One Planet Summit : Paris veut mettre la finance au service du climat

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La finance publique et privée au service de l’action climat est le thème du One Planet Summit organisé mardi à l'initiative du président Emmanuel Macron.
"La finance publique et privée au service de l’action climat" est le thème du One Planet Summit organisé mardi à l'initiative du président Emmanuel Macron. (Crédits : DR)
Deux ans après la COP21, la situation demeure alarmante. Seule une réorientation des flux financiers permettrait d'espérer la rétablir. Ce sera l'enjeu du « One Planet Summit »* organisé le 12 décembre à l'initiative d'Emmanuel Macron, qui permettra aussi à la place de Paris de faire valoir ses atouts dans la finance verte.

Tout un symbole. Le One Planet Summit* organisé à l'initiative d'Emmanuel Macron le 12 décembre à Paris s'ouvrira deux ans jour pour jour après que le petit marteau vert de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères et président de la COP21, s'est abattu dans une salle comble du Bourget. À l'issue de treize jours et trois nuits de négociations, l'accord de Paris était adopté par 195 pays, s'engageant à tout mettre en œuvre pour limiter à 2° C la hausse de la température moyenne à la surface du globe par rapport à l'ère préindustrielle. Outre l'habileté de la diplomatie climatique française, saluée de toutes parts, l'issue de cette Conférence climat doit beaucoup à l'administration Obama et à son alliance, en forme d'émulation, avec la Chine de Xi Jinping.

Moins d'un an plus tard, le 4 novembre 2016 précisément, l'accord de Paris entrait en vigueur grâce à la ratification de plus de 55 pays représentant plus de 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Quelques jours après, la nouvelle de l'élection de Donald Trump créait un électrochoc auprès des participants à la COP22 à Marrakech. Les craintes suscitées par l'accession au pouvoir de ce climato-sceptique notoire se sont avérées fondées lorsque le président américain a confirmé à Pittsburgh le 1er juin dernier la sortie des États-Unis de l'accord de Paris.

Dans un paysage du « leadership climatique » en pleine recomposition, le président français, élu depuis moins d'un mois, a immédiatement profité de la défection américaine pour se positionner. Lors d'une allocution télévisée prononcée en français et en anglais dans les minutes suivant le discours de Trump, il a aussitôt repris l'initiative, par un slogan bien senti - « Make our planet great again » - et annoncé un programme doté de 30 millions d'euros pour attirer en France des chercheurs et entrepreneurs étrangers spécialistes du climat, qui aurait convaincu plusieurs centaines de candidats. Puis, lors du G20 à Hambourg en juillet dernier, il a annoncé la tenue du One Planet Summit de ce 12 décembre.

Quelques semaines après la COP23 à Bonn en novembre sous l'égide de la République des Fidji, ce sommet, qui sera précédé la veille, lundi 11 décembre, par un Climate Finance Day, doit réunir une centaine de pays et une cinquantaine de chefs d'États et de gouvernements et sera essentiellement dédié à la finance. La journée débutera par une matinée composée de quatre tables rondes consacrées à la finance publique, la finance privée, le financement des politiques publiques et le rôle des villes et collectivités. L'après-midi sera consacrée au « dialogue de haut niveau avec les chefs d'États et de gouvernements et les hautes personnalités ».

