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JPMorgan affiche un bon début d'année grâce à l'envolée de la Bourse

latribune.fr

Publié le 12 avril 2024 à 12:40 - Mis à jour le 12 avril 2024 à 13:46

Jamie Dimon, patron de la banque cité dans le communiqué, explique cette contreperformance des NII par une « compression des marges sur les dépôts et (par) un solde des dépôts inférieur, en particulier dans la banque de détail ».

Jamie Dimon, patron de la banque cité dans le communiqué, explique cette contreperformance des NII par une « compression des marges sur les dépôts et (par) un solde des dépôts inférieur, en particulier dans la banque de détail ».

Reuters

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La première banque américaine a affiché un chiffre d'affaires et un bénéfice meilleur qu'attendu au premier trimestre, portés par ses activités dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement. Elle s'inquiète cependant de ses activités de banque de détail, pénalisées par l'inflation.

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé ce vendredi des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu par le marché. Sur les trois premiers mois de l'année, l'établissement a engrangé une hausse de 9% de son chiffre d'affaires à 41,93 milliards de dollars et enregistré un bond de 6% de son bénéfice net à 13,42 milliards, d'après un communiqué.

C'est mieux que le consensus des analystes qui tablaient, respectivement, sur 41,69 et 12,18 milliards de dollars. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels - référence pour les marchés -, le bénéfice net ressort à 4,44 dollars. Le consensus anticipait 4,25 dollars.

Le produit net bancaire est, quant à lui, ressorti à 25,8 milliards de dollars sur la période, un chiffre conforme aux attentes du marché. A noter : la banque, qui prévoit de relever son dividende du deuxième trimestre à 0,38 dollar par action, a ajouté que le ratio Tier 1 Bâle III était estimé à 8,9% à la fin du premier trimestre contre 8,4% à fin 2012.

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Le consommateur américain offre aux grandes banques américaines des résultats record

Les activités de banque de détail à la peine

Ces bons résultats viennent de la hausse des montants des commissions perçues dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement. La hausse des indices américains S&P 500 et Nasdaq, de respectivement 27% et 15% sur un an, a dopé ses revenus liés à ses activités dans la finance de marché. « Les perspectives de bénéfices du secteur s'améliorent à mesure que l'activité des marchés de capitaux reprend et que la pression sur les marges s'atténue », affirme Ben Laidler, analyste de marché chez le courtier eToro, dans une note.

Malgré tout, dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action JPMorgan reculait de 0,02%. Et pour cause, cette publication montre une situation contrastée entre la gestion d'actifs et la banque d'investissements dont les commissions ont augmenté, et les revenus nets d'intérêts (NII) qui ont reculé de 4%. Les NII sont la différence entre les intérêts perçus sur les prêts consentis aux clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers. Jamie Dimon, patron de la banque cité dans le communiqué, explique cette contreperformance des NII par une « compression des marges sur les dépôts et (par) un solde des dépôts inférieur, en particulier dans la banque de détail ».

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Un an après la crise, les banques européennes se portent au mieux

« Les bénéfices des grandes banques américaines sont estimés en baisse de 20 %, tirés par les banques régionales. Cette baisse s'explique par la faiblesse de l'activité sur les marchés financiers, la compression des marges due au fait que les taux de dépôt rattrapent les taux de prêt, et l'augmentation des provisions pour prêts à titre de précaution », analyse de son côté Ben Laidler. « Mais les marchés anticipent déjà un redressement des marges d'intérêt nettes et une amélioration de l'activité sur les marchés des capitaux, ce qui se traduira par une surperformance des actions bancaires cette année », ajoute ce dernier.

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Jamie Dimon « en alerte » sur l'économie mondiale en 2024

Jamie Dimon, considéré comme l'un des plus puissants dirigeants au monde, a par ailleurs affirmé ce vendredi que « de nombreux indicateurs continu(aient) d'être favorables ». « Cependant, en regardant vers l'avenir, nous restons en alerte face à un nombre important de forces incertaines », a-t-il ajouté, citant notamment « un grand nombre de pressions inflationnistes persistantes, qui pourraient se poursuivre ». Jamie Dimon a également mentionné « un paysage mondial inquiétant - des guerres terribles et de la violence qui continuent à causer de la souffrance, et des tensions géopolitiques qui grossissent ».

Un point de vue ambivalent qui se rapproche de celui de la présidente du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, qui s'est félicitée ce vendredi de voir « l'économie mondiale (être) relativement plus solide » qu'espéré, en particulier « grâce à l'activité robuste aux Etats-Unis et dans plusieurs économies émergentes ». Cette dernière a tout de même mis en garde contre une solidité économique qui reste relative, puisqu'elle s'inscrit malgré tout dans une « décennie atone et décevante ». Afin de parvenir à relancer l'économie mondiale, il est nécessaire de mettre en place « les bonnes politiques », notamment en combattant « l'inflation et la dette, promouvant la transformation de l'économie pour accélérer la productivité, l'inclusion et la croissance durable », a affirmé Kristalina Georgieva.

(Avec AFP)

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