"Territoires d'industrie": le dispositif gouvernemental revu et corrigé par les élus locaux
César Armand
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Wolfgang Rattay
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Article publié le 12.05.2022 à 19h53, mis à jour le 13.05.2022 à 9h15 à la suite d'une réponse du ministère de l'Industrie
C'est un objet politique et économique hybride comme l'Administration et le gouvernement savent en produire. Un programme lancé quelques semaines après le début de la crise des "Gilets jaunes". Un dispositif né avant le début de la Covid-19, et qui continue de se déployer aujourd'hui: "Territoires d'industrie".
L'actuel maire du Havre avait ajouté:
A rebours de la loi de Modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (MAPTAM) en 2014 et la loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRé) en 2015 votés sous le quinquennat de François Hollande, cette initiative privilégie la "France périphérique" et non "la France urbaine". "Celle où justement s'expriment avec le plus de force, la colère et l'inquiétude", avait souligné le locataire de Matignon.
Trois ans et demi plus tard, l'Etat assure que les 146 "Territoires d'industrie" sont à l'origine de 1.800 projets à l'échelle de 543 intercommunalités (coopérations de commune, Ndlr). Sur le papier, le pilotage est décentralisé, les projets étant "gérés et animés" par les acteurs locaux - industriels, maires, présidents d'intercommunalité - et "pilotés" au niveau du conseil régional.
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