En 2006, Michel Pébereau (BNP Paribas) savait déjà pour la crise des subprimes

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(Crédits : BLOOMBERG NEWS)
Une enquête du mensuel "Au fait" consacrée à l’ancien influent patron de BNP Paribas Michel Pébereau révèle qu’il pressentait déjà en 2006 la crise des "subprimes" arriver aux États-Unis. Sans rien en dire, il avait alors évoqué la création d’un mécanisme de supervision bancaire européen pour protéger le système bancaire français… qui sera repris 6 ans plus tard.

En 2006, Michel Pébereau savait. Selon le mensuel "Au Fait", qui publie une enquête sur l'influence de l'ex patron de BNP Paribas, il était totalement conscient qu'une crise terrible couvait aux États-Unis. En décembre 2006, "le monde entier ou presque vit dans l'ignorance de la menace qui se précise outre-Atlantique. Lui, non", indique dans son enquête pour le mensuel la journaliste Florence Autret (correspondante de La Tribune à Bruxelles).
"Sans rien en dire" et en fin stratège qu'il est, le personnage le plus influent de la finance française durant deux décennies pense déjà au coup d'après. Fin 2006, il évoque devant un parterre de journalistes réunis à Bruxelles, principalement anglo-saxons, la nécessité de créer un système européen de supervision qui limiterait les dégâts pour le monde bancaire en cas de crash.

Michel Pébereau ne jouit pas de la même notoriété en Europe qu'en France

Son mécanisme prévoyait que la surveillance des banques soit "confiée à une autorité européenne et le financement de leur redressement - ou de leur fermeture - à un fonds paneuropéen", indique le mensuel. L'architecture "inspirée du système européen des banques centrales, est une révolution, un abandon de souveraineté majeur, comparable à celui entrainé par la création de l'euro", ajoute la journaliste. Mais ne jouissant pas de la même notoriété sur la scène européenne qu'en France, le banquier ne voit pas sa suggestion relayée.

En 2008, un proche du banquier est chargé de réformer la supervision financière

Ce n'est que partie remise. En 2008, la place de Paris, dont Michel Pébereau est le membre le plus influent, envoie un de ses proches à Bruxelles, l'ancien directeur général du FMI Jacques de la Rosière,  pour la représenter.
Au mois d'octobre de cette même année, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, en grande difficulté pour coordonner les opérations de sauvetage des banques, nomme Jacques de Larosière président d'un groupe de huit experts dont la mission est de réformer la supervision financière en Europe.
"Le rapport est bouclé en cinq mois. Un an après, trois autorités de surveillance continentale voient le jour, prémisses de l'union bancaire qui se mettra sur pied à partir de 2012", raconte la journaliste.

BNP Paribas n'est pas sortie totalement indemne de la crise des "subprimes"

