Coup de chaud sur les Bourses européennes

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La Bourse de Paris a cloturé en hausse de 3,58%, soit sa plus forte hausse depuis le début de l'année 2013. Celle de Londres a pris 2%, tandis qu'à Madrid elle fini à +3,26%, au-dessus des 8.000 points.

Voilà une nouvelle a première vue mauvaise, qui se transforme en une bonne. Ce mardi, a été mise au grand jour la contraction de l'activité privée dans la zone euro en avril (indice PMI à 46,6), et ce au même rythme que le mois précédent. Le recul de l'activité manufacturière en Allemagne (l'indice PMI composite recule à 48,8) constitue également un signal inquiétant pour l'économie de la zone euro. Du coup, ces données ont relancé les perspectives d'une baisse de taux directeurs de la BCE, ce qu'espèrent les investisseurs. Et voici comment de mauvais indicateurs macro-économiques créent un regain d'optimisme sur les marchés.

Au vu des indicateurs publiés ce jour, les "Allemands (pourraient) être plus souples et plus prompts à accepter une baisse des taux de la Banque centrale européenne pour relancer leur propre économie", souligne Frédéric Rozier, gérant de portefeuilles chez Meeschaert Gestion Privée. De manière globale, un courtier a confié à l'AFP que "la faiblesse actuelle de l'économie mondiale plaide en faveur d'une politique d'assouplissement monétaire".

Conséquence: les Bourses européennes se portaient très bien ce 23 avril: celle de Paris termine en hausse de 3,58%, son record de l'année. Celle de Madrid clôture aussi en bonne forme à 3,26%, au-dessus des 8.000 points. De son côté, la Bourse de Londres a pris 2% et en Allemagne, le DAX a pris 2,41%. Les investisseurs se sont rués vers de nombreuses valeurs, et en particulier les bancaires. Ansi, le titre Société Générale gagne +7,06% à 26,76 euros, l'action BNP Paribas affiche +5,39% à 41,06 euros et celle du Crédit Agricole termine sur +6,83% 0 6,73 euros. Sur le marché des devises, l'euro est resté sous pression tandis que le dollar, dernière valeur refuge, remontait. En fin d'après-midi, la devise européenne s'échangeait autour de 1,3020 dollar.
 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 24/04/2013 à 8:50 :
La baisse des taux directeur serait prévu à 0,25%. Et la bourse augmente de plus de 3% (en 1 jour). Qu'on m'explique, surtout que cela ne rendra aucune entreprise plus compétitive, même à l'étranger (0,25%, soit rien par rapport à 0,75% actuellement). Parallèlement, les obligations rapporteront moins aux investisseurs en USD, donc le financement de la dette par les étrangers deviendra plus difficiles (à la marge). Et rien indique qu'il n'y aura pas de réponse des USA (le dollar peut baisser par d'autres façons). Même l'or augmente, alors qu'il devrait baisser (à moins qu'il est trop baissé). Pour résumé, les marché s'amusent tout seul, avec l'irrationalité comme devise première. Il ne manquerait plus que le fameux krach obligataire. Je remarque qu'il suffit que l'Allemagne soit un peu en difficulté et en campagne électorale, pour que ce qui devait être fait depuis plusieurs années (taux FED = taux BCE), devient soudainement possible. A moins qu'il n'est plus d'autres solutions et qu'on soit vraiment au bout du rouleau. Tout le monde va mal et cela semble une bonne nouvelle.
a écrit le 24/04/2013 à 8:03 :
Allez, donnons le hochet à gros bébé qui pleurniche.
a écrit le 23/04/2013 à 21:54 :
Quand on a de la fièvre, c'est bon signe pour la santé, ça veut dire qu'on va prendre des medicaments...
a écrit le 23/04/2013 à 20:58 :
La bourse est réellement un casino.
Réponse de le 23/04/2013 à 21:22 :
Si la bourse est un casino, qui joue le rôle du gérant et qui joue le rôle de la française des jeux?

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