Les tarifs bancaires repartent franchement à la hausse en 2024
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La hausse moyenne des frais de tenue de compte sera de 3 % en 2024.
Kai Pfaffenbach
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La hausse moyenne des frais de tenue de compte sera de 3 % en 2024.
Kai Pfaffenbach
À quel jeu se prêtent donc les banques ? La publication de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB) du Comité consultatif des services financiers (CCSF) est devenue un rendez-vous incontournable pour les associations de consommateurs (qui publient par ailleurs leurs propres baromètres) et les pouvoirs publics pour suivre les évolutions des prix des principaux services bancaires dans une centaine d'établissements. Historiquement, l'Observatoire pointe les changements de tarifs au 5 janvier dans un premier rapport, publié en février, puis édite un deuxième rapport en septembre, plus étoffé, sur la base de ces mêmes tarifs, mais pondérés en fonction de la taille de l'établissement.
Cette belle mécanique bien huilée est cependant en train de dérailler. Comme le souligne l'OTB dans son rapport 2024, seulement 60 établissements bancaires sur les 100 du panel ont publié cette année leurs nouveaux tarifs au 1er janvier. En creux, ce sont donc 40 établissements qui, pour une raison ou une autre, ont décidé de publier leurs nouveaux tarifs en février ou mars, c'est-à-dire après le pointage de l'OTB. Ainsi, Crédit Mutuel Alliance Fédérale a reporté ses nouveaux tarifs au 1er mars, et Société Générale publie ses nouveaux barèmes le 1er février. Une banque populaire a même eu l'idée de publier ses nouveaux tarifs... le 12 janvier !
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Ce n'est pas neutre. Surtout lorsque les tarifs ont plutôt tendance à augmenter plus fortement, après deux années de « modération ». Car, mécaniquement, l'OTB ne peut que constater chez 40 établissements, essentiellement des établissements mutualistes, des tarifs inchangés. Résultat : cela affaiblit la hausse réelle des tarifs. Ainsi, la hausse de 3 % des frais de tenue de compte relevée dans le dernier rapport de l'OTB est sans doute en réalité plus importante, sans compter l'effet de la pondération à venir dans le prochain rapport de septembre.
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