Harcèlement sexuel au travail : la nécessité d'agir

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En 2014, 20% des femmes actives ont dit avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel durant leur vie professionnelle quand 20% des Français déclaraient connaître une personne y ayant fait face.
En 2014, 20% des femmes actives ont dit avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel durant leur vie professionnelle quand 20% des Français déclaraient connaître une personne y ayant fait face. (Crédits : CC0 Creative Commons/Pexel.)
Hôpitaux, administration, médias, banques… Aucun milieu ne semble être immunisé contre le harcèlement sexuel. Dans le monde professionnel, force est de constater que l’élan médiatique et citoyen a mis en lumière un fléau pourtant ancré depuis des années. Mais cette désinhibition doit encore s'accompagner d'actions.

Le 5 octobre dernier, le New York Times révélait au monde entier les témoignages de plusieurs femmes, accusant le producteur américain Harvey Weinstein de harcèlement sexuel. Avec le hashtag #Metoo aux États-Unis, #Balancetonporc en France, et d'autres déclinaisons dans le monde, le mouvement s'est propagé au-delà de la sphère pailletée d'Hollywood. Les témoignages se multiplient dans les médias, faisant état de situations de harcèlement qui n'épargnent aucun secteur : hospitalier, bancaire, journalistique, fonction publique, etc.

Les chiffres (*) sont éloquents : en 2014, 20% des femmes actives ont dit avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel durant leur vie professionnelle quand 20% des Français déclaraient connaître une personne y ayant fait face. Autres faits alarmants, 3 victimes sur 10 n'ont confié à personne ce qu'elles vivaient et 65% des déclarantes ont estimé n'avoir pu, malgré tout, compter que sur elles-mêmes. Pis, 40% des femmes actives ayant été victimes de harcèlement ont estimé que l'affaire s'était achevée à leur détriment : mutation, contrat non-renouvelé, démission forcée...

En 2017, le harcèlement a (encore) des conséquences graves sur la carrière des victimes. Pourtant, le Code du travail punit les employeurs qui ont pris des sanctions à l'encontre d'une personne ayant subi (ou refusé de subir) des faits de harcèlement sexuel (article L1153-1 du Code du travail). En cas d'infraction à cet article, l'employeur risque un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende (article L-152-1-1 du Code du travail).

Harcèlement sexuel au travail Rapport Défenseur des droits

[Capture d'écran: rapport "Etude & résultats : enquête sur le harcèlement sexuel au travail", le Défenseur des droits, mars 2014.]

Les associations débordées

Ainsi, la peine est souvent double pour la victime. En plus de harcèlement, elle doit faire face aux conséquences dans leur environnement professionnel. C'est souvent à ce moment-là qu'interviennent les associations et autres accompagnants. Spécialisée dans le droit du travail avec la qualification spécifique « Droit de discrimination au travail », l'avocate Maud Beckers salue l'élan citoyen qu'a pris le mouvement. Si de précédentes affaires (DSK, Ducray ou encore Baupin) ont laissé penser qu'il y aurait un sursaut, ce à quoi « l'on assiste aujourd'hui a une ampleur plus importante dans tous les milieux professionnels ». En témoignent les associations d'accompagnement des femmes telles que Parler (de Sandrine Rousseau) ou encore l'historique Association des violences faites aux femmes au travail (AVFT). Cette dernière, par la voix de sa déléguée générale Marilyn Baldeck, a même publié un article sur son site Internet, pour répondre aux multiples demandes d'informations des journalistes. Elle affirme que le nombre d'appels depuis l'affaire Weinstein a augmenté « de manière spectaculaire » :

« Depuis le 11 octobre, c'est 5 à 10 nouvelles saisines... par jour, qui arrivent soit par téléphone, soit par mail, venant directement des victimes ou d'un intermédiaire (syndicat, avocat.e.s, famille, ami.e.s...) Pour le dire autrement, nous avons actuellement plus de demandes qui arrivent par jour que d'ordinaire par semaine. »

« Ce serait pervers, hypocrite de ne rien faire »

Mais, si les langues se délient, encore faut-il accompagner cette prise de parole. « Maintenant, il faut passer à l'acte. Si le législateur n'accueille pas ces femmes, elles vont se rendre compte que ça n'ira pas plus loin que le buzz médiatique. Il ne faut pas que ça reste superficiel », commente Maître Beckers. L'action du gouvernement pour endiguer le phénomène est en effet unanimement attendue. « C'est sous-jacent, si on encourage les femmes à parler davantage, elles vont porter plainte et risquent d'être déçues. Ce serait pervers si on les invite à 'balancer' et que derrière, rien de concret n'est fait », ajoute Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris.

