Les contours du futur géant financier public se précisent

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CNP Assurances, qui compte dans ses actionnaires de référence BPCE et La Banque Postale, se trouve au coeur du futur géant financier public.
CNP Assurances, qui compte dans ses actionnaires de référence BPCE et La Banque Postale, se trouve au coeur du futur géant financier public. (Crédits : CNP)
Début janvier 2020, CNP Assurances passera sous contrôle direct de La Banque Postale, dans le cadre de la création du futur pôle financier public. La prochaine étape est le rapprochement des filiales de gestion d'actifs de BPCE et de La Banque Postale. L'entité commune pèsera environ 435 milliards d'euros d'encours sous gestion.

Le groupe mutualiste BPCE, son entité cotée Natixis, CNP Assurances et La Banque Postale ont annoncé jeudi 19 janvier avoir défini les nouveaux contours de leur collaboration au sein du futur pôle financier public, dont la naissance est prévue pour 2020.

Ces groupes, liés les uns aux autres par des partenariats commerciaux et des liens capitalistiques, seront les piliers du nouveau géant financier public, qui sera chapeauté par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Au centre de ce puzzle, le groupe coté CNP Assurances, qui compte dans ses actionnaires de référence BPCE et La Banque Postale. Or au début janvier 2020, l'assureur -parmi les premiers dans l'assurance de personnes- doit passer sous contrôle direct de La Banque Postale, filiale bancaire de La Poste.

"BPCE et La Banque Postale ont conclu un nouvel accord en leur qualité d'actionnaires de CNP Assurances (détenant respectivement 16,11% et 62,13% du capital), qui sera en vigueur jusqu'à fin 2030", annoncent les groupes dans un communiqué conjoint. En outre, BPCE et CNP Assurances confirment la prorogation de leurs accords commerciaux dans les activités d'assurance emprunteur à fin décembre 2030 contre fin décembre 2022.

Quelque 435 milliards d'euros sous gestion

La principale opération est le prochain rapprochement, au cours du second semestre 2020, des filiales de gestion d'actifs de BPCE et de La Banque Postale, respectivement Ostrum AM et La Banque Postale AM, dans les activités de gestion de taux euros et crédit ainsi que dans la gestion assurantielle.

A la clé de cette union, quelque 435 milliards d'euros d'encours sous gestion regroupés dans une entité commune détenue à 55% par Natixis, au travers de sa filiale Natixis Investment Managers, et à 45% par La Banque Postale. Le directeur général actuel d'Ostrum AM dirigera l'entité commune, la dirigeante de La Banque Postale AM Emmanuelle Mourey en assurant la direction générale déléguée.

Ces annonces interviennent alors que le conseil d'administration de La Poste a annoncé jeudi vouloir renouveler sa composition. L'Elysée avait fait part plus tôt de son intention de reconduire Philippe Wahl, PDG de La Poste depuis 2013, à son poste afin de mener à bien la constitution du futur pôle financier public.

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Commentaires
a écrit le 20/12/2019 à 18:48 :
Ces entités financiers anticipent la modernité devant nous ( suppression des chèques , courriers ...)
La fusion des trois contre les autres concurrents dans le secteur
Les années à venir s’annoncent rude pour ce secteur...
a écrit le 20/12/2019 à 13:35 :
Le sauvetage de nanars comme la banque postale en la noyant dans une masse de 435 milliards ne fera que détruire les entités qui gagnaient de l'argent, sans compter les mauvaises pratiques, une gestion du risque hasardeuse, la perte des cadres compétent, les dirigeants par connivence. Mais cela prendra du temps, suffisamment pour les carrières politiques sans doute, n'est-ce pas l'essentiel de ce jeu de trafic d'influence financier.
a écrit le 20/12/2019 à 11:34 :
Voilà donc une situation monopolistique de l'état.

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