet.

Les grandes plateformes numérique ont multiplié les annonces ces dernières semaines pour montrer leur engagement en faveur des informations fiables et leur soutien aux populations confinées.

  • 14h42 -  Record de 6,6 millions de nouveaux demandeurs d'allocations chômage en une semaine

  • 14h07- L'AMF demande aux maires de faciliter l'accès aux services postaux

L'Association des maires de France demande à ses adhérents d'élargir les horaires d'ouverture des agences postales communales pour faciliter l'accès aux services, notamment au moment du versement des prestations sociales, pendant la crise sanitaire. Sous la pression des élus et des acteurs économiques, La Poste a annoncé mercredi un renforcement de ses équipes pour améliorer la distribution de la presse et du courrier malgré la crise du coronavirus.

  • 14h00 - Criteo prévoit une baisse de 9 à 10 M USD de ses revenus au 1T

Le groupe français de ciblage publicitaire Criteo a averti que l'épidémie de Covid-19 grèverait ses revenus de 9 à 10 millions de dollars au 1er trimestre et qu'il renoncait à ses objectifs financiers annuels, déjà attendus en baisse.


"Etant donné l'impact actuel de l'épidémie de Covid-19 sur les activités de nos clients, en particulier dans les secteurs des voyages et des petites annonces, les revenus ex-Tac (hors reversements aux partenaires) de la société n'atteindront pas les objectifs pour le premier trimestre 2020", a expliqué le groupe, coté sur le Nasdaq à New York, dans un communiqué consulté jeudi par l'AFP.

  • 13h06 - Lufthansa en discussions sur des milliards d'euros d'aides d'Etat

La compagnie aérienne Lufthansa est en discussions avec le gouvernement allemand sur des aides d'Etat qui pourraient s'élever à plusieurs milliards d'euros, ont indiqué jeudi plusieurs sources proches du dossier, précisant qu'une prise de participation était possible.

La compagnie allemande, dont plus de 90% de la flotte est clouée au sol en raison de l'épidémie de coronavirus en cours, travaille avec des banques d'investissement qui font office de conseillers dans ses échanges avec le gouvernement allemand, ont précisé ces sources. Les discussions portent sur un volume de plusieurs milliards d'euros

  • 12h46 - Espagne: plus de 300.000 chômeurs supplémentaires en mars

L'Espagne a enregistré en mars une hausse "historique" du chômage avec plus de 300.000 demandeurs d'emplois supplémentaires en raison de "l'impact extraordinaire" de la pandémie de coronavirus sur l'économie, a annoncé jeudi le ministère du Travail.

  • 12h24 - Chine : rebond du trafic aérien mais la reprise reste partielle

Les vols intérieurs en Chine ont augmenté d'environ un cinquième en mars par rapport au mois précédent mais ils restent encore inférieurs de moitié au niveau d'avant la crise, a annoncé l'autorité de l'aviation civile en Chine.

Le nombre de vols quotidiens a bondi de 20,5% le mois dernier à 6.533, a déclaré Jin Junhao, un responsable de l'Administration de l'aviation civile de Chine (CAAC), lors d'une conférence de presse. Cela représente cependant seulement 42% des capacités enregistrées avant la mise en place des mesures de restriction pour endiguer la propagation du virus.

  • 12h22 - La pandémie fait reculer les cours mondiaux des produits alimentaires

L'indice mondial des prix des produits alimentaires a fortement reculé en mars sous l'effet d'un recul de la consommation lié à la pandémie et au plongeon des cours du pétrole, rapporte l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Cet indice, qui mesure les variations mensuelles des cours internationaux d'un panier de produits alimentaires (céréales, produits laitiers, viande, sucre et oléagineux), ressort en mars à 172,2 points, en recul de 4,3% par rapport à février.

  • 12h18 - Thierry Breton convaincu que les Européens "convergeront", écarte un "risque alimentaire"

Le commissaire européen Thierry Breton s'est dit convaincu que les 27 seraient en mesure de converger sur le financement de nouveaux instruments et a écarté un "risque alimentaire" dans l'Union européenne.

