Après l'abandon d'Europacity, les élus exigent un nouveau projet pour le Val-d'Oise
César Armand

Photo d'illustration
Reuters
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Au lendemain de l'abandon d'Europacity, la décision présidentielle ne passe pas auprès des responsables politiques val-d'oisiens. Et ils tiennent à se faire entendre.
Dès que le chef de l'Etat a fait savoir, par voie de presse, que le projet était enterré, la présidente (LR) du conseil départemental du 95 a dénoncé le "cynisme de l'Etat", "une décision irresponsable" et "un couperet brutal et injuste".
Ce matin à Gonesse, en conférence de presse, le président de la communauté d'agglomération Roissy Pays de France, Patrick Renaud, a témoigné de son "amertume", tout en martelant sa volonté de "continuer à [se] battre pour développer [son] territoire en faveur de [ses] habitants".
Les élus du conseil régional d'Île-de-France s'en mêlent aussi. Dans la continuité de Valérie Pécresse qui réclamait, hier, "un plan d'urgence pour le Val-d'Oise", le vice-président (UDI) chargé de l'écologie, du développement durable reprend, aujourd'hui, cette expression à son compte.
De l'autre côté du spectre politique, le conseiller régional socialiste, Ali Soumaré, regrette un "triste jour pour la banlieue et les habitants". "Pas de projets alternatifs proposés, 0 euros mis sur la table par l'Etat, 3,5 milliards d'argent privé balayé d'un revers méprisant de main", cingle-t-il sur Twitter.
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Il n'empêche, dès hier, l'Elysée avait fait savoir, via l'AFP, qu'Emmanuel Macron avait confié à Francis Rol-Tanguy "la mission de travailler avec les élus à l'élaboration d'un nouveau projet". Fils du résistant éponyme, cet ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts est notamment connu pour avoir été nommé, en décembre 2012, délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim.
Une information confirmée par la ministre de la Transition écologique et solidaire à l'issue du Conseil de défense écologique : "Un autre avenir y est possible, en prenant davantage en compte les impératifs d'aménagement durable, mais également de création d'emplois et d'activité, et en tirant partie de sa localisation privilégiée au sein du grand Roissy. Nous voulons y travailler, avec les élus, avec le monde économique."
Dans la soirée, c'était au tour de la députée (LREM) de la circonscription concernée de tenir ce même discours sur les réseaux sociaux.
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Cela n'a pas pour autant fait retomber la colère d'Alliage & Territoires, la société porteuse du projet Europacity. Dans une déclaration transmise à la presse, la co-entreprise Ceetrus-Wanda qualifie en effet cette décision, à trois reprises, d'"incohérente".
César Armand