En 2013, ils ont investi dans 370 start-up pour un montant de 41 millions d’euros, trois fois plus qu'en 2005. Du 24 au 28 novembre, la 9e édition de la Semaine des business angels, qui se déroule dans toute la France, verra les acteurs présenter leurs réseaux et expliquer le financement de projet tant aux créateurs d'entreprises qu'aux investisseurs en devenir.
De fait, sur les 370 start-up financées l'an dernier par des business angels (sur un total de 10.000 dossiers reçus par ces derniers), moins de la moitié (46%) sont basées en Ile-de-France, 17% ont leur siège social en Rhône-Alpes, 9% sont originaires des régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur, le solde se répartissant entre les Pays de la Loire (7%), le Nord et la Normandie (7%), la Bretagne (5%), le Limousin, le Centre et l'Auvergne (5%).C'est pourquoi la 9e édition de la Semaine des business angels, qui se déroulera du 24 au 28 novembre, sera tout sauf une manifestation parisiano-parisienne.
Une trentaine de conférences, portes ouvertes et autres événements se dérouleront dans l'Hexagone afin de familiariser les jeunes entrepreneurs et les investisseurs potentiels avec les business angels.
Le profil des business angels s'est rajeuni et féminisé
Car ceux-ci ne sont pas forcément ceux que l'on croit.
"Le profil des Business Angels a beaucoup évolué, ces dernières années. Nous assistons à une féminisation et à un rajeunissement de la profession, nombre de business angels étant aujourd'hui des entrepreneurs en activité, loin de l'image des "rentiers spéculatifs" que certains pouvaient avoir d'eux il y a encore cinq ans",
indique Tanguy de la Fouchardière. Si la communauté des business angels a rajeuni, c'est notamment grâce aux succès entrepreneuriaux qui se sont bâtis durant la première vague de l'Internet, celle des années 2000.
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7.000 à 8.000 business angels en France
Conséquence de l'arrivée de cette nouvelle génération, le nombre de business angels adhérant à France Angels a augmenté de 160% depuis 2005. "Les réseaux de France Angels comptent quelque 4.500 membres mais le nombre total de Business Angels en France est plutôt de l'ordre de 7.000 à 8.000", indique Tanguy de La Fouchardière. Un nombre dont la France n'a pas à rougir, affirme le vice-président de France Angels : "Le Royaume-Uni compte certes 50.000 business angels mais ce chiffre est trompeur car il inclut les personnes investissant via des fonds de financement de l'innovation. Corrigé de cela, le nombre de business angels en France est du même ordre qu'au Royaume-Uni ou en Allemagne."
En revanche, et bien que les business angels affirment être avant tout passionnés par l'aventure entrepreneuriale, "nous subissons encore des barrières fiscales d'un autre âge en France, où les business angels sont contraints de réinvestir leurs plus-values dans d'autres start-up, au risque, sinon, de les voir taxées à plus de 70%, alors que les business angels britanniques bénéficient d'une très bonne incitation fiscale", dénonce Tanguy de La Fouchardière. Un véritable enjeu pour le financement de l'innovation en France car les business angels interviennent au stade de l'amorçage, avant même la création de l'entreprise, un risque que bien des banques et des fonds de capital-risque ne sont pas disposés à prendre.