Au final, même si le patron de la première banque française était un des rares à être conscient de ce qui allait se passer en 2007, il n'a pas pu empêcher BNP Paribas de subir la crise des "subprimes". A l'été 2007, la banque a ainsi suspendu durant une dizaine de jours les transactions sur trois de ses fonds d'investissements, qui contenaient des titres adossés à des portefeuilles de créances hypothécaires.
Mais ces soucis ne semblent avoir été qu'éphémères pour la banque : elle a en effet clôturé le troisième trimestre 2007 sur un bénéfice de 2 milliards d'euros, en hausse de 21%, tout en annonçant avoir subi un impact limité de la crise des "subprimes" à hauteur de 115 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2013 à 15:20 :
Pas malin. Tout le monde savait puisque des articles couvraient des pages de journaux (américains puis quelques français) tandis que des faillites plus petites que celle de Madoff ( mais de 5 milliards tout de même) par exemple avaient déjà eu lieu. Le raisonnement était alors de penser que le capitalisme produit "forcément" des gagnants et des perdants et que pour profiter des premiers, il faut savoir accepter les seconds. C'est beau. C'est de la prose américaine. Elle ne se cachait pas. La question n'est donc pas de "savoir" mais de "faire". Puisqu'il s'agit d'un effet de ruée vers l'or, la question est alors de convenir par stratégie de ce qu'il faut faire : vendre ou acheter la folie ? l'autre question est celle de la communication : Qui est chargé d'informer Monsieur Toulemonde ? les journalistes, pas mal aux ordres ? Le gouvernement ? Les banques lorsqu'elles vendent des produits ? (Je vous vend ça mais c'est pas bon !??) Et Monsieur Toulemonde, pourquoi ne s'informe-t-il pas ? Pourquoi croit-il que d'autres sont chargés de son bonheur ? Et puis cette autre réflexion : Les américains, plus réactifs et concernés que les français ont pourtant été pris aussi, la folie serait-elle collective ? Qui serait chargé alors d'aller contre le vent ? Les posts ont ainsi un rôle, comme celui que je rédige à cet instant : celui d'apporter des réponses mais aussi de questionner et d'alerter sur nos propres travers.
a écrit le 17/09/2013 à 10:23 :
Encore un qui veut nous faire croire qu'il était conscient de ce qu'il faisait... mais qui a fait payer le contribuable. Chapeau !
a écrit le 05/09/2013 à 18:21 :
"Si le peuple américain permet un jour aux banques privées de contrôler l?émission de la monnaie, d?abord par inflation, puis par déflation, les banques et les corporations qui croîtraient autour d?elles déposséderaient le peuple de toute propriété jusqu?à ce que leurs enfants se réveillent sans logis sur le continent que leurs pères ont conquis." (Thomas Jefferson).
Réponse de le 08/09/2013 à 10:44 :
@ Hum. ça l'est déjà. La FED est une banque privée.
a écrit le 05/09/2013 à 7:27 :
m Pebereau ne savait rien de particulier. Il savait que Clinton exigeait que les banques prête sans limite à des gens qui ne pouvaient rembourser : il ne fallait pas être très intelligent pour savoir que cela amenerait à une crise sans précédent.
et moi, je peux vous dire que la crise des subprimes est sans commune mesure avec celle qui se prépare et qui représentera trois fois le PIB mondial. C'est la crise des dettes des Etats. Mais cela est un autre problème. Je dis que si on ne bloque pas l'endettement des Etats, la catastrophe sera gigantesque, absolument gigantesque.