Lire aussi : La pandémie de coronavirus fait peser un risque de crise alimentaire mondiale, alertent l'ONU et l'OMC

"Il faudra certainement avoir un fonds, on peut l'appeler fonds industriel de relance européenne par exemple, qui va permettre d'émettre des obligations qui permettront d'avoir le complément de financement", a-t-il dit sur France Inter.

"Je suis convaincu qu'on convergera", a ajouté le commissaire européen chargé de la politique industrielle et du marché intérieur. "Le seul mot, c'est la solidarité."

  • 11h53 - Allemagne : la KfW s'attend à accorder au moins 50 milliards de prêts garantis

La banque publique allemande KfW a reçu plus de 10 milliards d'euros de demandes de prêts garantis par l'État pour combattre la crise et s'attend à prêter à terme un volume d'au moins 50 milliards d'euros, a indiqué son président.

  • 11h49 - 60% du personnel Lufthansa au chômage partiel

Le groupe aérien Lufthansa va mettre plus de 60% de ses salariés au chômage partiel pour faire face à la chute drastique du trafic aérien, a indiqué le groupe.

Lufthansa "a inscrit ou compte inscrire" 87.000 de ses 135.000 salariés à des dispositifs de chômage partiel dans les pays où il opère, dont 62.000 en Allemagne, indique un porte-parole du groupe à l'AFP.

  • 11h36 - La Commission va proposer un emprunt de €100 mds pour financer le chômage partiel

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne

[Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Crédits : Reuters]

La Commission européenne va proposer ce jeudi d'emprunter 100 milliards d'euros garantis par des États européens pour financer un mécanisme de chômage partiel, selon un document consulté par Reuters.

  • 11h25 - Son pétrole au plus bas, l'Irak voit la disette arriver

Au niveau mondial, le pétrole connaît le pire plongeon trimestriel de son histoire et l'Irak, deuxième producteur d'or noir au monde avec 4,5 millions b/j, ne cesse de voir les menaces se multiplier.

Son unique source de devises se tarit, sa production pourrait drastiquement baisser à cause du nouveau coronavirus et ses exportations pourraient en pâtir pendant de nombreux mois.

Autant de défis que l'Irak doit impérativement relever sous peine de perdre la quasi-totalité de ses revenus et de voir s'écrouler sa quasi-unique industrie.

  • 11h22 - British Airways veut "suspendre" 32.000 emplois

British Airways, filiale d'IAG , discute avec les syndicats d'un plan de suspension d'environ 32.000 emplois, a appris Reuters de source proche du dossier.

Ce plan concerne environ 80% des salariés, notamment le personnel navigant, le personnel au sol, les ingénieurs et ceux travaillant au siège social.

Selon la BBC, qui a rapporté en premier l'information, aucun salarié ne serait toutefois licencié.

  • 11h07 - Le confinement fait chuter les accidents et Maif rend 100 millions d'euros à ses assurés

L'assureur niortais Maif va rendre un peu plus de 100 millions d'euros à ses sociétaires pour tenir compte de l'effondrement du nombre d'accidents automobiles, en période de confinement.

"La Maif décide de prendre part à l'effort de solidarité collectif par un geste très fort" avec le "remboursement des cotisations d'assurances auto à hauteur d'un peu plus de 100 millions d'euros, redistribués à 2,8 millions de sociétaires (assurés Maif) pour environ 3,6 millions de véhicules", fait savoir l'assureur dans un communiqué.

Depuis le début du confinement, le nombre de sinistres automobiles a en effet baissé de presque 80% par rapport à une année dite "normale", a précisé à l'AFP un porte-parole de l'assureur.

Pour les sociétaires de l'assureur, cette décision représente un gain d'environ 50 euros par véhicule assuré, selon le porte-parole. Les assurés pourront conserver cette somme, mais l'assureur les encourage "reverser cette somme sous forme de don".

  • 10h56 - PSA reporte son assemblée générale des actionnaires au 25 juin

Le constructeur automobile PSA (Peugeot, Citroën) a annoncé le report au 25 juin de son assemblée générale annuelle des actionnaires, alors que le paiement des dividendes prévus dans le cadre de la fusion avec Fiat Chrysler (FCA) pose question.

L'opération approuvée par les deux partenaires en décembre prévoit la distribution d'un dividende ordinaire de 1,1 milliard d'euros à leurs actionnaires respectifs pour 2019. Ce montant doit être approuvé lors de la prochaine assemblée générale. La pandémie, qui a provoqué la dégringolade des marchés financiers, remet cependant en cause les termes financiers du mariage.

  • 10h52 - Italie : pas de nationalisation, mais le pays protégera ses entreprises stratégiques

L'État italien n'envisage pas de recourir à des nationalisations mais se servira des prérogatives à sa disposition pour protéger les actifs stratégiques susceptibles d'attirer les convoitises d'investisseurs dans le contexte d'urgence actuel, a déclaré le président du Conseil, Giuseppe Conte, dans une interview au quotidien Il Fatto Quotidiano.

  • 10h47 - Les assureurs dommages insolvables s'ils indemnisent les pertes d'exploitations (FFA)

Si les assureurs devaient couvrir les pertes d'exploitation des entreprises affectées par la crise, évaluées à de 50 milliards d'euros, "il n'y aurait plus d'assureurs dommages", a affirmé Jean-Laurent Granier, vice-président de la Fédération française de l'assurance (FFA).

Ce montant "représente [...] l'équivalent des fonds propres de l'ensemble des assureurs dommages dans ce pays. Cela veut dire que si une telle contribution était demandée, tous les fonds propres seraient consommés et il n'y aurait plus d'assureurs dommages", a précisé sur BFM Business M. Granier, également PDG de Generali France.

  • 10h33 - Lancement d'une action collective en justice pour "geler les dividendes"

Une action collective en justice a été lancée "pour geler les dividendes" des grandes sociétés afin de créer une "contribution de solidarité exceptionnelle", a annoncé l'avocat à l'origine de la procédure.

Cette action collective gratuite est ouverte, du jeudi 2 avril midi au mardi 7 avril 2020 midi, "aux citoyens, aux syndicats, aux ONG ainsi qu'aux entreprises (TPE/PME), commerçants, artisans et professions libérales", précise Me Christophe Lèguevaques dans un communiqué.

  • 10h23 - "Réflexion" en cours pour récompenser les agents publics mobilisés

Une "réflexion active" est en cours pour récompenser les salariés du public mobilisés, sur le même modèle mais sous d'autres formes que les salariés du privé, qui pourront bénéficier de primes défiscalisées, a indiqué la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

"Nous pensons effectivement qu'il faut soutenir tous ceux qui ont un rôle essentiel aujourd'hui", a déclaré sur Franceinfo Muriel Pénicaud, interrogée sur l'éventuel octroi de primes aux salariés du public qui continuent de travailler.

Lire aussi : Coronavirus : nouvelle salve d'ordonnances sur le travail

  • 10h14 - Arkema chiffre le lourd impact du Covid-19

Face à la crise sanitaire du Covid-19, le groupe de chimie français Arkema prévoit un impact négatif de 40 à 50 millions d'euros sur son excédent brut d'exploitation (Ebitda) au premier trimestre, selon un communiqué du groupe.

  • 10h07 - 4 millions de salariés au chômage partiel en France

La ministre du Travail Muriel Pénicaud, lors d'un point presse dédié à la crise du coronavirus, le 1er avril 2020 au palais de l'Elysée

[La ministre du Travail Muriel Pénicaud, lors d'un point presse dédié à la crise du coronavirus, le 1er avril 2020 au palais de l'Élysée. Crédits : Reuters]

4 millions de salariés français relèvent actuellement du dispositif de chômage partiel adapté mis en place par le gouvernement, a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

"Les chiffres de ce matin, qui sont encore en progression très forte, c'est 400.000 entreprises et quatre millions de salariés, c'est-à-dire un salarié sur cinq [du secteur privé] en France dans les entreprises ou les associations est en chômage partiel", a déclaré Muriel Pénicaud sur Franceinfo.

