Égalité hommes-femmes : Pénicaud dénonce les mauvais élèves

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En France, les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 25% de moins que les hommes.
En France, les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 25% de moins que les hommes. (Crédits : Reuters)
Un an après la mise en place de l'index égalité professionnelle, la ministre du Travail a cité nommément des sociétés dont la note, en 2019, était inférieur à 75 sur 100. "Ces entreprises vont être contactées dans les prochains jours par la Direction générale du Travail qui va leur rappeler la loi", a-t-elle prévenu.

Derichebourg, Safran, Securitas France, Go Sport... La ministre du Travail Muriel Pénicaud a dénoncé, ce jeudi, les entreprises mauvaises élèves de l'égalité hommes-femmes, un an après la mise en place de l'index égalité professionnelle.

"Dix-neuf entreprises étaient en 2019 en dessous de la note de 75 (sur 100) et le sont toujours, ce sont elles qui n'ont pas agi sur le sujet", a regretté Mme Pénicaud dans un entretien au Parisien, à propos des entreprises de plus 1.000 salariés concernées depuis un an par cet index.

Elle a cité Derichebourg (note de 62) mais aussi Alsace Croisières CroisiEurope (51), Ufifrance Patrimoine (57), Hager electro SAS Obernai (64), Safran Electronics and Defense cockpit solutions (64), Circet (66), Foncia carrières et compétences (66) et Securitas France (66).

Go Sport est également montré du doigt mais sans précision de sa note.

Rappel à la loi

"Ces entreprises vont être contactées dans les prochains jours par la Direction générale du Travail qui va leur rappeler la loi", a expliqué Mme Pénicaud, rappelant que "si dans deux ans elles conservent cette mauvaise note, elles s'exposent à une amende qui équivaut à 1% de la masse salariale chaque année".

Le ministère du Travail doit publier vendredi la note des 1.200 plus grosses entreprises en France, a-t-elle précisé, assurant que 55 entreprises ont obtenu les notes de 99 ou 100, contre 36 il y a un an. Parmi les plus belles progressions, Mme Pénicaud a cité Orange, la Maif, Nocibé ou la Française des jeux.

Lire aussi : La France motrice en matière d'égalité femmes-hommes dans les grandes entreprises

Peut mieux faire

Optimiste, elle a estimé que "la dynamique est lancée" et souligné que "la note globale moyenne des grandes entreprises est passée de 83 à 87". "C'est encourageant, cela change déjà la vie des femmes mais il y a encore beaucoup à faire", a-t-elle commenté.

Après les grandes entreprises, l'index de l'égalité professionnelle femmes/hommes s'applique maintenant aux entreprises de 50 à 250 salariés qui devaient le publier dimanche.

En France, les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 25% de moins que les hommes. À poste et âge égaux, l'écart est de 9%, alors que le principe "à travail égal, salaire égal" est gravé dans la loi depuis 1972.

Lire aussi : Les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes s'aggravent avec l'ancienneté

> Lire aussi : notre dossier spéciale sur les femmes dans la finance :

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Commentaires
a écrit le 06/03/2020 à 9:42 :
bizarre aucun établissement de la finance
ni de l'état
a écrit le 05/03/2020 à 21:52 :
D’ici à la campagne présidentielle de 2022, Emmanuel Macron veut aussi identifier «quelques enchantements, cinq à dix sujets simples et simplistes». «On a trop communiqué sur des choses compliquées», a-t-il déploré
(propos de macron durant sa rencontre avec les députés lrem suite au fiasco du débat sur le congé de deuil pour perte d'enfant)
vous allez en avoir des bonnes nouvelles durant les 2 prochaines années :)
je tiens à préciser que je suis pour l'égalité homme/femme
a écrit le 05/03/2020 à 16:51 :
Les entreprises ont d'autres soucis que de s'occuper de la parité hommes-femmes, il me semble!
a écrit le 05/03/2020 à 16:43 :
J'ai mes soeurs dans la pub qui gagnaient autant que les hommes, mais savaient demander leurs augmentations de salaire, qui ne demande rien n'a rien, beaucoup n'osent pas et le devoir du patron c'est de payer le personnel au minimum.
a écrit le 05/03/2020 à 16:19 :
Foutaises communicatives de la part de cette bricoleuse de meetings US avec le pognon des "con-tribuables". De la macronie pur sucre, tout dans les mots, rien dans les actes.
a écrit le 05/03/2020 à 15:00 :
il y a une solution. demander a cette dame de pouvoir virer sans indemnites les hommes afin de pouvoir embaucher des femmes moins cheres. du coup les hommes seront moins payés et tout les bobos seront contents (jusqu a ce qu ils se fassent virer eux aussi)
a écrit le 05/03/2020 à 14:57 :
"Ces entreprises vont être contactées dans les prochains jours par la Direction générale du Travail qui va leur rappeler la loi"

Cela ne va pas être simple madame pénicaud vu que vous voulez encore supprimer des inspecteurs du travail.

Ben ne faire que de la communication à l'ère d'internet est plus que boiteux mais bon quand on ne sait rien faire d'autre hein...
a écrit le 05/03/2020 à 13:02 :
est ce qu'on pourrait avoir la repartition hommes femmes dans les postes de delegue syndical, avec en plus une ventilation par syndicat?

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