Réponse de le 05/09/2013 à 10:34 :
tout comme si on bloque trop vite la dette des états. Ce problème est très compliqué. Il faut le faire efficacement mais en douceur.
Réponse de le 05/09/2013 à 12:18 :
a bertrand , vous avez raison sur la fin de votre commentaire , la catastrophe viendra quand la croissance reviendra , les taux sont aujourd'hui très bas , vu le nombre de liquidités monétaires en circulation , avec le retour de la croissance cette masse va fondre et la reprise se confirmer cela va resserrer le crédit dans son ensemble mondial et donc les taux vont repartir a la hausse autant pour les particuliers que pour les états , les risques sont donc d'une reprise forte qui tuerait de facto l'économie , donc contrôler la crise sans la sortir trop vite et trop tôt pour faire le moins de casse possible en espérant diminuer un peu l'endettement , on joue sur quelques milliards d'intérêts chaque année , tous le savent , meme les USA , quand au sujet de la BNP , tous savaient ce qu'ils faisaient et le pire , ils y croyaient dur comme fer .. jusqu'à que le système s'emballe et la panique les as saisis d'effroi au secours l'état , au secours le contribuable .. comme en 29 mais avec une échelle plus haute et la descente fut rude et on a pas vu encore la fin de la chute .. mais que de degats que cela a engendré ..
Réponse de le 05/09/2013 à 13:01 :
c'est du pipo, les banques centrales prêteront aux Etats comme elles le font déjà aujourd'hui d'ailleurs. Il va juste il y avoir une bonne grosse inflation avec des taux à 4 / 5 % / an, maquillés en 2 / 3% / an car "on" y aura ôté les prix de l'immobilier, de l'énergie, bref de tout ce qui compte vraiment, et les victimes seront tous ceux dont le salaire ou la traite ne sera révisée ou bien pas du tout, ou bien au taux "officiel" de 2%.
Au fait: ça a déjà commencé. Ouvrez les yeux.
a écrit le 04/09/2013 à 22:51 :
Ha bon,
Mais alors ou sont les milliards récupérés et pourquoi la BNP a t elle eu besoin de l'aide de l'état ?
Réponse de le 05/09/2013 à 4:15 :
BNP n'a pas eu besoin de l'aide de l'etat. BNP comme les autres banques francaises a beneficie d'une ligne de tresorerie aupres de l'etat comme les autres banques au moment ou le marche interbancaire s'est fige notamment en raison du retrait des etablissements americains. Cette ligne de credit a ete remboursee avec interets substantiels et tres raidement des que le marche a repris un fonctionnement plus normal. Quant aux milliards recuperes, de quoi parlez-vous ? On ne peut pas recuperer ce qui n'a pas ete perdu.
Réponse de le 05/09/2013 à 6:48 :
Récupérer une partie des 18 000 milliards de dépréciation des bourses mondiales du krach d'octobre 2008.
Réponse de le 05/09/2013 à 6:56 :
J'oubliais, sachant que le président de la FED est un spécialiste de 1929, il était parfaitement prévisible une baisse des taux. En anticipant combien de milliards en plus ????
Réponse de le 05/09/2013 à 7:18 :
Il parle des 500 milliards de dettes supplémentaires à cause de la relance foireuse de Sarko. Et pourquoi Sarko s'est cru obligé de tenter une relance ? A cause de vos petits amis cupides les banquiers qui venaient de déclencher la plus grande crise depuis 29...
Réponse de le 05/09/2013 à 10:07 :
Ah bon ils sont pas chez vous les milliards de BNPP ??

Encore une buse...
a écrit le 04/09/2013 à 20:36 :
Et la DETTE énorme des étudiant US n'est-elle pas une bombe à retardement ? La fin
de l'euro ce sera lorsque la France sera en faillite
Réponse de le 04/09/2013 à 21:33 :
Dette des étudiants , encours carte bleue...C'est rien du tout à côté de ce qui est prêt à péter.
Réponse de le 04/09/2013 à 21:35 :
Et je ne parle pas de la situation de l'immobilier US , prêt , lui aussi à imploser.
Réponse de le 05/09/2013 à 10:36 :
nawak l'immobilier US a déjà pété et se relève juste. Faut arrêter de dire nawak c'est chiant.
Réponse de le 05/09/2013 à 13:04 :
la dette des étudiants US est juste une nouvelle technique de maintenir une main d'oeuvre servile à bon marché pour concurrencer le bas coût de la main d'oeuvre des pays en développement. Avec des prêts énormes à rembourser, les futurs employés US par encore diplômés accepteront n'importe quel contrat de travail à n'importe quelles conditions pour ne pas se retrouver en faillite et interdit bancaire.
a écrit le 04/09/2013 à 20:14 :
Oui les alertes était très nombreuses même avant 2006 !!! Nouriel Roubini, célèbre économistes « Dr Doom » prédit la crise dès 2005, il estime que les États Unis ne résoudront pas le problème, « Je pense qu?il y a une forte chance pour que nous tombions de la falaise », a-t-il en effet expliqué sur Bloomberg TV.
http://www.professeurforex.com/2012/12/actu-forex-%E2%80%93-etats-unis%C2%A0-leconomiste-qui-avait-prevu-la-crise-des-subprimes-estime-que-les-usa-ne-resoudront-pas-le-fiscal-cliff-a-temps/
Réponse de le 04/09/2013 à 21:29 :
Roubini ??? Avec lui c'est la catastrophe à venir permanente. Facile.
Réponse de le 04/09/2013 à 22:43 :
@ C'est cela oui...Vous n'aimez pas Roubini (Dr Doom) ? Alors consulter les '' reports '' de Marc Faber, ça vous changera un peu
Réponse de le 04/09/2013 à 23:06 :
@ Raymond56. Roubini , je n'aime pas trop sa chanson en boucle. Marc Faber , oui...il se défend , mais pas dans tous les compartiments de l'échiquier. C'est plus un investisseur qu'un théoricien.
a écrit le 04/09/2013 à 19:16 :
pébereau a pas été au crédit lyonnais?
Réponse de le 05/09/2013 à 3:57 :
Non, gardez vos fantasmes nauseabonds pour vous.
Réponse de le 05/09/2013 à 16:36 :
Pébereau, surtout pas Crédit Lyonnais,
mais Administrateur de Sciences Po sous Richard Descoings...
;((
a écrit le 04/09/2013 à 18:48 :
Aussi, les taux ont commencent leur mouvement de hausse ... alors la bulle immo ..
a écrit le 04/09/2013 à 18:38 :
''l'union bancaire qui se mettra sur pied à partir de 2012" ,compte tenu de la position allemande l'union bancaire est plutôt dans les limbes.Il faut dire qu'aller contrôler les banques,mettre les dettes en commun et toutes les autres joyeusetées qui vont avec,on peut comprendre la réticence de m'ame Angela qui a effectué un rétro-pédalage (pour cause d'élection certes).Mais bon là nous allons toucher le coeur du processus européen,ou sa passe ou sa casse.Pour rappel Latribune 26/06/2012 extrait Un système fédéral bancaire, à l'image de ce qui a été fait aux Etats-Unis dans les années 80« L'Europe doit mettre en place un système fédéral bancaire, à l'image de ce qui a été fait aux Etats-Unis dans les années 80 », explique une source officielle, pour qui le champ d'intervention de la supervision européenne doit être le plus large possible, c'est-à-dire concerner « les banques transfrontalières comme les banques régionales ». L'avantage d'un tel système est que « les Etats ne peuvent pas interférer », poursuit cette source.Autrement dit les états perdent définitivement le contrôle de leur économie.
a écrit le 04/09/2013 à 18:25 :
Michel Pébereau... est ce bien le même qui administrait Sciences Po avec son comparse JC Casanova dont les personnels ont demandé la démission suite aux révélations par la Cour des Comptes des scandales de "gabegie d'argent public et de nombreux dysfonctionnements" sous la direction du "feu très honoré Richard Descoings"? si c'est bien le même, ce monsieur Pébereau semble en effet savoir beaucoup de choses; et il n'aime pas trop en parler; peut-être en dehors de certains "milieux autorisés". peut-être, ou pas. Hum.
a écrit le 04/09/2013 à 18:09 :