Forte mobilisation de la société civile

Depuis la COP21, qui leur avait pour la première fois fourni une occasion d'afficher leurs actions responsables, les acteurs non étatiques, villes, régions et entreprises, ont multiplié depuis engagements et mesures compatibles avec le respect de l'accord de Paris. Après l'« agenda des solutions » présenté lors de la COP en 2015 et la formation de coalitions sectorielles ou thématiques d'acteurs de la société civile, l'initiative 2 050 Pathways a été lancée en novembre 2016 lors de la COP22 par l'ambassadrice française pour les négociations climatiques, Laurence Tubiana, et la ministre marocaine de l'environnement, Hakima El Haite. À Bonn, en novembre dernier, le charismatique pilote Bertrand Piccard a donné naissance à l'Alliance mondiale pour des solutions efficaces, lancée par sa fondation Solar Impulse. À Bonn toujours, 50 pays se sont engagés pour une énergie 100 % renouvelable à l'horizon 2050. Aux États-Unis, la résistance à Trump n'a pas faibli : une coalition de villes, États et entreprises américaines représentant plus de 50 % de la population et du PIB du pays, emmenée par l'ancien maire de New York et envoyé spécial des Nations unies pour les villes et le climat, Michel Bloomberg, a concrétisé son soutien à l'accord de Paris par des engagements de réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Cette mobilisation sans précédent prend forme dans un contexte où l'urgence climatique n'a jamais semblé aussi pressante. Les catastrophes naturelles se sont multipliées dans le monde ces derniers mois, et en pleine COP23, une étude du Global Carbon Project nous a appris qu'après plusieurs années de stagnation, les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse en 2017. La situation est si critique qu'elle a incité 15 000 scientifiques à lancer un cri d'alarme à l'attention des gouvernements du monde entier réunis à Bonn. Ce nouveau rebond des émissions est alarmant parce qu'il porte un coup d'arrêt à la trajectoire nécessaire pour atteindre un pic des émissions mondiales à l'horizon 2 050, mais aussi parce qu'il serait notamment imputable à une reprise de l'économie chinoise. Or le poids de ce pays dans l'équation est tel qu'il détermine l'atteinte de tout objectif global. Divers signes ont montré ces dernières années un découplage entre la croissance chinoise et celle de ses émissions, mais il reste insuffisant.

À la recherche des 100 milliards promis aux émergents

Dans ce contexte, le sujet du financement devient de plus en plus crucial. Une étude du cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting Group, intitulée « Preparing for a warmer world » et publiée début décembre montre que même si la Chine, l'Union européenne, les pays asiatiques développés et les États-Unis parvenaient à diminuer leurs émissions, l'accord de Paris resterait hors de portée, à moins que les économies émergentes fassent de même. Mais si l'investissement requis (de 19.000 à 21.000 milliards de dollars d'ici à 2030, dont 60 à 80% dans les pays émergents) serait gérable pour les économies développées ou la Chine, ce n'est pas le cas pour la plupart des pays en développement, qui concentrent l'essentiel de la croissance démographique et une croissance économique dépendante des énergies fossiles. Abandonner des capacités de production d'énergies fossiles encore récentes tout en investissant dans des technologies bas carbone leur coûterait de 1,4 à 1,5% de leur PIB (contre 0,9% à 1,2% pour les pays de l'OCDE et la Chine). Une facture insupportable alors qu'ils doivent également financer des infrastructures de base, améliorer leur service de santé et garantir à leur population sécurité alimentaire et accès aux services essentiels.

Depuis la COP de Copenhague en 2009, les pays développés se sont engagés à verser aux pays émergents 100 milliards de dollars par an à compter de 2020 pour financer leur transition écologique et leurs actions d'adaptation à un changement climatique en partie inévitable. Cet engagement a été réitéré lors de la COP21, mais, outre que ce montant n'est toujours pas atteint à trois ans de l'échéance, c'est surtout le contenu exact de cette enveloppe qui fait débat. Nombre d'observateurs déplorent en effet qu'elle recouvre « des choux et des carottes » et se contente trop souvent de maquiller en finance climat des fonds d'ores et déjà programmés et ne respectant donc pas le principe de l'additionnalité.

Ces atermoiements à propos des 100 milliards cristallisent une défiance entre pays riches et plus démunis propre à tuer dans l'œuf l'adhésion indispensable de tous les États à la lutte contre le changement climatique. Si les pays développés sont très largement responsables des émissions de gaz à effet de serre déjà présents dans l'atmosphère, c'est bien le modèle de développement qu'adopteront non seulement les géants asiatiques tels que la Chine et l'Inde, mais surtout le continent africain, qui déterminera la réussite ou l'échec de l'ambition mondiale.

