Quand les patrons allemands volent au secours des agences de notation
latribune.fr avec Reuters
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"L'analyse du marché de la notation des entreprises montre qu'il fonctionne bien, du point de vue des investisseurs comme des émetteurs", selon le texte signé par la fédération allemande de l'industrie (BDI), l'association allemande des trésoriers d'entreprise (VDT) et la fédération allemande des sociétés par actions, le Deutsches Aktiensintitut (DAI).
Les fédérations reprochent surtout à la Commission de vouloir "forfaitiser" ses griefs envers les agences de notation, alors que contrairement à la notation des Etats de la zone euro, la notation des obligations d'entreprises ne fait pas vraiment débat.
Une régulation intensifiée pourrait "affecter l'efficacité" du marché de la notation et ainsi "faire plus de mal que de bien à l'économie", poursuit le texte qui démonte point par point le plan de la Commission européenne, présenté en novembre dernier.
Selon les fédérations allemandes, l'obligation pour les entreprises de changer régulièrement d'agence risque d'engendrer une perte de qualité de la notation, et, la Commission prévoyant aussi une double notation pour les produits financiers complexes, une hausse des coûts.
Rendre publiques toutes les données transmises aux agences pourrait inciter les entreprises à leur livrer moins d'informations, et le principe d'une responsabilité civile pourrait conduire les agences à noter trop prudemment, augmentant ainsi le coût de financement des entreprises, même celles en bonne santé, toujours selon les fédérations.
"La Commission européenne devrait accepter le fait que (...) Standard & Poor's, Moody's et Fitch ont précisément une position dominante parce qu'elles ont fourni des évaluations de solvabilité correctes durant des années, du moins concernant les obligations d'entreprises", conclut leur texte.
Ces trois agences accaparent 90% du marché mondial de la notation financière.
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