Mr. Rajan's claim to fame is his prediction of the 2008 global financial crisis. In his paper titled Has Financial Development Made The World Riskier?, which he submitted in November 2005, Mr. Rajan (Raghuram G. Rajan - ex économiste en chef au FMI de septembre 2003 à janvier 2007. Il n'aime pas les lanceurs d'alerte au FMI) wrote: '' But perhaps the most important concern is whether banks will be able to provide liquidity to financial markets so that if the tail risk does materialize....'' The response to this paper was negative. Sauf votre respect, vous avez donc encore un wagon de retard M. Pébereau.
[http://www.kansascityfed.org/Publicat/sympos/2005/PDF/Rajan2005.pdf]
a écrit le 04/09/2013 à 17:42 :
Tout le monde savait et sait toujours que le système dérégulé au profit du capital depuis les années 80 ne peut tenir que par l'endettement des salariés appauvris ou par la prime de risque restituée via l'inflation : quand on refuse de payer les salaires et que l'on est strictement monétariste, un jour arrive le mur. Rien d'inattendu dans tout ça. Aujourd'hui, on essaie de faire payer ceux qui n'ont rien engrangé ou si peu (salariés, retraités, classes moyennes) : il est évident que c'est impossible et que ça coince. Le miracle de l'école de Chicago n'est que mirage?
Réponse de le 04/09/2013 à 18:09 :
discours politiquement orienté qui mélange tout. Et pourquoi l'international socialiste pendant que vous y etes ? Il ne s'agit pas de libéralisme (le terme capitalisme na pas de sens) mais d'agissements de certaines mafias politique et de certains banksters le tout en plus de la fin de l'étalonnage du papier monnaie à l'or, jamais remis en cause par aucun gouvernement depuis 1971, socialo compris.
Réponse de le 04/09/2013 à 18:09 :
Bravo , Zorro , il est rare de voir quelqu'un s'y connaître vraiment en Eco. L'école de Chicago et l'école économétrique version Krugman se sont bien plantées. Le problème , c'est que partout dans le monde on paye leurs dégâts.
Réponse de le 04/09/2013 à 18:59 :
@C'est cela oui. Vous devriez analyser les agissements du président de la Fed de l'époque: Alan Greenspan. D'ailleurs, hormis le fait d'avoir été un sacré pote de Milton Friedman (père de l'école de chicago et père du libéralisme par exellence), ce dernier fut entre-autre '' un fervent activiste '' en matière de dérégulation des marchés financiers, alors ne jouer pas la désinformation svp. Cultivez-vous ! (et Krugman ne s'est pas trompé, donc rien à voir avec lui)
Réponse de le 04/09/2013 à 19:56 :
Vous qui avez tout compris, qu'attendez-vous pour rejoindre l'administration Obama qui manque cruellement de génies ?
Réponse de le 04/09/2013 à 21:10 :
@ Raymond56. Désolé , mais Krugman est un représentant de l'école économétrique , responsable de l'apparition des produits dérivés et de toutes les techniques Quant qui ont provoqué les subprimes et la prôchaine catastrophe déjà toute prête. C'est à vous de non pas vous cultiver mais creuser davantage.
Réponse de le 04/09/2013 à 21:16 :
Pour Krugman , le simple fait d'être Néo-keynésien fait de toute façon de lui un mec qui s'est gravement planté. Je n'ajouterai pas le reste...eu égard à son âge...
Réponse de le 04/09/2013 à 21:37 :
Evidemment , Alan Greenspan n'a aucune excuse d'avoir laissé , voire encouragé le développement des dérivés. D'ailleurs , vous observerez que la titrisation repart de plus belle aux USA.
Réponse de le 04/09/2013 à 22:25 :
@C'est cela oui...Heureusement que le ridicule ne tue pas ! '' What we can say is that the final draft of financial reform had better include language that would prevent this kind of looting ? in particular, it should block the creation of '' synthetic C.D.O.'s,'' cocktails of credit default swaps that let investors take big bets on assets without actually owning them '' by Paul Krugman [http://www.nytimes.com/2010/04/19/opinion/19krugman.html?_r=0]. Concernant la financiarisation de nos économies, Joseph Stiglitz a mis en lumière les risques que faisait courir la spéculation déréglementée sur les marchés émergents. Puis, Keynes considérait de son côté l'auto-régulation des marchés comme un mythe qui ne s'obtiendrait que sur le long terme en utilisant la formule: '' À long terme, nous serons tous morts '' ?. Et si moi-même je n'arrive pas à observer l'évolution (mutation) de la titrisation qui repart de plus belle, alors je peux aujourd'hui changer de Job. Après les RMBS daubés, les ARS toxiques, la grande tricherie des CDS [...] les CMBS (pour ne citer qu'eux) deviennent un juteux marché.


