Un an de crise : qui sont les gagnants et les perdants en Bourse ?
Julia Blancheton
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>> Episode 3 : Un an de crise : face à l'hécatombe, les rares secteurs qui ont échappé à la destruction d'emplois
Alors qu'un Conseil de défense se tient ce mercredi pour trancher sur un reconfinement partiel ou total, la crise qui dure depuis un an a déjà fait de nombreux dégâts.
Parmi les victimes, l'aéronautique est en première ligne. Les compagnies aériennes du monde entier ont fait les frais de cette crise. Le transport aérien a en effet perdu en 2020 plus de 100 milliards de dollars, selon les chiffres de l'Association internationale du transport aérien (IATA) fin novembre contre 25,9 milliards de bénéfices en 2019. Du côté des constructeurs aussi les pertes sont colossales, et cela se répercute en Bourse. Le cours de l'action Airbus, par exemple, a été divisé par deux en à peine un mois, entre fin février et fin mars 2020, passant de 130 euros à 65 euros, et est même tombé à 49 euros le 3 avril, au pic de la première vague.
L'automobile a suivi le même chemin mortifère que l'aéronautique. L'impact de la crise devrait entraîner une chute de 25% des immatriculations de voitures neuves en 2020 en Europe, selon l'Automobile Club Association (ACA). En Bourse, l'action Renault a dévissé dès la mi-février 2020, atteignant 16 euros mi-mars contre 34,5 euros un mois plus tôt. Renault a toutefois retrouvé des couleurs depuis, l'action est remontée à son niveau d'avant-crise, notamment grâce à l'électrique qui a explosé de +150% en Europe en 2020.
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Mais l'industrie manufacturière n'est pas la seule victime de la crise, le tourisme mondial a encaissé un choc sans précédent, voyant les restaurants, les théâtres et les musées baisser leur rideau. Ce secteur qui représente 10,5% du PIB mondial, s'est arrêté d'un coup net. Résultat, le nombre de nuitées passées chaque mois dans les établissements d'hébergement touristique de l'Union européenne a été divisé par deux l'an dernier. En Bourse, l'action Accor - sixième groupe hôtelier mondial selon le classement 2021 du cabinet MKG Consulting - est encore plus de 12% en dessous de son niveau d'avant-crise, à 35 euros l'action contre 40 euros en janvier 2020.
Julia Blancheton
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