Associations, syndicats, avocat.e.s et victimes, s'associent pour demander au gouvernement une réelle action. Une lettre et une pétition, signées par de nombreuses représentantes d'associations féministes, syndicales, articles, politiques ont été publiées dans le JDD, le 5 novembre, pour demander des mesures concrètes et interpeller le président de la République. Dans le contenu de la lettre, on retrouve comme requêtes, de doubler les subventions pour les associations, d'organiser une formation pour les professionnel.le.s, de créer un brevet des collèges de la non-violence, de rendre obligatoire la formation des salarié.e.s et managers ou encore de lancer une campagne nationale de prévention. Un plan d'urgence est ainsi demandé au chef de l'État. Lui qui a proclamé l'égalité femmes-hommes comme grande cause nationale du quinquennat.

Prise de conscience

Interpellée plusieurs fois, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, a répondu que des dispositions similaires aux propositions étaient d'ores et déjà en réflexion dans son projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles (*). Un texte qu'elle devrait présenter au parlement en 2018 après un « tour de France de l'égalité femmes-hommes ».

Pourtant, dans les trois axes énoncés dans la présentation du projet, sur le site Internet du secrétariat d'État, aucun ne fait part d'une modification quant au harcèlement sexuel au travail. Seule une communication a été lancée à ce sujet par le gouvernement (« Arrêtons-les ») et un guide pour l'égalité femmes-hommes en entreprise a été élaboré et diffusé. Interrogée le 15 novembre, la ministre du Travail a, quant à elle, évoqué que des consultations auprès des partenaires sociaux - employeurs et représentants syndicaux - allaient être faites pour recueillir leurs propositions. Avant d'ajouter :

« La prévention doit être améliorée. Il faut former tout le management. »

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, interrogée sur RTL a lancé la piste des « pré-plaintes » sur Internet pour les victimes de harcèlement sexuel. Une façon d'accélérer la procédure, après la hausse constatée des plaintes de 30%.

Ces initiatives ont été saluées par les représentant.e.s des ressources humaines. « C'est extrêmement important d'avoir un discours qui n'est pas militant, mais distancié », souligne Aline Crépin, directrice responsabilité sociale et environnementale (RSE) chez Randstad et animatrice de la commission « Égalité et diversité » à l'Association nationale des DRH (ANDRH). Pour Jean-Christophe Sciberras, ancien président de l'ANDRH et directeur des relations sociales du groupe Solvay, « l'actualité a sans aucun doute fait prendre conscience aux entreprises de l'importance du problème ». Il accorde à ce mouvement de libération de la parole un rôle fondamental :

« Les entreprises doivent inciter à la prise de parole, car celle-ci permettra de faire prendre conscience des comportements et de la gêne occasionnée. Cette parole libérée va jouer un rôle réparateur. »

Travailler sur l'application de la loi

« Ça fait des années que l'on sait ce qu'il se passe », nuance Maître Beckers. Le discours du gouvernement « est hypocrite », déplore l'avocate, qui souligne l'absence de réactivité et constate qu'aucune action concrète n'a encore été décidée. Le débat est même déplacé, par exemple, avec la volonté de verbaliser le harcèlement de rue, proposition du projet de loi de Marlène Schiappa.

« Le harcèlement sexuel n'a pas lieu dans la rue. Certes, ça existe, mais le vrai visage du harcèlement sexuel, on le connaît, ce sont des cols blancs, qui sont bien vus dans la société, des CSP + quadras, des hommes puissants. Or, la première réaction du gouvernement est de mettre un policier dans les quartiers pour interpeller en flagrant délit des jeunes. C'est une forme d'hypocrisie. »

A contrario pour l'avocate, l'une des actions efficaces serait de sanctionner davantage les harceleurs et les employeurs qui, souvent selon elle, couvrent ou étouffent les actes.