Réponse de le 04/09/2013 à 22:38 :
@C'est cela oui...Pourquoi Alan Greenspan (qui a par ailleurs - avant sa présidence de la Fed - siégé au conseil d'administration de la banque JP Morgan, l'une des grandes usines à produits dérivés ) s'est entêté à laisser les taux bas '' aux prémisses '' de la crise du subprime ? Oui, il a refilé du fioul gratos en pleine dérégulation des marchés financiers et où ces derniers - rappelons le - faisaient fi des risques pourtant identifiés. Qui a dit que la finance était morale ?
Réponse de le 05/09/2013 à 9:27 :
Pour Krugman : Ce sera très simple : Concernant votre argument , le Monsieur arrive trop tard : " What we can say...without actually owning them ". Paul Krugman , New-York Times , 19/04/2010. Soit 4 ans après la crise.

Pour la titrisation :" Editorial criticizes New-York Sens Charles Schumer and Kirsten Gillibrand , along with four democratic senators for trying to delay crucial financial regulations on derivatives which are part of financial reform law passed in 2010 , contends they are going against cause of reform and are LOBBYING FOR DELAYS that will derail the law. " NYT.July 5 2013. Vous voyez , j'ai les infos avant qu'elles ne sortent. Comme vous le dites , heureusement que le ridicule ne tue pas.
Réponse de le 05/09/2013 à 9:56 :
Last but not least ...et je ne suis même pas un pro. Princeton , 1ère Année.
Réponse de le 05/09/2013 à 10:03 :
Pour Keynes et sa tirade psychotique et indigne d'un économiste " A long terme nous serons tous morts " ...il s'agit manifestement de l'un des premiers symptomes d'un Alzheimer précoce. Je lui préfère Gunnar Myrdal. Au fait , que serait Keynes sans...Myrdal ?
Réponse de le 05/09/2013 à 12:33 :
@C'est cela oui...Quand un mémo «secret» de 1997 devient une arme dans la bataille pour la présidence de la Fed ? Geithner y enjoint Larry Summers, alors secrétaire adjoint au Trésor de Bill Clinton, de se «mettre en contact» avec les PDG des grandes firmes financières américaines, «qui ont suivi avec attention les négociations de l'OMC sur les services financiers». Suit une liste de cinq contacts directs ?nom et numéro de téléphone? chez Citibank, Bank of America, Chase Manhattan, Goldman Sachs et Merrill Lynch (voir doc.officiel ci-joint) [http://www.slate.fr/economie/76758/crise-financiere-memo-geithner-summers]
Ce document à l?appui, Palast accuse le gouvernement américain de l'époque de s'être associé aux banques dans un lobbying en faveur du Financial Services Agreement, un accord de l?OMC permettant une ouverture internationale des marchés financiers, notamment en ce qui concerne les produits dérivés, que la crise de 2008-2009 a mis en lumière. A méditer.
Réponse de le 08/09/2013 à 10:31 :
Et pour clore la discussion , on observera que Krugman n'a pas su prédire la crise des subprimes. ( Wikipedia , dans le texte.).Quant à notre académique Monsieur Stiglitz , interrogé en 2004 sur la structure des engagements de Freddie Mac et Fannie Mae , il a dit qu'il n'y avait aucun problème à leur sujet.... Mhouhahaha... Je me marre...
Réponse de le 08/09/2013 à 10:50 :
Nous excuserons donc les Sieurs Krugman et Stiglitz d'avoir été in-con-pétAnts. Il est vrai que la modélisation financière , c'est un peu compliqué pour des gens qui étudient et analysent une économie à partir de faits coupés de la REALITE.
Réponse de le 09/09/2013 à 10:45 :
Le « Maestro » (Alan Greenspan - ancien membre du Bohemian Club - Très Grand Copain de Milton Friedman) [...] a cependant été mis en cause lors de la crise des subprimes pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire à la fin de son mandat, par une politique de taux d'intérêts très bas suivie d'un redressement important des taux directeurs, et pour avoir ignoré des mises en garde concernant le marché des subprimes émanant du conseil de la Réserve fédérale, notamment d'Edward Gramlich. Suite à la crise des subprimes, devant le Congrès le 23 octobre 2008, il reconnait publiquement avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d'organiser l'économie (Wikipedia, dans le texte) . Pour conclure.
Réponse de le 09/09/2013 à 10:56 :
Complément pour une appréciation comme elle se doit ! [http://www.spiegel.de/international/paul-krugman-a-subprime-catastrophe-foretold-a-513748.html] --- Faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008 (le bât qui blesse ? La sulfureuse transaction repo 105)
a écrit le 04/09/2013 à 17:29 :
En décembre 2006, "le monde entier ou presque vit dans l'ignorance de la menace qui se précise outre-Atlantique. Lui, non",
Ce n'est pas tout à fait exact ...

