Les banques ont joué le jeu. En septembre 2022, elles s'étaient engagé, à la demande du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, à modérer la hausse de leurs tarifs en 2023 à 2%. Le contrat a été rempli, selon les chiffres de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), du moins sur la base des tarifs observés au 5 janvier 2023. « Malgré une remontée de l'inflation, les tarifs bancaires ont été largement contenus », résume, dans un communiqué le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), une instance de concertation entre banquiers, assureurs, courtiers et associations de consommateurs, dont dépend l'OTB.
Sur les 14 principaux services bancaires d'un panel de 100 établissements de crédit, 7 tarifs sont stables et 7 sont en baisse, comme les frais de tenue de compte dont le coût moyen pondéré s'établit à 20,23 euros par an.
La fusion des réseaux Société Générale et Crédit du Nord a également poussé la moyenne à la baisse, les tarifs Crédit du Nord étant généralement plus élevés que ceux pratiqués par Société Générale. L'autre évolution marquante, dont se félicite d'ailleurs, le CCSF, est le recul très significatif des tarifs des offres de services bancaires de base à destination des « clientèles fragiles », dont la définition peut d'ailleurs varier d'un réseau bancaire à l'autre.