Maintenant que le tabou est tombé du côté des victimes, l'heure est aux sanctions pour les harceleurs, estime Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT.  « Il y a une loi, c'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Il faut travailler sur comment on l'applique. » Poursuivant la réflexion, la représentante syndicale révèle la nécessaire mise en place de « dispositifs particuliers pour mieux accompagner les victimes ». Mais une séance de rattrapage pour les représentant.e.s du personnel, les manager.euse.s ou encore les DRH, porteur.euse.s de responsabilités dans ces situations, est également à prévoir. Une opinion que partage l'ANDRH, qui a décidé de lancer une réflexion pour mieux anticiper ces cas de figure.

« Un groupe de réflexion est mis en place depuis novembre pour échanger sur les bonnes pratiques à adopter : comment on qualifie les faits, accompagne les victimes, sensibilise à la problématique, quelles mesures disciplinaires on prend, quel rôle peuvent avoir les instances représentatives du travail (IRP)... », explique Bénédicte Ravache, secrétaire générale de l'ANDRH.

« On ne découvre pas la thématique avec l'actualité, mais le domaine des ressources humaines se sent concerné. De manière générale, la société se remet en question et les RH le font, ni plus ni moins. »

Et de conclure :

« Pour les entreprises, cette actualité est un bon point d'appui pour avancer. »

__________

(*) L'« enquête sur le harcèlement sexuel au travail » a été réalisée par l'IFOP du 15 au 24 janvier 2014, pour le compte du Défenseur des droits, auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et d'un sur-échantillon de 306 femmes actives âgées de 18 à 64 ans. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (âge, profession de l'interviewé) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les entretiens ont été renseignés par questionnaire auto-administré en ligne.

(*) Le projet de loi préparé par Marlène Schiappa devrait s'appuyer sur trois axes : l'allongement du délai de prescription pour les viols sur mineurs de 10 ans ; la présomption de non consentement pour les mineurs ; la verbalisation du harcèlement de rue. (Source : site Internet de la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes)

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Commentaires
a écrit le 26/11/2017 à 15:31 :
si seulement cette diversion politique aboutira a l égalité salariale !
a écrit le 26/11/2017 à 13:52 :
Première chose à faire: formations dans les entreprises, dans les administrations et sensibilisation des étudiants. Après tolérance zéro. Tout cela n'interdit pas de temps en temps une plaisanterie coquine en se posant quand même certaines limites qui découlent du bon sens . L'humour gras (avec moderation) et le respect mutuel n'est pas incompatible.
a écrit le 26/11/2017 à 12:43 :
Ils non plus d'argent haha ils nous mène en bateau les vieux peuvent finir dans des EPAD hors de prix ben voyons
a écrit le 26/11/2017 à 11:49 :
Au moins en France la loi repose sur un principe d'égalité entre les femmes et les hommes.Et la situation peut toujours être améliorée comme le propose Macron !Ce n'est pas le cas dans des pays comme le Maroc ou l'Algérie avec leur code de la famille.....
Réponse de le 26/11/2017 à 14:52 :
bah : la promotion canapé a existé à toutes les époques et elle n'est pas prêt de s'éteindre. Et quand on voit quelles femmes portent plainte pour des soi-disant comportements indélicats ou des gestes soi-disant déplacés, on ne peut que constater que ce ne sont pas nécessairement des femmes en vue, mais plutôt - dans toutes les branches - des femmes qui cherchent à faire parler d'elles. Si je vais dans la chambre d'hôtel d'un mec pour soi-disant discuter, faut pas être menteuse ou hypocrite, ni faire la sainte-nitouche par après : on sait très bien qu'il va y avoir de la coucherie et on l'accepte en passant le seuil de la chambre. C'est pas plus compliqué que ça. Et, cher filou, la pseudo égalité hommes /femmes à la française n'est jamais que du flan.Un mensonge total et éhonté, entretenu par une poignée de politiciens et quelques medias aux ordres. Après tout, faut bien jeter un peu de poudre aux yeux des gogos sans cervelle qu'il faut occuper à grands coups de fadaises et d'anecdotes pendant que les vraies choses importantes se négocient et se discutent en coulisse, à l'abri du regard indiscret de la populace. La promotion canapé existe aussi bien en europe et en france qu'ailleurs dans le monde. Et, même si vous faites semblant de ne pas le savoir, beaucoup plus que dans certains pays que vous citez sans rien y connaître alors que, de mon côté, j'ai travaillé - en étant beaucoup plus respectée que dans la france moyennâgeuse et hypocrite - aux Emirats Arabes Unis, au Liban et à Oman. Avant de poster un com', faudrait peut-être que vous sachiez de quoi vous parlez. Ah mais non : c'est le grand principe des français : faire le plus de bruit possible, surtout quand on n'y connaît strictement rien. Et c'est une femme, née en france, qui vous le dit !
Réponse de le 26/11/2017 à 17:29 :
@Réponse de à filou
Certes je suis un homme mais j'ai une mère, une femme, une sœur et une fille. Les hommes qui profitent de leur position hiérarchique pour avoir des faveurs sexuelles ou pour se permettre des attitudes inappropriées voire des comportements dégradants sont des minables.
a écrit le 23/11/2017 à 7:32 :
Notre société fait semblant de découvrir le droit de cuissage, qui date pourtant depuis la nuit des temps. Ce que je constate, c'est qu'on veut inciter fortement les individus à faire usage des sites de rencontre et autres réseaux sociaux, qui eux ne sont pas censurés par notre bienveillante administration. Veut-on ficher les individus, afin de manipuler leur avenir ? On fait la même chose pour les bovins : on analyse leur pédigrée pour les faire se reproduire.
Réponse de le 24/11/2017 à 16:42 :
Sauf que le "droit de cuissage" n'était jamais pratiqué en temps que tel et ne remonte surement pas à "la nuit des temps"
a écrit le 22/11/2017 à 21:38 :
Allez c'est pas trop grave tout ça, a 17 ans j'ai eu un accident de moto avec plaie au niveau de la hanche droite et légèrement infecté et quelques douleurs. Le jeune médecin de 35 ans environs à l'époque a souhaité un touché rectal afin de détecter plus précisément l'origine de la douleur. Bon pas grave, il en a bien profité, c'est assez sexy un jeune, mais la prise en compte de ma personne a été bien traité, c'est l'essentiel.Ne pas faire un drame de tout.
Réponse de le 26/11/2017 à 8:17 :
Je pense que vous melangez deux choses. Mettre les mains aux fesses et un toucher du rectum sont deux choses radicalement différente. Je pense pas que ce médecin ait pris un quelconque plaisir en faisant ce toucher (même si vous étiez jeune et jolie). De plus, ça reste de la médecine, même les gynécologues sont déjà blasé depuis la première année d'internat. C'est leur. Boulot.
a écrit le 22/11/2017 à 18:33 :
Que de manipulation! On utilise le social pour éteindre l'aspect économique que vont subir les français!
a écrit le 22/11/2017 à 13:49 :
"Mais une séance de rattrapage pour les représentant.e.s du personnel, les manager.euse.s ou encore les DRH, porteur.euse.s de responsabilités ..."

Ecriture inclusive à proscrire. Merci
a écrit le 22/11/2017 à 13:27 :
Un retard considérable apparemment en France dans les entreprises. Aux USA, dans beaucoup de grosses entreprises, c'est la porte immédiatement pour des faits avérés de comportements inappropriés. Harcèlements sexuels, ou conduite en état d'ivresse (avec véhicule de société), et la sanction tombe! En France, on se retourne vers l'état pour rédiger un nouveau texte qui vient s'empiler sur les autres...
Réponse de le 22/11/2017 à 15:17 :
Il ne faut «  jamais comparer »...
C’est mauvais ça ...

Sérieusement ... l’histoire n’est pas la même pour les entreprises Françaises et Américaines.

Déjà les Américains sont «  cool dans leur tête Et ceci à cause de leur histoire.

Chacun son histoire .
Réponse de le 22/11/2017 à 15:35 :
Vus les informations qui nous arrivent en pluie des USA concernant le harcèlement je ne suis pas convaincu que le pays soit exemplaire.

Il est exact que les entreprises mettent beaucoup d’énergie dans la rédaction de chartes de bonne conduite de tout genres mais en pratique elles s'appliquent surtout au bas de la hiérarchie et parfois en dépit du bon sens.

Il faut s'attaquer aux raisons qui font qu'un individu puisse s'attaquer à un autre et penser s'en tirer impunément. Il faut aussi comprendre pourquoi la victime ne peut/veut pas se défendre.

On sait que dans 80% des cas de viol, la victime connaît le violeur, pourtant seulement 10% seulement portent plainte et en gros seulement 10% des violeurs sont condamnés. Il y a donc un gros problème de traitement par la chaine police/justice.
a écrit le 22/11/2017 à 12:26 :
Qu'en est-il du consentement sexuel destiné à faciliter, à accélérer sa "propre" promotion dans l'entreprise ou les services publics ?
a écrit le 22/11/2017 à 11:20 :
Même en supprimant la hiérarchie ... ça changera rien au fond du problème .
Il faut que les «  gens se soignent »
Dans le cerveau d’abord , après le reste...
Réponse de le 22/11/2017 à 13:53 :
Le respect cela commence en famille et à l'école.
Réponse de le 22/11/2017 à 14:38 :
Le déclic doit être surtout dans la tête des
«  géniteurs »
Réponse de le 22/11/2017 à 15:03 :
Et le «  respect de soi même «  c’est à l’ecole Ou à la famille ?

Dans les grandes entreprises Françaises se qui sont «  en haut » ou «  qui ont un poste = un emploi » sont généralement issu de bonnes écoles .

L’enjeu est dans les familles alors , alors là il va avoir du travail sur la planche... surtout avec les nouvelles fournées ( sans sexe fixe...)
Ça va embrouiller les schémas neurologiques ...
a écrit le 22/11/2017 à 11:09 :
Toutes leS femme portes plainte aux même temps ? Pour koi pas avant au en temps- et en heures ce mondial ? Je crois pas tout ??
a écrit le 22/11/2017 à 10:40 :
Le harcèlement sexuel n'est qu'une facette, certes ignoble et grave, d'un problème de comportement et de société.
Il nous faudra comprendre comment une fraction de la population, dès lors qu'on lui octroie peu ou prou de pouvoir, se transforme en mini-despote et abuse de ce pouvoir de toutes les manières possibles.

Les pessimistes argumenteront que c'est dans la nature humaine et que ça a toujours existé. Il n'en reste pas moins que le phénomène devient tellement patent avec des techniques assumées de management par la pression,voire la terreur qu'il est légitime de se demander si ce n'est pas consubstantiel à une économie dérégulée, financiarisée et désincarnée.
Réponse de le 22/11/2017 à 12:36 :
Les directions, les RH d'entreprises ou des services publics ne jugent pas des compétences ( ou peu) mais de la "capacité à manager". En permanence, on nous sert des: "assertivité", "s'imposer", "affirmation de soi" comme critère positif. Ce qui compte c'est l'égo.
Ego fort = personne de valeur. De la gueule, de la gueule même quand on a tort.

Bienvenue dans le monde du courtermisme aux effets secondaires multiples…pour les autres salariés et l'entreprise.
Réponse de le 22/11/2017 à 16:52 :
En vous lisant , on se demande quelle est la mission réelle des RH , finalement , ce sont des «  tampons » entre managers et orientation ( politique ) des dirigeants
Plus il y a d’intermediaires , plus il y aura des problèmes de communications dans une entreprise car chacun œuvrera pour ses propres intérêts , c’est la nature humaine face au monde matérialiste .
a écrit le 22/11/2017 à 9:12 :
La suppression définitive de toute hiérarchie au sein de l'entreprise, comme le préconise la BPI et pour cause c'est un facteur de productivité et d'épanouissement des salariés mais avec quelles difficultés dans ce milieu totalement fermé, résoudrait tacitement les problèmes de harcèlements sexuels ou du moins les atténueraient fortement, on ne peut pas non plus éliminer la condition humaine, qui ne sont que le fait du lien dominant/dominé.

Maintenant nous évoluons au sein d'une oligarchie dont le principe fondateur même est ce maudit et aliénant lien dominant dominé.

Les réponses sont là sous nos yeux, faciles à voir, on les connait mais le dogme des propriétaires de capitaux et d'outils de production freine toute évolution économique progressiste. Si nos médias était moins subjectifs car entièrement liés aux intérêts de leurs propriétaires ils en parleraient mais dogme conservateur oblige on va toujours chercher les maux de la société ailleurs que là où ils sont générés pourtant.
Réponse de le 22/11/2017 à 13:35 :
On a vu ce que cette solution magique donnait au sein du PS..

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