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Le mythique lanceur russe Soyouz joue avec les nerfs de l'Europe

Soyouz se fait désirer. Le report du lancement en raison d'une vanne défectueuse, n'a rien d'inquiétant mais il déçoit les Européens.

3 mn

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Copyright Reuters (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)

La cinquantaine « d'opérationnels » du centre de contrôle Jupiter de Kourou avaient le regard sombre jeudi matin, à 5h22 (10h22 à Paris), lorsqu'ils ont dû se résoudre à reporter le décollage « historique » du lanceur Soyouz depuis le pas de tir. Il était prévu qu'il s'arrache, très précisément à 7 heures 34 minutes 28 secondes. De nombreux ministres, responsables européens et pontes de l'industrie aérospatiale avaient fait le déplacement en Guyane pour l'occasion. Finalement, les deux premiers satellites de la constellation européenne Galiléo, qui n'ambitionne pas moins de donner un coup de vieux au GPS américain, devront attendre près de 24 heures avant d'être propulsés à 23.000 kilomètres au dessus de nos têtes, ce vendredi à 7h30, heure locale.
C'est lors du remplissage en oxygène liquide et en kérozène du troisième étage du lanceur que les ingénieurs russes et européens ont détecté l'anomalie : une « fuite sur une vanne de commande » située dans les installations au sol, a expliqué le PDG d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall. « Nous avons décidé de vidanger le lanceur Soyouz et de remplacer la vanne en cause, ce qui nous permettra de reprendre une chronologie » de tir.

Un tel report n'a rien d'exceptionnel, d'autant que le lancement de la mythique fusée Soyouz constitue une première depuis le Centre spatial guyanais. Mais après les mésaventures et retards rencontrés par le projet Galileo depuis quinze ans, principalement pour son financement, il s'agit « d'une grande déception car on avait réussi à tenir cette date de lancement du 20 octobre grâce à des efforts très importants de l'industrie », confie le patron de l'Agence spatiale européenne Jean-Jacques Dordain. « Comme Galilée, qui a eu du mal à être cru de son vivant, Galileo a traversé des moments de doute ». Jean-Jacques Dordain tient cependant à relativiser ce contre-temps : « Un lancement réussi est toujours un exploit… l'exploit aura juste lieu demain ».

Mercredi soir, la veille du départ programmé, les hommes politiques, tout à la joie de voir leurs efforts et leur persévérance récompensés par ce « grand succès européen », avaient quelque peu vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Le commissaire européen à l'Industrie Antonio Tajani avait notamment déclaré : « Dimanche aura lieu à Bruxelles un sommet pour discuter de la crise économique. Tous ensemble, depuis Kourou, nous sommes en train de lancer un signal politique, une réponse à la crise : l'Europe est capable de gagner ! ».

L'Italien ne croyait pas si bien dire. Tout comme pour le lancement spatial, il est question que le sommet crucial de dimanche soit repoussé en raison d'un blocage… Le chef de projet russe Alexander Lopatin s'était lui aussi réjoui que le début de cette campagne débute « en cette année de jubilée du lancement du premier homme dans l'espace Youri Gagarine ». Mais l'expérimenté numéro 2 de Roscosmos, l'agence spatiale russe, avait pris ses distances avec l'enthousiasme européen : « En Russie, on ne parle pas trop de l'événement à venir mais seulement une fois qu'il a eu lieu ».

 

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Commentaires 5
à écrit le 21/10/2011 à 17:18
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Les européens disent n'importent, quoi, ils peuvent la fermer, soyouz est man rated pour moins cher, il a 50 ans d'experience, les incidents sont rare. je doute qu'ariane soit capable d'en faire autant meme si c'est un bon lanceur.

à écrit le 21/10/2011 à 6:10
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J'imagine que ça été dit mais pourquoi ce sont des lanceurs russes pour des satellites européens et pas des lanceurs ariane ?

le 21/10/2011 à 8:06
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Pour une question de coût, un Soyouz coûte moins cher qu'Ariane à la fabrication, mais aussi moins cher au lancement. D'autre part,il est beaucoup plus solide (La Russie est le seul fabricant de fusées qui peuvent être transportées montées et couché...

à écrit le 20/10/2011 à 23:01
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Peut-être que les Russes devraient mettre en danger la vie de personne et passer pour des rigolos pour satisfaire les Occidentaux ???

le 21/10/2011 à 11:16
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N'importe quoi!

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