Macron et Scholz veulent un « produit d’épargne européen » pour stimuler la croissance
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Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont plaidé mardi pour mettre en place un produit d'épargne européen.
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Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont plaidé mardi pour mettre en place un produit d'épargne européen.
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Si la France et l'Allemagne ont des divergences sur le traitement du dossier ukrainien, les deux pays se retrouvent quand il s'agit d'évoquer la croissance européenne. La France et l'Allemagne souhaitent la création d'un « produit d'épargne européen » afin de mobiliser les capitaux privés au service de la croissance, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron. Une idée déjà évoquée en février dernier par le ministre des Finances Bruno Le Maire.
A moins de deux semaines des élections européennes qui se dérouleront le 9 juin, Olaf Scholz et Emmanuel Macron ont donc discuté mardi soir, à Meseberg, près de Berlin, d'une feuille de route franco-allemande pour stimuler la compétitivité de l'Union européenne face à la concurrence de la Chine et des Etats-Unis.
Si les deux dirigeants ont décidé d'accélérer sur ce sujet, c'est que l'Union européenne souffre de la fragmentation de ses marchés des capitaux, morcelés entre les différents pays membres. Depuis des années, elle discute de propositions pour bénéficier d'effets d'échelle comparables au marché américain. Mais ces débats achoppent sur des intérêts divergents au sein des Vingt-Sept.
Macron et Scholz souhaitent obtenir des avancées décisives sur l'Union des marchés de capitaux (UMC), un « supermarché du financement » qui peine à voir le jour depuis des années au sein de l'UE. Même si Paris et Berlin n'étaient jusqu'ici pas d'accord sur toutes les modalités de ce projet.
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Europe : l'union des marchés des capitaux et la création de produits d'épargne européens
Fin avril, à l'occasion de son discours à la Sorbonne, le chef de l'Etat avait déjà appelé à une mobilisation rapide des européens sur l'investissement privé. « Il faut se donner 12 mois, pas plus pour créer cette union (des marchés des capitaux) afin de pouvoir faire circuler le capital », avait indiqué Emmanuel Macron, désireux de « remettre de la culture du risque dans notre épargne ».
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« Soit dans les douze mois on arrive à bâtir un système avec supervision unique, règles communes de faillites et des éléments de convergence de fiscalité (...), soit comme certains le proposent, il faut peut-être concevoir un système, comme on l'a fait sur la concurrence (...), qui permet d'avoir de l'union et de créer en tous cas de la circulation », a affirmé le président à la Sorbonne. « Je ne veux pas préempter la solution technique », a-t-il poursuivi, en référence aux différents scénarios sur la table.
Dans un rapport présenté ce printemps à Bruxelles pour dresser les lignes d'une véritable stratégie européenne face aux Etats-Unis ou la Chine, l'ancien Premier ministre italien Enrico Letta s'est aussi prononcé clairement en faveur de cette union des capitaux pour mieux drainer l'abondante épargne européenne vers l'investissement productif européen, et surtout, vers le financement de la transition énergétique. Parmi les pistes évoquées, le développement de la titrisation, une meilleure harmonisation réglementaire et la création d'un produit d'épargne de long terme.
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En janvier, l'ex-gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait été mandaté par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, pour formuler des propositions concrètes pour relancer l'Union des marchés de capitaux (UMC) en Europe. Dans son rapport, l'expert développe quatre mesures fortes : la première mesure concerne les produits d'épargne. Il s'agit de réallouer une plus grande partie des 35.000 milliards d'euros d'épargne financière des ménages européens vers les actions ou assimilées. La deuxième idée est de relancer la titrisation (cession d'une créance sur le marché), un marché en berne Europe depuis la crise des subprimes de 2007. La troisième série de mesures a trait à la supervision européenne des marchés, un terrain sur lequel de nombreux débats ont achoppé ces dernières années. Christian Noyer plaide pour une réforme de la gouvernance de l'Esma - autorité européenne des marchés - afin de la rendre plus opérationnelle. Enfin, le dernier point vise à l'amélioration des infrastructures de marché.
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