Ces petites entreprises qui connaissent - moins - la crise

 |   |  664  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les faillites d'entreprises ont reculé en France au premier semestre 2011, mais les créations d'entreprises également, d'après Coface. Découvrez les quelques secteurs qui ont tiré leur épingle du jeu.

Au premier semestre 2011, il valait mieux travailler dans l'agriculture et la pêche, l'énergie ou encore la pharmacie. Ces secteurs ont en effet affiché soit plus de dynamisme, soit une meilleure santé que les autres. Le ralentissement du rythme des créations d'entreprises y est un peu moins fort et les défaillances d'entreprises moins nombreuses que dans d'autres branches, selon le bureau d'études de l?assureur-crédit Coface.

Plus de créations, moins de faillites dans l'agriculture et la pêche

Les entrepreneurs dans le secteur de l?agriculture et de la pêche semblent avoir été moins frileux que les autres. C?est en effet la seule branche d?activité où le nombre de créations d?entreprises augmente - de 7,7% - sur douze mois.  "Cette hausse sur un an s'explique par les aides publiques versées en 2010, notamment dans l'élevage", note Romain Boldi, responsable de l'Observatoire des entreprises chez Coface Services.

Dans ce secteur, la forme juridique la plus prisée est celle de l'entreprise individuelle, moins concernée par la procédure des défaillances. C'est pourquoi l'agriculture et la pêche enregistrent aussi moins de faillites d'entreprises que d'autres.

Services financiers, transports et métaux, moins touchés par le recul des créations d'entreprise

Par ailleurs, si tous les autres secteurs créent moins d'entreprises qu'il y a un an, les services financiers, les transports et les métaux sont moins touchées par cette tendance. Ces secteurs sont en effet moins concernés par le fort recul du nombre créations d'auto-entreprises, de l'ordre de 25%. Ces branches nécessitent  "de grosses structures et un capital élevé et donc plutôt un statut de société commerciale", détaille Romain Boldi.

Les services aux entreprises et aux particuliers, parmi les plus créateurs d?emploi, restent relativement dynamiques avec 12.000 nouvelles sociétés montées au premier semestre 2011. Toutefois, par rapport à la même période en 2010, le nombre de ces créations diminue d?environ 22%.

Les plus touchés, avec un recul des créations d?entreprises supérieur à 20%, sont les secteurs des produits minéraux et de la chimie, de l?informatique et de l'électronique ainsi que de l?énergie où ce recul atteint même les 37,7%. En 2010, le secteur de l'énergie, porté par le photovoltaïque, avait été patriculièrement propice au lancement de nouvelles sociétés, d'où le contraste avec le premier semestre 2011.

Faillites en baisse dans l'énergie et la pharmacie

Toujours dans le secteur de l'énergie les défaillances d'entreprises sont plus rares qu?ailleurs. C'est aussi le cas dans la pharmacie où le recul des faillites atteint même les  27,6%. "L'an dernier, c'était le pire secteur en terme de défaillances", souligne le responsable du pôle statistiques chez Coface.

A l'inverse, les plus en difficulté sont les entreprises des moyens de transport, de l'agroalimentaire et de la distribution qui connaissent une hausse du nombre des faillites proche des 10%. Les deux derniers en particulier subissent les effets d'une baisse de la consommation.

Globalement, le nombre de défaillances d?entreprises a reculé de 4% au premier semestre 2011 par rapport à la même période l?an passé. Une diminution du nombre des faillites sans précédent depuis 2006 a même été enregistré en juin, dixième mois consécutif de baisse. A noter tout de même : les niveaux d?avant la crise de 2009 ne sont pas encore retrouvés. Il n?y avait alors pas plus de 30.000 défaillances par semaine.

Dans le même temps, les créations d?entreprise reculent aussi, de près de 20%, selon le publié par le même organisme ce lundi. En tout, 319.396 entreprises ont été crées et 32.655 autres ont fait faillite. Les entreprises individuelles, la catégorie la plus active du tissu économique français avec 61% des créations, sont les plus durement touchées avec une chute de 25% du nombre de créations.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :