Scor sauve son résultat 2021 grâce à sa transaction avec Covéa
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La quatrième réassureur mondial souhaite réduire la volatilité de ses résultats.
Christian Hartmann
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La quatrième réassureur mondial souhaite réduire la volatilité de ses résultats.
Christian Hartmann
Les résultats du groupe de réassurance en 2021 sont qualifiés de « solides dans un environnement très volatil », par Laurent Rousseau, directeur général de Scor, nommé en juillet dernier. Le résultat net annuel s'inscrit en hausse de 90%, à 456 millions d'euros mais il repose pour l'essentiel sur le résultat exceptionnel de 338 millions d'euros, tiré de la cession en juin à Covéa d'un portefeuille de réassurance-vie, pour un montant d'un milliard d'euros.
Pour Laurent Rousseau, c'est une démonstration de la capacité du groupe à « cristalliser » de la valeur mais, reconnaît-il, le groupe doit s'engager à maintenir sa rentabilité sous-jacente. « Nous avons bénéficié d'un élément exceptionnel mais nous devons nous assurer que la performance sous-jacente continue de s'améliorer », explique le dirigeant. A ce titre, le quatrième trimestre est plutôt prometteur avec un résultat net de 118 millions d'euros. Sa traditionnelle solidité financière, avec un ratio de solvabilité de 226% permet au groupe de proposer un dividende de 1,8 euro par action, soit un taux de distribution proche de 70%.
« Nous sommes dans une phase d'expansion de notre fond de commerce alors qu'il existe un besoin croissant de protection dans des conditions tarifaires qui ne cessent de s'améliorer », poursuit Laurent Rousseau. De fait, la croissance du chiffre d'affaires est quasiment revenue à 10%.
Le groupe commencera à dévoiler son nouveau plan stratégique en mars puis, dans sa globalité, en novembre prochain.
Mais déjà, l'exercice de 2021 permet de dresser quelques pistes. L'objectif est toujours de réduire la volatilité des résultats du groupe et de conforter la rentabilité des fonds propres, de 7% en 2021. La transaction avec Covéa a été un des éléments de cette stratégie.
À lire également
La réduction progressive de l'exposition du réassureur au risque catastrophes naturelles, confirmée lors de la campagne de renouvellement des contrats en janvier, est une autre piste : les engagements ont ainsi été réduit de 7% malgré un portefeuille qui se développe. Autre mouvement engagé l'an dernier, la réallocation du cash - 14% de l'actif à la mi-2021 - à des investissements, ce qui a réduit la partie cash à moins de 10% à la fin de l'année, ce qui est plus conforme au mix des principaux réassureurs. Le groupe compte enfin bien profiter d'un cycle particulièrement favorable dans l'assurance dommages.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
