L'Autorité de la concurrence britannique, pire ennemie des Gafam ?
Guillaume Renouard, à Londres.
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Sarah Cardell, présidente de la CMA.
British Governement
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Sarah Cardell, présidente de la CMA.
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L'annonce a sonné comme un coup de tonnerre fin mai : la Competition and Market Authority (CMA) a opposé son veto au rachat d'Activision Blizzard par Microsoft, un super-deal à 69 milliards de dollars qui aurait constitué l'acquisition la plus importante de toute l'histoire de Microsoft, largement devant celle de LinkedIn, racheté en 2016 pour 26 milliards d'euros. Elle aurait fait du géant de l'informatique un mastodonte sur le marché naissant du cloud gaming, où Microsoft est déjà avantageusement positionné grâce à sa Xbox et où Activision Blizzard peut se targuer de licences très populaires comme Call of Duty.
La principale menace pour les géants technologiques américains n'émane aujourd'hui pas des couloirs de la Maison-Blanche, ni même des bureaux de la Commission européenne à Bruxelles, mais de Londres, où la CMA, le gendarme britannique de la concurrence, semble bien décidé à s'en prendre aux velléités expansionnistes des Gafam et à la menace que celles-ci font peser sur la concurrence.
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« Nous avons établi que Microsoft aurait intérêt à restreindre l'accès de ses concurrents aux principales licences du portfolio d'Activision Blizzard après la fusion, ce qui aurait substantiellement affaibli la compétition dans le cloud gaming », a déclaré Sarah Cardell, la directrice de la CMA, pour justifier la décision de son agence.
Guillaume Renouard, à Londres.