Lire aussi : La déclaration de mise en chômage partiel, "un chemin de croix" pour certaines entreprises

  • 10h - Espagne : plus de 300.000 chômeurs en plus en mars

L'Espagne a enregistré en mars 302.265 nouveaux chômeurs, en raison de "l'impact extraordinaire [...] de la crise sanitaire du Covid-19", a annoncé le ministère du Travail.

Selon la presse espagnole, cette hausse est la plus forte jamais observée dans les statistiques du chômage. L'état d'alerte et un strict confinement ont été décrétés le 14 mars, freinant net l'activité économique.

  • 9h36 - La crise sanitaire pose la question du rétablissement de l'ISF, estime Berger

La crise sanitaire provoquée par l'épidémie pose la question de la participation des "plus riches" à "l'effort collectif", et notamment du rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), a estimé le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

Interrogé sur le fait de savoir s'il fallait remettre en place l'ISF, supprimé en 2018 par le gouvernement, afin de financer la lutte contre la crise sanitaire et économique, Laurent Berger a assuré sur Franceinfo que cette option devait être "bien sûr" envisagée.

  • 9h32 - La Bourse de Tokyo finit encore dans le rouge

La Bourse de Tokyo a subi une quatrième séance consécutive de baisse, dans le sillage d'un nouveau plongeon de Wall Street la veille et sur fond d'inquiétudes de plus en plus vives sur la propagation du Covid-19 au Japon.

L'indice vedette Nikkei a terminé la séance sur une baisse de 1,37% à 17.818,72 points, après avoir déjà lâché 4,5% la veille. L'indice élargi Topix a perdu 1,57% à 1.329,87 points.

  • 9h25 - Sodexo : les dirigeants renoncent à une part de leur salaire

Les dirigeants du numéro deux mondial de la restauration collective, le groupe français Sodexo, ont renoncé à une part de leur rémunération pour financer un fonds d'aide de 30 millions d'euros destiné aux employés ayant perdu leur emploi, a annoncé le groupe.

La présidente du Conseil d'administration, Sophie Bellon, va ainsi renoncer à la moitié de sa rémunération dans les six prochains mois, et le directeur général Denis Machuel à la moitié de sa rémunération fixe ainsi qu'à sa rémunération variable.

Les 200 principaux dirigeants de l'entreprise renoncent de leur côté à leur rémunération variable annuelle, ajoute le groupe, tandis que les membres du comité exécutif vont abandonner 10% de leur salaire fixe sur les six prochains mois et leur rémunération variable annuelle.

  • 9h20 - La Bourse de Paris ouvre en hausse

La Bourse de Paris a débuté en hausse (+0,87%), tentant de se frayer un chemin dans le vert après avoir débuté très difficilement le trimestre, fragilisée par l'expansion rapide du nouveau coronavirus aux États-Unis.

À 09h00 (07h00 GMT), l'indice CAC 40 prenait 36,6 points à 4.243,84 points. La veille, l'indice avait fini en fort recul (-4,30%), tout comme le reste des marchés mondiaux.

  • 8h55 - Amundi compte renoncer à verser des dividendes

Amundi, leader européen de la gestion d'actifs, a annoncé qu'il allait suivre les recommandations de la BCE et comptait renoncer au versement de dividendes sur l'exercice 2019.

"Amundi va proposer à son conseil d'administration de ne pas soumettre à l'Assemblée générale du 12 mai prochain la distribution d'un dividende de 3,10 euros par action au titre de l'exercice 2019, et d'affecter en réserve l'intégralité du résultat de l'année 2019", affirme le poids lourd de la gestion d'actifs, dans un communiqué.

