“Une femme en France a 30% de chances en moins de lever des fonds” Céline Lazorthes, Leetchi

 |   |  1602  mots
Céline Lazorthes est la fondatrice de Leetchi et Mangopay. Elle est aujourd'hui présidente du conseil de surveillance du groupe Leetchi, racheté il y a quatre ans par Arkéa.
Céline Lazorthes est la fondatrice de Leetchi et Mangopay. Elle est aujourd'hui présidente du conseil de surveillance du groupe Leetchi, racheté il y a quatre ans par Arkéa. (Crédits : Leetchi)
La fondatrice de Leetchi et Mangopay raconte, sans filtre, son expérience de femme entrepreneuse dans le milieu de la finance. Elle décrit ses débuts difficiles avec les banques, les attitudes et remarques machistes auxquelles elle a été confrontée et son engagement dans le collectif Sista pour faciliter l’accès au financement des femmes dirigeantes de startup.

Alors étudiante à HEC, Céline Lazorthes se retrouve à avancer plusieurs centaines d'euros pour organiser un week-end d'intégration. Elle découvre qu'il n'existe aucune solution sur Internet pour éviter cette situation et se lance dans l'aventure entrepreneuriale. Nous sommes en 2009, c'est la naissance de Leetchi, la première cagnotte en ligne et l'une des premières fintech françaises. Quelques années plus tard, Céline Lazorthes crée aussi Mangopay, une solution de paiement pour les entreprises. En 2015, elle cède son « bébé » au Crédit Mutuel Arkéa.

En juin dernier, Céline Lazorthes, devenue mère, a quitté la direction opérationnelle de Leetchi et Mangopay pour se consacrer davantage à son engagement féministe qui s'est concrétisé par la création du collectif Sista aux côtés de Tatiana Jama, fondatrice de la startup Selectionnist. Céline Lazorthes est aussi business angel et a investi dans une trentaine de startups dont un tiers a été créé par des femmes.

Lire aussi : Céline Lazorthes, d'étudiante inspirée à entrepreneuse confirmée

LA TRIBUNE - Vous avez créé Leetchi en 2009, à l'heure où le mot "fintech" n'existait pas encore. Vous aviez 25 ans. Quel accueil avez-vous alors...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/10/2019 à 22:47 :
Et alors quoi ?
Si leur projet ne convainc pas les investisseurs, elles n'ont pas rien.

Les féministes ne me soutireront pas mon argent !
a écrit le 23/10/2019 à 16:44 :
Comme pour les disparités de salaire, les contraintes du marché invalident cette affirmation mal étayée. Quelle entreprise refuserait d'engager, à compétences égales, une femme qui accepte d'être moins payée ? Quel investisseur refuserait de financer un projet sérieux et prometteur sur le seul critère du sexe ? Si de tels comportements existaient dans la réalité, ils conduiraient inéluctablement ces acteurs économiques à la disparition.
a écrit le 23/10/2019 à 10:21 :
La stat n'était pas 2% des femmes parviennent a faire des levées de fonds!!! alors je ne comprends pas trop les 30%!
a écrit le 23/10/2019 à 10:15 :
Visiblement on attend toujours de la discrimination positive envers les femmes!
a écrit le 23/10/2019 à 9:37 :
haha!
prise en flagrant deli tde sexisme et d'intolerance!
a titre perso elle n'a investi que dans 30% de boites tenues par des femmes!
pourquoi elle n'a pas investit 50%, histoire de faire de l'egalitarisme? voire 80% vu qu'elle est feministe!
he, le vent tourne, et on ne va pas trop tarder a se rendre compte des monceaux de conneries qui sont racontes sur le pseudo eglaitarisme dont finalement personne ne veut!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :