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Entreprises & FinanceAéronautique & Défense

Airbus: le syndicat allemand IG Metall redoute une "catastrophe" sociale

AFP

Publié le 01 juillet 2020 à 10:27 - Mis à jour le 01 juillet 2020 à 10:49

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Ralph Orlowski

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Outre-Rhin, la puissante organisation syndicale demande le renoncement aux "licenciements secs". En France, la direction et le ministère des Transports tentent de rassurer en évoquant 1.000 à 2.000 emplois potentiellement "sauvés" parmi les milliers de suppressions de postes annoncés.

Le puissant syndicat allemand IG Metall redoute une "catastrophe" sociale chez Airbus, au lendemain de l'annonce de la suppression de 15.000 postes dans le groupe, dont un tiers en Allemagne.

"Nous nous attendons à ce que Airbus assure, en dialoguant avec les représentants du personnels, l'avenir des lieux de production" en Allemagne, et "cela passe par un renoncement aux licenciements secs", estime mercredi le syndicat dans un communiqué.

L'organisation craint une "catastrophe pour les hommes et les lieux de production" en Allemagne, qui doit inciter "les politiques à trouver des solutions pour le secteur".

L'Allemagne est plus touchée que la France

Plombé par la pandémie de coronavirus, qui a plongé le secteur aérien, son principal client, dans une crise profonde, Airbus a annoncé mardi la suppression d'environ 15.000 postes en Europe, soit environ 11% de ses effectifs.

Un tiers de ces suppressions de postes doivent être réalisées en France, mais l'Allemagne est le pays le plus touché, avec 5.100 postes concernés.

"Il existe des alternatives à des suppressions de postes, telles que la diminution du temps de travail", estime le syndicat.

IG Metall appelle également le groupe aéronautique à "prolonger les dispositifs de chômage partiel".

"Dans certains lieux de production d'Airbus, le chômage partiel n'a pas été demandé une fois en deux mois : c'est un paradoxe de discuter désormais d'un tel plan de suppression de postes", juge le syndicat.

1.000, 2.000 emplois sauvés en France ?

Si Airbus a annoncé ne pas exclure de licenciements, il compte sur les départs volontaires, des mesures de retraite anticipée et sur les dispositifs de chômage partiel pour les limiter.

"Les départs contraints qui auront lieu devraient être au bout du compte bien plus limités que les chiffres annoncés aujourd'hui", a indiqué mardi à l'AFP le dirigeant du groupe, Guillaume Faury.

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Les dispositifs de chômage partiel de longue durée en France et en Allemagne, en fonction de leurs "modalités précises", pourraient permettre de préserver "jusqu'à 1.000 emplois" en France, et 1.500 en Allemagne, a-t-il précisé.

De son côté, le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari s'est montré encore plus optimiste que le PDG mercredi. Selon lui, les dispositifs d'aide devraient permettre de "sauver" 2.000 emplois, sur les 5.000 postes qu'Airbus entend supprimer en France, a-t-il assuré.

"On a fait les calculs cette nuit", a-t-il assuré: "Si vous mettez en place l'activité partielle longue durée (...), c'est 1.500 emplois qui seraient sauvés" en France, où Airbus employait 49.000 personnes fin 2019.

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"On investit aussi massivement sur l'avion de demain, la nouvelle génération d'avions verts, sobres en carbone, c'est 500 emplois qui vont être sauvés pour Airbus. Déjà 2.000 emplois !"

AFP

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