Mais, aussi emblématiques soient-ils, ces 100 milliards ne sont qu'une infime partie de la question. Alors que la finance mondiale brasse quelque 17.000 milliards de dollars, la finance climat en représente aujourd'hui moins de 1%. Pourtant, la situation évolue depuis deux ans, du côté de la finance privée. Dans la foulée du premier Climate Finance Day organisé en mai 2015 à Paris en amont de la COP21, un discours prononcé par Mark Carney, gouverneur de la banque d'Angleterre et président du conseil de stabilité financière instauré par le G20, fait date. C'est devant les cadres de la vénérable compagnie d'assurances Lloyd's qu'en septembre 2015, établissant un parallèle entre la crise des subprimes et les risques liés au changement climatique, il souligne dans sa « tragédie de l'horizon » la nécessité de mieux articuler changement climatique et stabilité financière. Cette allocution ouvrira d'ailleurs une polémique sur les stranded assets ou « actifs échoués », menacés dans le cadre d'un budget carbone compatible avec une hausse de la température limitée à + 2° C.

Premiers concernés, les actifs liés au charbon, qui ont fait l'objet depuis deux ans de nombreux désinvestissements. Selon un rapport publié par Unfriend Coal, quinze des plus gros assureurs du marché ont retiré 20 milliards de dollars d'emprunts et d'actions du secteur. Le sujet a marqué la COP23. Une Alliance pour la sortie du charbon a été initiée par le Royaume-Uni et le Canada, rejoints depuis par 25 États, dont la France, l'Italie, les Pays-Bas et les îles Fidji. Storebrand, le plus important fonds de pension privé de Norvège (80 milliards d'euros d'actifs) a annoncé l'exclusion de son portefeuille d'investissement de dix nouvelles sociétés exploitantes de centrales à charbon, dont le polonais PGE, et les allemands Uniper et RWE.

La Banque centrale norvégienne a recommandé au fonds souverain du pays - le plus doté au monde avec près de mille milliards de dollars d'actifs - de se désinvestir des énergies fossiles, ce qu'il pourrait faire dans les mois à venir. Ce serait là une avancée majeure pour la Norvège dont l'économie repose largement sur l'exploration pétrolière et gazière.

Des outils pour flécher l'investissement

Mais la finance climat ne se borne pas à se débarrasser des actifs les plus polluants, d'autant moins si ces derniers sont rachetés par d'autres opérateurs. L'objectif affiché par ses promoteurs ne vise pas à dégager des flux financiers supplémentaires, mais à réorienter la finance mondiale vers des investissements favorables au climat, une ambition que les Anglo-Saxons baptisent shifting the trillions (« transférer les milliards », ndlr)

La Task Force on Climate-Related Financial Disclosures (TCFD) créée lors de la COP21 sous l'égide du Conseil de stabilité financière et présidée par Michael Bloomberg, a présenté ses conclusions aux chefs d'État du G20 à Hambourg en juillet dernier. Elle propose aux entreprises des éléments de reporting pour mesurer l'impact des risques climatiques sur leurs activités et intégrer ces informations au sein de leurs rapports financiers. L'objectif est d'aider les acteurs du monde financier à mieux évaluer dans quelle mesure ils sont préparés aux évolutions liées au changement climatique, afin de « réduire le risque que les ajustements de marché vis-à-vis des changements climatiques soient incomplets, tardifs et potentiellement déstabilisants », selon les termes de Mark Carney. De son côté, la Commission européenne a lancé une consultation publique portant sur l'intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les décisions d'investissement des gestionnaires d'actifs et investisseurs institutionnels.

