Arkéa : le projet de scission du Crédit Mutuel trop "flou" rejeté par le comité d'entreprise

Crédit Mutuel Bretagne Arkéa
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[Article mis à jour à 18h20]
L'avis défavorable rendu par le Comité central d'entreprise (CCE), ce jeudi 18 octobre, sur le projet de scission du Crédit Mutuel Arkéa n'est pas une immense surprise. Le divorce est consommé depuis des mois entre la direction, les élus du personnel et les syndicats. Un avis rendu dans le cadre du processus d'information consultation des instances représentatives du personnel de la banque régionale, qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central, et emploie près de 10.000 personnes.
Elles s'inquiètent pour l'emploi et observent qu'à ce jour "aucune étude n'a été menée concernant l'impact pour les salariés du groupe d'une rupture avec la CNCM, sur la perte de la marque ou d'une implantation de nouvelles fédérations sur les territoires aujourd'hui dévolus à Crédit Mutuel Arkéa".
Les syndicats déplorent par ailleurs la "dégradation du climat social" et les "dénigrements" qu'ils subissent au sein de l'entreprise.
La Confédération nationale du Crédit Mutuel, l'organe central de la banque mutualiste, qui est opposée à cette scission, s'est réjoui de cet avis défavorable.
Imperturbable, la direction d'Arkéa a dit "prendre acte" de cet avis :
Le groupe qui se fait désormais appeler Arkéa tout court assure avoir "des échanges réguliers avec les régulateurs en vue de finaliser le schéma technique" qui sera soumis au vote des caisses locales, prévu initialement avant la fin de l'année.
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Au printemps, les administrateurs des caisses locales avaient très largement approuvé (à 94%) le projet d'indépendance porté par la direction, le président Jean-Pierre Denis et le directeur général Ronan Le Moal.
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