Les banques grecques auront finalement besoin de 6,4 milliards d’euros

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Près d'un prêt sur trois n'est pas remboursé en Grèce. (Photo : Reuters)
Près d'un prêt sur trois n'est pas remboursé en Grèce. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
La Banque de Grèce estime que les établissements bancaires du pays devront trouver 6,382 milliards d'euros pour sortir de la crise. L'activité des banques subit de plein fouet la récession que traverse le pays depuis six ans.

Les estimations étaient optimistes. Les banques grecques, plombées par les créances douteuses, auront finalement besoin "de 6,4 milliards d'euros" pour procéder à leur recapitalisation, a annoncé jeudi la Banque de Grèce (BdG) en publiant les résultats des tests de résistance.

Ces besoins, qui s'élèvent précisément à 6,382 milliards d'euros, seront couverts par un appel au secteur privé en vue d'une augmentation de capital ainsi que par un recours aux capitaux non utilisés du Fonds hellénique de stabilité financière (FHSF), abondé par les créanciers de la Grèce, UE et FMI, précise la BdG dans un communiqué.

Près de trois milliards juste pour Eurobank

C'est pour Eurobank, qui fut la seule banque à ne pas trouver d'investisseurs privés lors de la première recapitalisation bouclée à l'été 2013, que les besoins seront les plus importants: 2,945 milliards d'euros. Suivent la Banque nationale de Grèce (BNG) à 2,183 milliards, la banque du Pirée à 425 millions et Alphabank à 262 millions.

Le total des besoins pour les deux autres petits établissements s'élève à 566 millions d'euros.

"La banque de Grèce a demandé officiellement aux banques de lui soumettre leur plan de recapitalisation d'ici mi-avril 2014 pour faire face à leurs besoins", précise le communiqué de la BdG.

Près d'un près sur trois non-remboursé

L'activité des banques grecques est fortement affectée par le taux élevé de prêts non remboursés, qui atteint 31,2% en 2013 contre 5,1% en 2008, en raison de la récession traversée par la Grèce depuis six ans.

Au total 50 milliards d'euros avaient été octroyés par les créanciers au FHSF dont plus de 40 milliards ont été utilisés lors la première opération de recapitalisation de 2013.

La Grèce, qui tente de retrouver la confiance des investisseurs, préfèrerait trouver sur les marchés les fonds nécessaires à cette seconde opération.

La calcul des besoins des banques a été basé sur le scénario d'une récession de 4,2 % du PIB en 2013 et d'une croissance à 0,6% en 2014, conformément au budget de l'État. La première estimation du PIB pour 2013 fait toutefois état d'une récession un peu moins prononcée à -3,6%.

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a écrit le 07/03/2014 à 17:14 :
prêt ne s'écrit pas près, de près comme de loin !!!
a écrit le 07/03/2014 à 15:32 :
Tout va bien, donc. Une banque qui n'a pas besoin d'argent, ce n'est pas une banque.
a écrit le 07/03/2014 à 15:02 :
... la BCE se sucrait un peu moins au passage sur le dos des Grecs (la Grèce a, jusqu'à présent, RAPPORTE à la BCE des sommes énormes), si les "Boches" payaient enfin leur "kolossale" dette de guerre de plus de 125 milliards d'euros et si les français vivaient un peu moins aux crochets des courageux Grecs (la Grèce RAPPORTE chaque année des dizaines de millions d'euros à une france qui parasite la Grèce), la Grèce et surtout lew Grecs se porteraient nettement mieux et n'auraient besoin d'aucune programme d'"aide" qui n'est que du racket étatisé organisé par des états-voyous, france et allemagne en tête comme d'habitude.
a écrit le 07/03/2014 à 13:25 :
J aimerais savoir combien de fric est parti vers les banques en Suisse depuis les aides
que ce pays a pu avoir tant de l'Europe ,que du FMI?
Réponse de le 07/03/2014 à 15:42 :
Ne vous en déplaise, et malgré la désinformation dont vous êtes une victime consentante, la fraude fiscale est moins répandue en Grèce (où plus de 75 % de la population est fiscalement prélevée à la sources des - modestes - revenus, contrairement à ce qui se fait en france) qu'en france où la fraude, la fainéantise, l'incompétence et les tricheries sont dans la "tradition" nationale.
Réponse de le 07/03/2014 à 16:06 :
Bcp moins de fric que par rapport à ce que les français fraudent, mon ami. Plus de 75 % des grecs sont victimes de prélèvements fiscaux à la source. pas vraiment le cas dans votre frnace "exemplaire", non ?
a écrit le 07/03/2014 à 10:04 :
Je le ai investi dans le immobilier de L Espagnol, mais le banque Greck encore too risky
Maybe le année prochaine ?
Warren
a écrit le 07/03/2014 à 5:12 :
Quand je dis que ce sont les grecs qui nous tiennent et non l'inverse, je suis souvent critiqué. Voilà une preuve de plus !
a écrit le 07/03/2014 à 0:36 :
Ils n'ont qu'à demander aux Ricains de venir foutre la merde pour avoir 35 milliards :-)
a écrit le 06/03/2014 à 20:15 :
Trop tard, les Ukrainiens viennent de passer devant avec 11 milliards d'euro (+ 2 milliards pour les arriérés)...
a écrit le 06/03/2014 à 19:50 :
Près d'un près sur trois non-remboursé
c'est à peu près ça l'orthographe...
Réponse de le 06/03/2014 à 20:04 :
Oui, ôter près ...

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