Lloyds Banking Group lance la plus grosse augmentation de capital de l'histoire

Le groupe bancaire britannique va lever 13,5 milliards de livres, un record, via une augmentation de capital, dans le cadre d'une opération de recapitalisation de 22,5 milliards. La Banque d'Angleterre a révélé avoir apporté d'énormes prêts à Royal Bank of Scotland et HBOS, ensuite absorbée par Lloyds.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Sauvé par l'Etat britannique l'an dernier en pleine crise financière, Lloyds Banking Group a opté pour un plan de restructuration de son capital particulièrement ambitieux. Ce mardi, il en lance sa phase finale: une augmentation de capital record de 13,5 milliards de livres (15 milliards d'euros). Cette opération est la plus importante de ce type jamais lancée dans le monde.

Le groupe a fixé à 37 pence le prix d'émissions des actions nouvelles, soit une décote de 59,5% par rapport au cours de clôture du titre lundi. Par rapport au prix théorique hors droit, la décote est de "seulement" 38,6%, soit le bas de la fourchette (38 à 42%) avancée par le groupe au début du mois de novembre.

Les 36,5 milliards d'actions nouvelles représenteront 57,3% du capital du groupe, une fois l'opération finalisée. A cette augmentation de capital, s'ajoute un échange de dette contre du "contingent capital", des obligations appelées à être converties en actions ordinaires en cas de dégradation des ratios de solvabilité du groupe". Cette opération a permis au groupe de lever 8,5 milliards de livres.

Au final, c'est un plan de recapitalisation de 22,5 milliards de livres que met en œuvre le groupe britannique. Cela lui permet d'échapper au coûteux mécanisme de garantie des actifs à risques élaboré par le gouvernement. Actuellement actionnaire majoritaire de la banque, l'Etat va voir sa participation, et donc son influence, diluée par cette opération.

La Banque d'Angleterre (BoE) a également révélé ce mardi avoir secouru l'an dernier les banques britanniques RBS (Royal Bank of Scotland) et HBOS (Halifax Bank of Scotland, ensuite absorbée par Lloyds), en leur fournissant des prêts d'urgence qui ont culminé à 61,6 milliards de livres (68 milliards d'euros) à la mi-octobre, pour ne pas déstabiliser le secteur financier face à la crise. Ces prêts ont ensuite été remboursés. Mais l'Etat est ensuite monté au capital de RBS à hauteur de 70%  (en bientôt à 84%), et chez LBG à 43%.

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