Lire aussi : Verser ou non des dividendes ? Les banques françaises sur la réserve

  • 8h44 - Fort rebond des cours pétroliers

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Les cours du pétrole étaient en forte hausse en début d'échanges européens, les investisseurs misant sur une intervention de Washington pour tenter d'apaiser la guerre des prix entre Ryad et Moscou.

Lire aussi : Le pétrole à 20 dollars: Donald Trump joue les médiateurs... pour sauver le schiste américain

Le baril de WTI prenait 10% à 22,37 dollars et celui de Brent 12% à 27,79 dollars vers 08h00 GMT.

  • 8h34 - TechnipFMC : plan d'économies face à la chute du brut et à l'épidémie

Le groupe d'ingénierie pétrolière TechnipFMC va réduire en 2020 de nombreuses dépenses, notamment ses investissements qui seront diminués de 30%, afin de faire face à la chute des cours du brut et à l'épidémie.

Les dépenses d'investissements du groupe seront ainsi diminuées de 150 millions de dollars et ramenées à 300 millions de dollars, a précisé l'entreprise dans un communiqué. TechnipFMC compte également réduire de 100 millions de dollars les coûts de sa branche "Surface Technologies". Enfin, les dépenses de fonctionnement de l'entreprise seront réduites de 30 millions de dollars.

  • 8h24 - Le coronavirus précipite la faillite de la chaîne allemande de restaurants Vapiano

La chaîne allemande de restaurants Vapiano, en difficultés ces dernières années, a annoncé sa mise en faillite, après avoir échoué à éponger ses besoins financiers aggravés par la crise.

L'enseigne, connue pour ses plats de pâtes fraîches et salades préparés à la minute, explique dans un communiqué que le Covid-19 a "augmenté considérablement les besoins de liquidités", estimés à 36,7 millions d'euros. Mais "aucun accord final n'a pu être trouvé avec les banques de financement et les principaux actionnaires" pour la renflouer, ce qui a précipité son dépôt de bilan.

  • 8h19 - Le Canada va débourser 71 milliards en aides salariales

Les subventions salariales de 75% qu'Ottawa compte verser aux entreprises pour éviter des licenciements massifs coûteront 71 milliards de dollars canadiens (45 milliards d'euros), a estimé le gouvernement canadien, alors que la progression de l'épidémie s'accélérait dans le pays.

  • 8h15 - La COP26 de Glasgow reportée

Le premier ministre britannique Boris Johnson (à g.) durant une conférence sur la COP26, au Science Museum de Londres, le 4 février 2020

[Le premier ministre britannique Boris Johnson (à g.) durant une conférence sur la COP26, au Science Museum de Londres, le 4 février 2020. Crédits : Reuters]

La COP26 sur le climat qui devait se tenir à Glasgow en novembre est reportée, a annoncé le gouvernement britannique.

"Compte tenu de l'impact mondial et continu du Covid-19, la tenue d'une COP26 ambitieuse et inclusive en novembre 2020 n'est plus possible", a détaillé le gouvernement sur son site internet, précisant que le sommet aura lieu en 2021 dans la ville écossaise, à une date communiqué ultérieurement.

  • 8h11 - Chez Renault, un accord pour garantir 100% des salaires en chômage partiel

Trois syndicats du constructeur automobile Renault, la CFE-CGC, la CFDT et FO, ont décidé de signer un accord négocié avec la direction garantissant 100% de leur rémunération aux salariés en chômage partiel, a-t-on appris auprès de ces syndicats.

  • 8h - L'enseigne de chaussures André, première entreprise victime du coronavirus

Magasin de chaussures André

L'enseigne de chaussures André, plus que centenaire, est la première entreprise française victime du coronavirus: elle a été placée en redressement judiciaire après avoir dû fermer tous ses magasins et perdu près de 4 millions d'euros en quinze jours.

Achetée il y a dix-huit mois par le site de vente en ligne Spartoo, l'enseigne, qui a dégagé en 2019 un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros mais essuyé 10 millions de pertes, compte quelque 600 salariés dont l'emploi est désormais menacé.

