La mer monte, Caen suspend un gros projet d’écoquartier
Nathalie Jourdan
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Vue d'artiste de ce à quoi devait ressembler le futur écoquartier
Caen-la-mer
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Vue d'artiste de ce à quoi devait ressembler le futur écoquartier
Caen-la-mer
Un site bourré de charme et un programme ambitieux de reconquête urbaine... De prime abord, l'horizon semblait dégagé pour l'écoquartier dit du « Nouveau Bassin ». Au terme de dix ans d'études détaillées, il devait voir le jour sur la presqu'île de Caen à portée de vue de plusieurs équipements culturels et à un jet de pierre du centre-ville. Plus précisément, sur une friche portuaire de 40 hectares bordée au Nord par le canal de Caen à la mer et au sud par le fleuve côtier de l'Orne. Un petit coin de paradis en somme.
Jusqu'il y a quelques semaines, la communauté urbaine prévoyait d'y construire un ensemble de 2.500 logements aux meilleurs standards environnementaux et de 35.000 mètres carré de locaux d'activités : restaurants au bord de l'eau, commerces, petites entreprises.... Le tout desservi par le tramway, parcouru par plus de 4 kilomètres de voies cyclables, maillé par une cinquantaine de jardins ou d'ilots de fraicheur et protégé des vents par 18 kilomètres de haies bocagères. Bref, le type même de quartier où il fait bon vivre.
Confiant, l'exécutif de l'agglomération avait attribué, au printemps dernier, les premiers lots à bâtir à deux groupements -l'un emmené par le Normand Guérin Promotion, l'autre par Eiffage- en vue d'une pose de la première pierre en 2025 : l'année de la célébration du millénaire de la cité de Guillaume le Conquérant. C'était sans compter sur le changement climatique et les dernières prévisions du GIEC.
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, elles sont alarmantes. Suffisamment pour que Joël Bruneau, maire de Caen et président de la communauté urbaine, se résolve à tout stopper net, la mort dans l'âme, dans l'attente des conclusions de nouvelles études de simulation hydraulique. Lesquelles ne sont pas espérées avant au moins deux ans. « J'ai agi en responsabilité pour ne pas créer un défi supplémentaire pour les générations futures », explique l'édile.Nathalie Jourdan
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