Fintech : Apple veut transformer ses iPhone en terminaux de paiement
Juliette Raynal
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Apple a mis la main sur la start-up canadienne Mobeewave, dont la technologie permet de transformer un iPhone en terminal de paiement, rapporte Bloomberg citant des sources proches du dossier. Selon l'agence de presse, le montant de l'opération s'élèverait à 100 millions de dollars alors que Mobeewave n'emploie qu'une douzaine de salariés.
La technologie de cette entreprise, née à Montréal en 2011, permet à des clients de régler leurs achats en posant simplement leur carte de paiement ou leur téléphone sur un autre smartphone. Le système fonctionne uniquement grâce à une couche logicielle (qui prend la forme d'une application mobile à installer sur son smartphone) et ne nécessite pas d'accessoires matériels supplémentaires (comme des câbles ou un dongle), hormis une puce NFC intégrée aux iPhones d'Apple depuis 2014.
Contactée par Bloomberg, la marque à la pomme n'a pas souhaité faire de commentaire particulier sur cette acquisition. Ce n'est pas sa première incursion dans le domaine des paiements. En 2014, Apple a lancé la fonctionnalité Apple Pay. Elle permet, entre autres, à un utilisateur d'iPhone de payer en sans contact dans les magasins sans plafond, alors qu'en France, par exemple, les paiements sans contact par carte bancaire sont plafonnés à 50 euros depuis le 11 mai dernier.
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Aujourd'hui, la fonctionnalité Apple Pay est proposée aux clients de la plupart des grandes banques tricolores, après que ces dernières (notamment Crédit Agricole et Crédit Mutuel) s'y soient opposées pendant un certain temps en raison de la commission, dont le montant reste confidentiel, prélevée à chaque transaction par Apple. A l'échelle mondiale, Apple Pay représenterait déjà 5% des transactions par carte et serait en passe de traiter un paiement sur 10 à l'horizon 2025, selon les données compilées par le cabinet de recherche Bernstein. Au printemps 2019, la société californienne a également lancé sa carte de paiement, l'Apple Card, en partenariat avec Goldman Sachs et Mastercard.
Juliette Raynal
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