Un label pour la transition

Dans ce paysage en mutation, la place de Paris a choisi d'exploiter le sillon « finance verte » pour s'inscrire dans un contexte post-Brexit. Son initiative Finance for tomorrow surfe sur les atouts français : une expertise en matière d'investissements socialement responsable (ISR) ; une réglementation en pointe instaurée par la loi de transition énergétique, notamment son article 173 et la création du label TEEC (Transition énergétique et écologique pour le climat) valorisant les produits financiers qui contribuent directement ou indirectement à la transition énergétique et écologique ; enfin, l'émission en janvier dernier d'une obligation verte souveraine d'un montant de 7 milliards d'euros, inégalé à ce jour.

C'est aussi dans cette dynamique que s'inscrit le One Planet Summit. Que peut-on en attendre ? Pascal Canfin, ancien ministre du Développement du gouvernement Ayrault, membre de plusieurs commissions consacrées à la finance carbone au cours des dernières années et aujourd'hui directeur général du WWF France, espère qu'il contribue à « passer d'une logique de transparence à une action au cœur même du réacteur ». C'est pourquoi il appuie l'instauration d'un « green supporting factor » qui permettrait d'alléger les règles prudentielles appliquées aux investissements dans des actifs verts, dans le cadre des accords de Bâle III actuellement en cours d'amendement.

L'organisation de ce sommet fait consensus et suscite l'espoir que la France puisse fédérer autour d'elle d'autres États européens. Mais les ONG ont bien l'intention de rappeler à cette occasion à Emmanuel Macron les faiblesses françaises (retards sur les objectifs en matière d'énergies renouvelables, maintien de niches fiscales favorables aux énergies fossiles, difficulté à commencer la réduction du nucléaire dans son mix énergétique...). Être à la pointe de la finance verte n'exonère pas la France d'engager sa propre transition énergétique.

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ENCADRÉ

Les entreprises réclament un prix du carbone

Depuis la COP21, les entreprises de tous secteurs réclament à cor et à cri l'instauration d'un prix du dioxyde de carbone (CO2), qui rentabiliserait leurs investissements dans une économie moins carbonée. Total comme Engie évoquent un prix de 20 euros la tonne, capable de déclencher la bascule du charbon vers le gaz. De façon générale, intégrer aux prix des biens et services les externalités négatives, c'est-à-dire leurs impacts sur les personnes et l'environnement, favoriserait un fonctionnement plus durable de l'économie de marché.

Sur le marché européen de quotas (ETS), qui concerne les activités industrielles les plus émettrices, le cours plafonne aux alentours de 7 euros la tonne et la réforme prévue par l'Union européenne laisse les observateurs sceptiques.

Dans le cadre de la Coalition pour la tarification du carbone, Nicholas Stern et Joseph Stiglitz, présidents de la Commission de haut niveau sur le prix du carbone, estiment que des fourchettes de 40 à 80 dollars en 2020 et de 50 à 100 dollars en 2030 permettraient d'infléchir les choix des acteurs économiques de façon à respecter l'accord de Paris.

À ce jour, 85% des émissions mondiales ne sont soumises à aucune tarification, et les 15% restant le sont à un prix inférieur à 10 dollars la tonne. Néanmoins, la part des émissions tarifées progresse. La Suède a mis en place depuis des années une taxe aujourd'hui équivalente à 100 euros. Au Royaume-Uni, l'introduction d'un complément au prix européen du charbon de 18 livres a permis d'instaurer un prix plancher et de faire baisser les émissions de centrales à charbon. En France, la contribution énergie climat, qui porte sur les prix des carburants fossiles, est aujourd'hui de 30,5 euros et doit atteindre selon la loi de transition énergétique 56 euros en 2020 et 100 euros en 2030.

La Chine, qui teste depuis plusieurs années des marchés régionaux, devrait étendre ce dispositif à l'ensemble de son territoire. En Amérique également, des marchés régionaux nouent des alliances. Unie au Québec et à l'Ontario, la Californie tend également la main à la Chine et à l'Europe.

En attendant, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à utiliser un prix du carbone interne dans leurs décisions d'investissements. Selon le Carbon Disclosure Project, 517 l'utilisaient déjà en 2016 et 732 avaient l'intention de l'instaurer dans les deux ans.

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(*) Le "One Planet Summit", co-organisé par la France, l'ONU et la Banque mondiale, se déroule le mardi 12 décembre 2017 sur l'Île Seguin, à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. En parallèle de ce sommet, se déroulent d'autres événements (side events) organisés les 10, 11 et 13 décembre.

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Commentaires
a écrit le 12/12/2017 à 17:15 :
Ma contribution pour verdir la planète:
Je ne bois plus que du sirop de menthe avec de l'eau : ainsi chaque matin, mes étrons sont de couleur verte.
a écrit le 12/12/2017 à 13:19 :
encore un cornet de copcons ! Et l'empreinte carbone des obsèques de Johnny elle inspire quoi aux Macron/Hulot ?
a écrit le 12/12/2017 à 12:58 :
Est ce que quelqu'un a pensé à ne pas oublier de repeindre le Panda en vert ?
a écrit le 12/12/2017 à 8:23 :
En réfléchissant bien, ne serait-ce pas plutôt l'inverse ?
a écrit le 11/12/2017 à 10:52 :
Si, au passage, aussi, il s'inquiétait de réduire drastiquement les déficits nationaux , car pour le moment pas grand chose, pourtant les causes à cela sont connues et identifiées.
Réponse de le 11/12/2017 à 15:09 :
C'est le but des écolo-taxes.
Mais, comme l'impôt tue l'impôt, elles vont faire chuter l'iéconomie.
a écrit le 10/12/2017 à 20:18 :
La finance est au service des financiers, qui eux-même n'estiment être au service de personne puisque la finance est au sommet de la chaîne du pouvoir et gouverne la politique.

C'est une position historiquement récente et absolument pas inévitable, liée à l'avènement de l'idéologique néo-libérale et à la gestion des crises financières, notamment la dernière.

Les financiers se sont sentis placés dans une position de pouvoir quasi-divin puisque on a sacrifié à leur survie, les budgets nationaux, les emplois de 40 millions d'Européens, les couvertures sociales, un siècle d'avancée sociale, quand ce n'est pas la vie de centaines de milliers de personnes.

Alors espérer que les financiers viendront sauver la planète alors qu'ils ont fait leur fortune en la détruisant, ce serait un paradoxe écoeurant.
Réponse de le 11/12/2017 à 13:24 :
"Alors espérer que les financiers viendront sauver la planète"

Rien que cela est ridicule, à un moment il faut quand même se référer un minimum à la réalité or la réalité démontre que depuis des siècles la finance ne fait que semer misère et mort.

Mais à l'époque des rois quand ils finissaient, parce que ce n'est que ça, par menacer les finances publiques on les exécutait, ça les calmait un temps avant de recommencer.

Mais maintenant que l'idéologie décadente bourgeoise est partout...
a écrit le 10/12/2017 à 18:53 :
Selon une étude de la Fondation Heinrich Böll, une association écologiste allemande, 83% des Français pensent que l’État ferait mieux d’investir dans les EnR plutôt que dans le nucléaire. 63 % des sondés (1004 personnes de 18 ans et plus) considèrent la transition énergétique comme une opportunité plutôt qu’un risque.
a écrit le 10/12/2017 à 9:06 :
C'est reparti comme il y a un mois avec la COP 23: discours caastrophistes ou mobilisateurs belles photos belles résolutions et une semaine après on oublie tout!
Le vrai problème c'est de poser la question de notre mode de vie mais c'est plus simple de culpabiliser l'automiliste lambda que de remettre en cause le nomadismede bon proné par la classe dirigeante. Si l'écolo type robin de bois va critiquer les ballons lachés lors du téléthon il ne dénonce pas par contre les courses automobile ou moto pourtant autrement plus polluants. Marre de de ces culpabilisations orientées qui ont un rôle contreproductif en entrainant de fait une démobilisation du rand public qui se rend de plus en plus compte qu'il est infantilisé et manipulé
a écrit le 10/12/2017 à 7:49 :
Seigneur, donnez nous un ou une économiste capable de comprendre quelque chose dans le domaine de l'énergie. Il suffirait de lire attentivement la page 12 de la note n°6 du CAE.
a écrit le 10/12/2017 à 0:05 :
Il va juguler les 80 milliards d ' évasion fiscale de ses copains du CAC pour les détourner sur ces bonnes oeuvres caritato-climatiques ..?

Je ne l' aurais jamais cru capable de cela, bravo et avec tous mes encouragements.
Réponse de le 10/12/2017 à 9:46 :
Joli commentaire second degré. Bien sûr c'est comme toujours de la com qui n'engage que ceux qui les écoutent.
Réponse de le 11/12/2017 à 20:55 :
@rryv Comment vous ne saviez pas pour l' évasion fiscale ....?


Faut réactualiser vos sources mon pt' tit gars.
`
https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/60-1000-240-milliards-combien-coute-levasion-fiscale
a écrit le 09/12/2017 à 22:51 :
Ah! Je ris de me voir si niaise en ce miroir
a écrit le 09/12/2017 à 19:42 :
hollande voulait reorienter sa finance ennemie au service de l'avenir, heuliez, la sncm, et toutes ces boites d'avenir ' a la francaise' c'est a dire ' sans objectif de rentabilite', comme disait la dinde du poitou qui confond association subventionne par ses soins pour une dette refinancee par d'autres regions et ' affectio societatis'
les choses s'orientent en general tout seul, apres on peut les aider un peu en etant intelligent, la loi alur a oriente plein de gens vers les loge.... euh non elle les a orientes vers le depart, ce qui etait impensable en republique sovietique, car ce n'est pas le fait du roi social ( cordialement appele dictateur quand il n'est pas socialiste)
a écrit le 09/12/2017 à 19:14 :
Total wishfull thinking et pur bullshit communicatif. La finance est peuplée de gens pragmatiques qui cherchent un revenu maximum de leur activité. Ils peuvent vendre du vide, en organiser la promotion et l'échange, mais ils n'en n'achètent pas. Le climat est un truc vague, mal défini, non localisé, dont la dérive est contestée, et pire que tout à fonds perdus, en tout cas pour le moment, au mieux un truc de philanthrope, au pire un truc de perdant, donc la mobilisation ne sera que parcellaire et de façade.Mais si c'est pour fabriquer et vendre des green bonds à la veuve de Carpentras avec des contrats de couverture à terme, et lui laisser le risque, pourquoi pas, mais attention à la sortie, les veuves ça peut devenir méchant.
a écrit le 09/12/2017 à 15:57 :
De la parole aux actes

Pour le moment, les investissements nécessaires pour le développement des énergies renouvelables sont trop faibles et cela reste des objectifs brandis.
Les précédents engagements ont-ils été tenus ? On pourrait déjà dresser un bilan pour PIA1 et PIA2 et savoir ce qui a été dépensé pour la transition écologique. Il y a 2 ans on avait déjà un retard sur le déploiement des énergies renouvelables et on atteindrait 19 % en 2020 au lieu des 23 % sur lesquels la France c’était engagée.
Il faudrait déjà déterminer l’origine des blocages et résoudre le problème, si l’on ne veut pas aboutir à un nouvel échec, car dans ce cas, après toutes ces déclarations volontaristes et mobilisations, toute crédibilité serait perdue ce qui serait extrêmement grave.