  • 7h45 - Veolia suspend ses prévisions 2020, réduit son dividende

Veolia a suspendu ses prévisions financières pour 2020 et va diviser par deux le dividende qui devait être versé, a annoncé le leader mondial du traitement de l'eau et des déchets.

"La durée de la crise sanitaire et son impact sur l'économie mondiale n'étant pas encore connus, les conséquences et impacts précis sur l'activité et les résultats restent, à ce stade, difficiles à évaluer. Dès lors, les perspectives annoncées pour l'exercice 2020 sont suspendues", indique le groupe dans un communiqué.

  • 7h30 - Rejet d'un recours des marchés alimentaires contre leur fermeture

Le Conseil d'État a rejeté un recours de la Fédération nationale des marchés de France qui contestait leur fermeture par le gouvernement à travers la France depuis la semaine dernière contre la propagation du virus.

Selon le Conseil d'État, l'inégalité de traitement par rapport aux magasins physiques se justifie par une "situation différente", étant donné les "caractéristiques et spécificités de leur topographie, de leurs jours et heures d'ouverture et de la densité de leur personnel".

L'institution estime, plus largement, que la mesure ne porte pas profondément atteinte à la liberté d'entreprendre et d'exercer son activité, étant donné qu'elle est provisoire, qu'elle vise à protéger la santé publique et qu'elle reste sujette à des dérogations locales pour permettre certaines ouvertures.

(Avec AFP, Reuters et les journalistes de La Tribune)

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Commentaires
a écrit le 03/04/2020 à 10:47 :
# Pas de nationalisation en Italie ? ben oui c'est interdit par l'UE
# Chaussures André : RJ puis LJ dans la foulée ? histoire de la voir engloutie à jamais par un groupe financier chinois ou américain. Aide de l'Etat ? pas question.
=> " concurrence obligatoire (Traité de Lisbonne signé en 2007 dans le dos des Français) libre et non faussée " qu'on vous a dit.
encore 600 personnes sur le carrreau ? Bof !
Prosternons-nous devant les bienfaits de l'UE !
a écrit le 02/04/2020 à 14:12 :
« La Commission a demandé 63 fois aux états de réduire les dépenses de santé » dénonce l’eurodéputé Martin Schirdewan; À 63 reprises entre 2011 et 2018, la Commission européenne a recommandé aux États membres de l’UE de privatiser certains pans du secteur de la santé ou de réduire les dépenses publiques en matière de santé. Ces recommandations ont visé quasiment tous les États, qui ont en général obtempéré. Il y a évidemment un impact sur l’état des systèmes de santé nationaux, notamment dans les pays affectés par la crise financière (des années 2010 – NDLR). C’est d’autant plus grave aujourd’hui, avec la crise du coronavirus. La capacité de réaction des pays est affaiblie.Elles témoignent du régime de gouvernance économique et révèlent que le modèle économique néolibéral de l’UE n’est pas capable de maintenir les services publics et de protéger les besoins fondamentaux des citoyens. Le problème, ce n’est pas les recommandations en soi, mais le fait que le modèle économique de l’UE repose sur l’austérité et pas sur la solidarité. Aujourd’hui, le manque de personnel, d’unités de soins et d’équipements médicaux dans les hôpitaux est un résultat direct des politiques d’austérité qui ont détourné l’argent du secteur public vers le secteur privé.
a écrit le 02/04/2020 à 12:04 :
En tant que sociétaire...merci. Ça dénote un état d'esprit rare dans l'époque.

