Surpervision Bancaire : la France est optimiste

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Le président de la République française et son Premier ministre. Copyright Reuters
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Alors qu'en Allemagne des résistances se font sentir face à la perspective de la création en 2013 d'une union bancaire, la France se dit optimiste.

La France est "plutôt optimiste" quant à la mise en place d'une supervision bancaire de l'ensemble des banques de la zone euro, en dépit des réserves de l'Allemange, a-t-on indiqué mardi à Matignon.

La Commission européenne a récemment proposé d'accorder à la Banque centrale européenne (BCE) la responsabilité de surveiller les quelque 6.000 banques de la zone euro.  L'instauration d'une supervision commune avait été définie comme la condition pour que le futur fonds de sauvetage permanent de l'Union monétaire, le MES, puisse prêter directement aux banques, sans passer par les Etats. Un dispositif très attendu par l'Espagne qui craint que sa dette n'explose sous le poids de la recapitalisation de son secteur bancaire en difficulté, mais qui se heurte notamment à l'Allemagne.

L'Allemagne est réticente, la France y est favorable

Mais en Allemagne, le gouvernement s'oppose à ce que le superviseur unique contrôle toutes les banques de la zone euro jugeant que ce serait inefficace en particulier pour les plus petites. Berlin craint aussi de devoir contribuer au renflouement éventuel des canards boiteux dans d'autres pays.

En revanche, "c'est plutôt en bonne voie", a-t-on toutefois assuré dans l'entourage du Premier ministre français, qui rencontre mardi après-midi à Bruxelles le président de la Commission, José Manuel Barroso, pour une "première prise de contact". Selon les services du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, "il y a un engagement très clair des chefs d'Etat et de gouvernement" sur ce sujet, qui est "très touffu".

"Notre demande est que ça s'applique à toutes les banques de la zone euro, c'est un point sur lequel les discussions sont en cours", a-t-on ajouté de même source, relevant qu'il est "difficile d'établir une liste des banques qui présentent un risque systémique".

"Sur la supervision, on est plutôt optimiste", a-t-on résumé dans l'entourage de Jean-Marc Ayrault. Celui-ci devrait aussi aborder avec José Manuel Barroso les récentes déclarations du président de la Commission qui estime que l'Union européenne évolue vers une fédération d'Etats-nations. "La France est favorable à plus d'intégration solidaire", a-t-on expliqué à Matignon ajoutant que "la France est ouverte et consciente du fait que plus de solidarité au sein de la zone euro appelle plus d'intégration".

 


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