En 2006 et même avant, une certaine presse en France faisait état de cette menace, mais pas La Tribune, certes. L'hebdomadaire "Marianne" notamment a étayé à maintes reprise le risque en provenance des Etats Unis, comme elle avait annoncé bien avant 2000/2001 l'explosion de la bulle sur les nouvelles technologies. Mais à cette époque, les millieux financiers étaient trop occupés en engranger les bénéfices en se voilant la face ...
Réponse de le 04/09/2013 à 19:15 :
@ ce n'est pas tout..... Apprenez que les financiers ne se sont pas voilés la face, bien au contraire. Ont-ils remboursé leur bonus issus d'une '' gestion déloyale des affaires '' ? Non. Mis à par quelques lampistes de seconde zone, ont-ils du répondre personnellement de leurs actes ? Non. Ont-ils fait supporter les pertes, amendes et autres charges sur leurs actionnaires ou autres relations commerciales ? Oui. Ont-ils fait supporter le fruit de '' leurs délits '' sur les contribuables, en conséquences les Etats ? Oui. Alors voyez-vous, ils n'avaient pas à se voiler la face puisque les dés étaient joués d'avance. Pour ne pas dire pipés. Ils ont donc réussi le crime planétaire parfait. C'est bien '' le bas peuple '' qui s'est voilé la face et qui continue à le faire par idéologie et manque de connaissance. La clé de '' leur succès '' ? too big to fail - too big to prosecute - too big to jail !
a écrit le 04/09/2013 à 17:28 :
Les seuls savant de la crise des subprimes étaient les artisans de celle-ci ansi que Mr Buffet qui disait "Les armes de destruction massives ne sont pas en Irak, elles sont ici et s'appele les subprimes". C'est vraiment minable!
a écrit le 04/09/2013 à 17:26 :
Rien de surprenant ! Il n'était pas le seul au courant. Avant la crise, j'avais lu un article économique très bien documenté qui décrivait les grandes lignes d'une crise proche. J'ai décidé la stratégie de mes investissement en conséquence et j'ai gagné de l'argent pendant que d'autres en perdaient beaucoup. Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, cette crise a été orchestrée d'une main de maître, mais il y a eu un gros grain de sable dans l'implacable mécanique financière : le tsunami japonais de 2011 qui empêche une reprise rapide de l'activité économique mondiale, et qui fait perdre tout les gains réalisés grâce à la "crise". Il y a une justice...
a écrit le 04/09/2013 à 17:00 :
C'est cela , oui...C'est pour ça qu'il n'en a jamais parlé ??? Et moi , je savais aussi pour les numéros du loto de l'année dernière , hé , pingouin !!!
Réponse de le 04/09/2013 à 17:16 :
Mon prof d'économie à l'IAE de CAEN nous parlais en 6 du trop fort taux d'endettement des ménages américains et que c'était même un miracle que tout cela tienne encore.
Réponse de le 04/09/2013 à 17:46 :
C'est l'endettement des ménages ??? Ha bon , je croyais que c'était les CDS et les CDO... ??? On n'avait pas les mêmes professeurs , alors !!! Ni les mêmes effets de levier ??? Fac française...Je comprends tout !!!
Réponse de le 04/09/2013 à 18:28 :
@ "C'est cela oui @ Pingouin 2 "
vos profs vous ont donc pas appris que l'endettement des ménages était un bon engrais à CDS?... changez de prof et suivez les cours dans une fac française. "je comprends tout", ou presque.
Réponse de le 04/09/2013 à 21:28 :
L'endettement des ménages est une chose. Les CDS une autre. Il n'y a aucun lien mécanique entre les 2. Je vouis invite à prendre des cours REACTUALISES aux States.
Réponse de le 05/09/2013 à 7:06 :
Si les ménages n'avaient pas été surendettés, aucun CDS n'aurait fait défaut, et la baisse des prix de l'immo aurait été absorbée sans choc majeur.
Réponse de le 05/09/2013 à 9:35 :
Le niveau en économie de certains donneurs de leçon est déprimant.
C'est bien le surendettement des ménages qui a entrainé la chute des prix de l'immobilier donc les possibilité d'hypothèque très courante au US à cette époque donc la crise avec chute de l'immobilier, impossibilité de rembourser les emprunt ... à taux variables en plus. Les CDS et CDO n'ont fait que rajouter de l'opacité au système. C'est exactement comme des lasagne au b?uf avec du cheval dedans, à force plus personne ne sait ce qu'il y a dedans et donc plus personne n'en veut et si on en a on veut le refourger au plus vite qu'el qu'en soit le prix.
Réponse de le 05/09/2013 à 18:04 :
@ "c'est cela oui à Hum":
c'est surement pas Greenspan, Ben Bernanke ou les conseillers d'Obama qui vont me donner des cours d'économie. désolé.

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