J'aime à croire, à l'inverse des sieurs Philippe et Macron, que mes contemporains ne sont pas tous des crétins, des irresponsables, des enfants qu'il convient de mater et en lesquels on ne peut avoir aucune confiance.
a écrit le 02/04/2020 à 11:48 :
Ce n'est pas les économies des épargnants qu'il faut surtaxer (1,3 M€ on peut y arriver après quelques dizaines d'années de travail - certes, pas avec un salaire minimum - et si l'on ne change pas de portable et de voiture tous les ans), mais les plus values immobilières et boursières. Ceux qui ont la chance, ou surtout les moyens, d'avoir acheté au bon endroit (immobilier) ou au bon moment (bourse) font des plus values de plusieurs centaines de milliers d'euros sans se fatiguer.
a écrit le 02/04/2020 à 11:25 :
Enfin une initiative crédible, bravo. Parce que l'utilisation des pièces d'occasion pour réparer les véhicules ça fait plus radin que écologiste et "militant" et ne fera que faire monter les prix des pièces d'occasion.
a écrit le 02/04/2020 à 11:12 :
Incroyable de voir Berger propulsé par tous les médias. Berger est responsable de n'avoir rien fait contre la loi Travail, qui a fait revenir la France avant la deuxième guerre mondiale, détruisant les droits des salariés des entreprises, permettant la généralisation des petits contrats contre les CDI, cassant le contre pouvoir syndical devant les abus, détruisant les accords de branches, etc ...
La direction confédérale CFDT n'est plus depuis longtemps un syndicat défendant les droits des salariés, publics ou privés. Comment comprendre toutes ces absences devant le déferlement de la casse des structures sociales ? Loi travail, mais aussi suppression des élections et de la gestion paritaire de la sécurité sociale. Ne parlons pas de la casse des hôpitaux ni de celle des retraites .. Berger n'a rien dit ni fait pour les défendre ni contre la restriction féroce des allocations chômage que le gouvernement voulait lancer.
Vous imaginez la détresse des centaines de milliers de personnes au chômage et sans aucun revenu à cause de la pandémie ? Le décret a été reporté de justesse suite à la pandémie ... mais pour combien de temps ? Folie destructrice ... et Berger qui est mis en devant de scène ! Incroyable !
Des leçons à tirer du rachat de la quasi totalité des journaux en France par quelques poids lourds financiers. Nous devons revenir aux principes de la loi sur la liberté de la presse de 1945 qui empêchait les pouvoirs financiers de s'en emparer. Vichy avait vacciné tout le monde à l'époque sur cette question vitale .. Hélas tout est à refaire.
a écrit le 02/04/2020 à 11:01 :
Tous les moyens sont bons (dividendes, ISF, ...) pour ce démago d'éviter le vrai débat : la rémunération du risque des salariés qui ont encore le courage de travailler malgré l'épidémie.
Si au lieu de collaborer à l'enfumage politique il s'occupait de défendre les salaires et les salariés on aurait un vrai syndicat, pas une couche d'incompétence politicienne en plus.
a écrit le 02/04/2020 à 11:01 :
Retour de l'ISF et de la lutte des classes.
a écrit le 02/04/2020 à 10:56 :
Dans le pays champion du monde de la dépense publique, Mr Berger nous explique qu'il faut encore augmenter les prélèvements.
Il sera intéressant à la fin de la crise de comparer les pays pour leurs gestions et de
comparer le ratio prélèvement/nombre de décès et d' en tirer les conclusions dans un sens (Corée du Sud,Suède, Canada, Pays-BAS Japon, Allemagne),comme dans l'autre (USA,GB, Italie, Espagne).
Attendons la fin de cette crise et comparons.
Mr Berger me déçoit énormément
a écrit le 02/04/2020 à 10:49 :
La démagogie encore à l'oeuvre en cette période de crise c'est honteux !

A un moment donner, il faut savoir fermer sa g... et parler pragmatique.Tout le monde sait que l'ISF est une machine à fuite des capitaux donc appauvrissement de la France.

Le salut sera Européen ou ne sera point, et, évidemment, il passera par la case impôt. En France il passera aussi par la case augmentation de l'âge de la retraite, par la case travailler plus (même pour les salariés de Radio France dont la pénibilité au travail est légendaire) et par la case j'arrête les grèves et je bosse !
Réponse de le 02/04/2020 à 11:06 :
@fosco
Avec de tels arguments vous augmentez le clivage entre votre caste qui vit du capital et le peuple des salariés qui vit de son travail.
Vous n'eviterez pas le conflit par le retour de la lutte des classes.
Les institutions et leurs moyens de coercition ne seront pas toujours capables de vous protéger.
a écrit le 02/04/2020 à 10:43 :
Au non de quoi une prime pour les fonctionnaires ? Ils sont soumis à la continuité du service public... La Poste qui fonctionne comme la sncf, Air France... cela n''est pas le cas car leur obligation cela n'est que de l'enfumage... On revient toujours au même problème cette caste doit être en permanence privilégiée... On parle d'augmentation de rémunération pour le CHU alors n'oublions pas le personnel de santé des cliniques privés dont leur salaire est inférieurs au public... Pas étonnant que 75% des étudiants veulent être fonctionnaires sécurité de l'emploi, faible productivité, absentéisme culturel, avantages et privilèges...
Réponse de le 02/04/2020 à 12:08 :
Les postiers, les agents SNCF, les personnels AF ne sont pas des fonctionnaires. Ils n'ont pas d'emploi garanti, ne sont pas payés par l'état, ils ont un régime de retraite particulier distinct de celui des fonctionnaires.

Pour ce qui est des privilèges... prenez le job et on en reparlera.
a écrit le 02/04/2020 à 10:35 :
Ah le revoila le berger, avec ses gros sabots. Au fait la retraite par points, il en dit quoi dans ce cas actuel. Le PIB est en baisse, et il ne faut pas dépasser les 14 % du PIB pour les retraites. Donc dans ce cas c'est la baisse des pensions qu'il le veuille ou non. Alors ça réforme il se la garde, elle est nulle et très très dangereuse pour tous. Berger prend tes moutons et casse toi dans la montagne.
a écrit le 02/04/2020 à 10:26 :
non seulement il faut retablir I S F sans trop faire peur aux gens "un peu fortuné" mais comme tout le monde beneficie des aides de l'etat TOUT LE MONDE doit payer des impots c'est la juste egalite certains ont toutes les aides et ne paient pas d'impots et d'autre ne peuvent pas avoir d'aide mais payent tous les impots ou est l'egalite NATIONALE
Réponse de le 02/04/2020 à 11:05 :
Je ne suis pas fan de l'ISF On le supprime mais puisqu'on est en guerre je propose qu'on réapplique les taux d'imposition marginaux de 1944; soit 90%....

Ensuite, il faut arréter de se masturber avec l'idée que les pauvres ne paient pas d'impôts.... c'est faux. Ils paient la TVA, la CSG, la CRDS, les taxes sur le gaz, électricité, le pétrole, les franchises sur les médoc et les consultations médicales.
a écrit le 02/04/2020 à 10:01 :
Le syndicat, institution là pour perdre. A comparer avec Mélenchon qui dès que la FI dépasse les 10% d'intention de vote nous sort une gigantesque aberration bien rétrograde, bien indigeste.

Le combat de la CFDT de demain ? Protéger les 39h...
a écrit le 02/04/2020 à 9:54 :
ISF à partir de 500 000€ de fortune (30% abattement sur la valeur de la résidence principale, il faut, hors œuvres d'art, tout additionner, AssVie, compte en banque, valeur des meubles et des voitures, comme une liquidation/succession) pas 1,3M, ça ne fait qu'environ 200 000 foyers concernés, c'est trop étroit (donc peu productif et fait fuir les gens très fortunés, nous à 510k€ on ne partira pas (ou au Portugal ?)), avoir 500k€ c'est déjà la fortune (à nos époques de faibles revenus).
Le futur ISF aux USA c'est pas à partir de 50M$ ? On fait pauvres avec notre seuil de 1,3. :-)
Réponse de le 02/04/2020 à 11:08 :
certains ont donné, et quand on voit le "brillant" résultat obtenu, on peut se poser des questions. L'état qui prend tout, le nivellement par le bas, n'ont jamais été une solution. Le Vénézuéla vous ouvre grand ses portes

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