A Wall Street le S&P 500 dépasse les 3.000 points pour la première fois

Jerome Powell, le président de la Fed, a redonné espoir aux investisseurs tablant sur une hausse des taux d'intérêt.
Yuri Gripas

Jerome Powell, le président de la Fed, a redonné espoir aux investisseurs tablant sur une hausse des taux d'intérêt.
Yuri Gripas
Les records sont faits pour être battus. La Bourse américaine n'en finit pas de placer la barre plus haut. L'indice S&P 500, plus large que le célèbre Dow Jones, a franchi pour la première fois de son histoire le seuil des 3.000 points ce mercredi 10 juillet. Il s'adjugeait plus de 7% une trentaine de minutes après l'ouverture. Le Dow affichait un gain similaire, 26.972,42 points, le Nasdaq prenait même plus de 1% à 8.226,31 points, avant de réduire leur progression. Cet accès d'enthousiasme des investisseurs s'explique par les propos du président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, laissant entendre que la banque centrale américaine pourrait procéder à une baisse des taux d'intérêt.
L'opportunité d'une "politique monétaire un peu plus accommodante" avait déjà été évoqué dans le compte-rendu de la réunion de juin.
L'indice S&P 500 est retombé juste au-dessous des 3.000 points vers 17 heures de Paris. Il a gagné plus de 19% depuis le début de l'année, le Nasdaq plus de 23%.
Le président de la Fed juge que l'économie américaine "a raisonnablement performé au premier semestre 2019", soulignant qu'elle entre dans sa onzième année de ce cycle de croissance. L'inflation reste inférieure à l'objectif de 2%. Il fait valoir qu'il soutient fermement, lui et ses collègues de la Fed, "les objectifs d'un emploi maximum et de la stabilité des prix fixés par le Congrès pour la politique monétaire."
Pendant que les actions montent, le rendement des bons du Trésor a reculé sous les 2,06% après la publication de ce discours.
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Interrogé sur les critiques du président américain à son égard, Jerome Powell a déclaré qu'il ne démissionnerait pas si Donald Trump le lui demandait et qu'il resterait "jusqu'à la fin" de son mandat.