Ukraine: les banques provisionnent 5 milliards d'euros, les françaises restent solides
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La facture est salée pour le secteur bancaire européen. D'après un décompte relevé par le site internet des Echos, la guerre en Ukraine aurait déjà coûté la bagatelle de cinq milliards d'euros au secteur, notamment sous forme de provisions et d'éléments exceptionnels. D'après ce décompte "provisoire", précise le journal économique, l'essentiel de ces pertes provient de contreparties russes dont l'économie est sous le coup de sanctions occidentales.
Ce sont les banques italiennes Unicrédit et Intesa Sanpaolo qui ont été les plus exposées puisqu'elles ont chacune passé des provisions respectives de 1,3 milliard et 801 millions d'euros. Elles sont suivies par le néerlandais ING (834 millions d'euros).
Côté français, c'est Crédit Agricole qui est le plus impacté avec une provision de 604 millions d'euros, suivi de BNP Paribas (433 millions d'euros). Société Générale déplore une provision de 354 millions d'euros, mais ce chiffre ne prend pas en compte la perte de 3,1 milliards d'euros occasionnée par la vente imminente de sa filiale russe Rosbank.
Pour les banques européennes, les provisions engagées pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine et des sanctions occidentales contre Moscou, s'inscrivent dans un contexte compliqué: remontée des taux d'intérêt, tensions inflationnistes, croissance moins forte que prévue...
Pour les analystes, les banques françaises sont néanmoins tout à fait capables de résister à une nouvelle crise grâce aux provisions cumulées au plus fort de la crise du coronavirus, c'est-à-dire en 2020. «Les banques françaises sont solides. Elles sont bien capitalisées, ont des liquidités et peuvent absorber les chocs», assure Éric Dor, directeur des études économiques à l'Iéseg, School of Management, cité par Le Figaro.
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Les marchés restent toutefois en défiance. Depuis le début de l'année, les valeurs bancaires sont en chute libre. Société Générale a fondu d'un quart de sa capitalisation, Crédit Agricole de 20% et BNP Paribas de 16%.
Pourtant, l'exercice trimestriel a été meilleur que prévu. BNP Paribas a annoncé un bénéfice net de 2,1 milliards d'euros (+19,2%), tandis que Société Générale engrangeait 842 millions d'euros de profits (+3%).
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En outre, la banque au logo noir et rouge peut s'appuyer sur les performances de sa filiale ALD (cotée en Bourse) qui a publié une hausse de 64% de son bénéfice net. Les bonnes performances de sa filiale dédiée au leasing automobile sont de bon augure avant sa fusion avec le groupe néerlandais LeasePlan dont le rachat est en cours de finalisation et qui devrait faire de la nouvelle entité le numéro un mondial du secteur.
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