C’est avant tout une question d’investissements et qui dit investissement dit retour sur investissement et rentabilité.
Cela tombe bien, puisque en grande majorité les énergies renouvelables sont rentables, reste à lever les blocages procéduriers ou protectionnistes et à choisir entre investir dans des technologies déclinantes ou dans l’avenir de la transition énergétique.
D’après le dernier rapport de l’Institute for Climate Economics (https://www.i4ce.org/wp-core/wp-content/uploads/2017/12/I4CE-Panorama-des-financements-climat-ed2017-r%C3%A9sum%C3%A9-FR-3.pdf), il manquerait entre 20 et 40 milliards d’euros par an pour la transition.
Au delà des déclarations de bonne volonté, on peut comparer les résultats. Les Etats Unis, malgré le revirement climatique de leur dirigeant, continuent à investir de manière pragmatique dans le solaire et l’éolien et les projections de l’IEA démontrent que cela fait partie de leur avenir énergétique. D’ailleurs leur industrie s’appuie sur des objectifs, pour exemple ceux de la filière photovoltaïque SEIA (http://cleancapital.com/resources/solar-investing-101/).
En France les installations annuelles continuent à baisser depuis 5 ans (mi 2017 le PV était à 7.4 GW raccordés et la PPE prévoit 10 GW installés fin 2018, le double en 2023. Malgré des objectifs somme toute modestes, on est loin du compte. Même si l’on se compare à la Grande Bretagne ils sont à 12 GW en solaire et ils progressent beaucoup plus rapidement (https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/633779/Chapter_5.pdf). Le comble sera atteint si l'on commence à importer de l’énergie solaire de GB ou d’Allemagne. Ne parlons même pas de l’éolien Offshore, où la France a 0 éoliennes en production.

QQOQCCP ou méthode Coué ?
Peu importent les vœux pieux sans cesse réitérés, les prétextes et reports, il serait temps de définir un schéma directeur, un cahier des charges fonctionnel, de prendre des engagements sur des échéances et de tenir les objectifs.
Cette impression, ou symptôme de climat d’illisiblement devient plus préoccupant que le changement climatique lui même.
a écrit le 09/12/2017 à 14:08 :
Je suis mors de rire .La Norvege !!!!Les panneaux solaires dans ce pays c'est quasiment 0 d'apport énergetiques !Les vents sont plus que capricieux trés intermitants !Qu'es ce qu'ils veulent nous faire croire ces norvegiens avec leur fond !Des centrales nucléaires ,ils bruleront du bois ou comme les autres pays voisins achèteront du gaz russe ou les trois à la fois !Des petits rigolos qui veulent se donner bonne conscience........
a écrit le 09/12/2017 à 13:28 :
Une taxe de 0,02 du mille sur les flux financiers permettrait, non seulement de financer
des actions en faveur du climat mais aussi, de baisser les impôts qui pèsent sur les citoyens. En France particulièrement ou l'état est le champion du monde des prélèvements obligatoires.
Réponse de le 10/12/2017 à 9:18 :
la france a deja une taxe a 0.8% sur les transactions + une taxe sur les billets d'avions + une taxe sur.........
il faut 5 ou 10 points de tva, mais bon, la les gens vont hurler car ca ne sera pas un impot ' paye par personne'!
a écrit le 09/12/2017 à 11:34 :
"La Suède a mis en place depuis des années une taxe aujourd'hui équivalente à 100€"
c'est pour ça que le gazole (2010, 14, 15, 17 aussi) est moins cher que l'essence classique, à cause du CO2 généré.
"est aujourd'hui de 30,5 € et doit atteindre selon la loi de transition énergétique 56 € en 2020 et 100 € en 2030" C'est la même (valeur, €) sur les carburants et sur le gaz domestique ? Ou ça va converger (pour ne pas faire une marche financière trop haute) ? Ma voisine a changé sa chaudière gaz, je vais lui demander si sa facture kWh a évolué au bout d'un an, moderne = économique car meilleur rendement (on avait tous la même dans le lotissement), moi je stagne en gaz, chauffe à 18°, ai juste réussi à diviser la consommation électrique par 2 en 3 ans, restera la chaudière gaz à remplacer : 160W en permanence en hiver, c'est trop, mais régulier, pas de pic.....
a écrit le 09/12/2017 à 10:41 :
La finance au service du climat😂😂😂...un oxymore !
Réponse de le 10/12/2017 à 12:05 :
Voir l’ouvrage d’Aurélien Bernier, « Le climat otage de la finance ».

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