Crédit Agricole : gain d'un milliard d'euros lié à la vente de la banque grecque Emporiki

Photo d'illustration
© 2010 Thomson Reuters

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La funeste aventure grecque du Crédit Agricole se termine plutôt bien. L'entité cotée en Bourse, Crédit Agricole S.A., a annoncé ce vendredi 8 novembre que le Conseil d'Etat avait rendu une décision "reconnaissant la déductibilité d'une charge supportée par Crédit Agricole S.A. en 2012 à l'occasion de la cession de la banque grecque Emporiki". Le fisc avait refusé qu'elle déduise la moins-value réalisée lors de vente de la filiale pour un euro à Alpha Bank.
La somme lui avait déjà été remboursée par les services fiscaux en juin 2018 à la suite de cette décision. Désormais "définitivement acquise", elle va faire l'objet d'une reprise de provision dans les comptes du quatrième trimestre que seront "positivement impacté[s]" à hauteur de 1,038 milliard d'euros.
Cette somme va être consacrée à un projet évoqué il y a quelques mois, celui de déboucler au moins partiellement le mécanisme de garanties existant entre les caisses régionales et l'entité cotée, précisément depuis les déboires rencontrés avec Emporiki. Par ce mécanisme, appelé Switch, les caisses s'engagent à supporter, pour le compte de Crédit Agricole S.A., les exigences prudentielles liées à la mise en équivalence de certaines participations détenues par celle-ci, contre rémunération (300 millions d'euros par an). L'opération, menée en plusieurs phases, va améliorer les résultats de CASA.
En revanche son ratio de solvabilité (Common equity tier 1), qui comprend 1,2% apporté par les caisses, va baisser, mais de façon moins durable.