Ariane 5 réussit parfaitement son 105e vol

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Pour son troisième lancement de l'année, Ariane 5 a placé avec succès deux satellites depuis Kourou : le satellite de télécoms Intelsat 39 et EDRS-C, le satellite de communications destiné au système européen de relais de données par satellite
Pour son troisième lancement de l'année, Ariane 5 a placé avec succès deux satellites depuis Kourou : le satellite de télécoms Intelsat 39 et EDRS-C, le satellite de communications destiné au système européen de relais de données par satellite (Crédits : Arianespace)
Le lanceur Ariane 5 a encore augmenté sa capacité d'emport lors de son 105e vol.

Pour son troisième lancement de l'année, Ariane 5 a placé avec succès deux satellites en orbite de transfert géostationnaire (GTO) depuis Kourou : le satellite de télécoms Intelsat 39 et EDRS-C, le satellite de communications destiné au système européen de relais de données par satellite. Intelsat 39 est le 61satellite lancé par Arianespace pour le compte d'Intelsat, depuis la première mission effectuée pour cet opérateur en 1983. Il remplacera le satellite Intelsat 902, lancé par Arianespace en 2001.

Construit par le groupe allemand OHB System AG, le satellite EDRS-C est le deuxième nœud du réseau SpaceDataHighway. Basé sur une technologie laser de pointe, EDRS est le premier réseau fibre optique de l'espace. Porté par un partenariat public-privé entre l'ESA et Airbus, il contribuera à améliorer les services de surveillance environnementale et de sécurité, les capacités d'intervention en cas de catastrophe et la gestion des crises.

Hausse de la capacité d'emport

La performance totale demandée au lanceur était de 10,66 tonnes, dont 9,786 tonnes pour les deux satellites. La capacité d'emport de la charge utile a pu être augmentée de 90 kilos grâce à l'utilisation, pour la première fois, d'un étage supérieur dont les réservoirs d'hydrogène et d'oxygène liquides ont été rallongés afin d'accroître leur capacité de stockage de 360 kg d'ergols au total, a expliqué ArianeGroup dans un communiqué publié mardi soir. Avec cet étage supérieur rallongé d'à peine quatre centimètres, Ariane 5 a donc une nouvelle fois réalisé un gain significatif de performance, dans le cadre de son  programme d'amélioration continue.

"Cette nouvelle capacité d'emport d'Ariane 5 est une étape de plus dans notre processus d'amélioration permanente des performances et donc de la compétitivité d'Ariane 5. ArianeGroup et les partenaires du programme Ariane travaillent sans relâche à de nouvelles innovations pour servir le marché de manière optimale et tous les efforts réalisés pour Ariane 5 bénéficieront à Ariane 6, a expliqué le président exécutif (CEO) d'ArianeGroup, André-Hubert Roussel.

L'étape suivante sera de fusionner les structures de la case à équipements et l'adaptateur de charge utile pour accroître encore la capacité d'emport. Les travaux du projet d'amélioration de la performance et de la compétitivité, financé par l'Agence spatiale européenne (ESA), ont été menés de façon collaborative entre les sites d'ArianeGroup à Brême, aux Mureaux et à Vernon, ainsi qu'avec les entreprises EuroCryospace, Air Liquide et MT Aerospace, partenaires du programme Ariane.

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Commentaires
a écrit le 09/08/2019 à 11:02 :
« Le premier réseau fibre optique de l’espace » vous êtes sûr ? C’est révolutionnaire !
a écrit le 08/08/2019 à 8:51 :
Quand les européens savent s'unir sur des programmes de long terme en visant l'indépendance technologique et le leadership mondial, ils réussissent au delà de tte espérance : ici le trio Italie Allemagne France fait merveille.
l'Europe a la particularité de constituer des équipes pluridisciplinaires dirigées par des managers talentueux aux cultures diverses qui peuvent si nécessaire être interchangeables : ainsi, on profite de talents internationaux et multiculturels qui ne sont pas formatés par les mêmes universités ou les mêmes écoles comme ailleurs aux US, en Russie ou en Chine.
a écrit le 07/08/2019 à 12:08 :
Un satellite pour "améliorer les services de surveillance environnementale et de sécurité, les capacités d'intervention en cas de catastrophe et la gestion des crises." . . .
Mais ça doit être extrêmement polluant tout ça ! Non seulement pour l'envoi, mais ensuite, ça fera encore un déchet de plus dans la ceinture orbitale de la terre !!! et je ne vous parle pas de la pollution sonore d'une telle fusée !!
Mais que font les écolos pour interdire tout ça !!?? Il faudrait attendre pour mettre en place de tels satellites, que l'on puisse le faire grâce à l'énergie solaire ou éolien !! . . . non ?
Réponse de le 07/08/2019 à 16:13 :
@lyonnnais
Les satellites fonctionnent déjà avec des panneaux solaires, et pour les plus récents avec des propulseurs électriques, mais tout ceci est polluant. Pour la propulsion des lanceurs, le solaire ou l'éolien ? Y'aurait-il une nouvelle drogue qui circule à Lyon?
Evidement l'O2 et l'H2 pourrait très bien être produits grâce à des énergies vertes.
Mais j'ai toujours des doutes sur le coté réellement écolo des motus hybrides auto.
Alors "les usines à gaz" du genre granulés de bois pour alimenter des chaudières, pour au final faire de l'électricité, ça ne passe pas.
Tout comme transformer l'électricité en hydrogène pour ensuite retransformer H2 (solide, liquide ou gazeux) en électricité, pas plus.
Partir du solaire ou de l'éolien pour propulser les lanceurs, la encore j'ai des doutes. Mais la R&D peut être surprenante, avec du temps !
L'actualité démontre que des films fictions des décennies précédentes sont en train d'être ringardisées.
Les EDRS relayeront plus vite les informations (images ou vidéos) des satellites d'observation vers terre. Ils permettront de prévenir plus rapidement les catastrophes et de sauver des vies, des biens, voir des récoltes ou autres. Ou encore de constater plus rapidement l'ampleur d'une marée noire ou autre catastrophe industrielle, ou d'avoir rapidement une analyse précise de l'environnement d'un navire en détresse.
Les militaires et les renseignements pourront aussi certainement profiter de ce haut débit.
J'emploie le futur parce que je suppose qu'il va falloir un certain temps pour caller ces relais avec les constellations de satellites.
Les EDRS, c'est le haut débit spatial par transmission optique (des milliers de lasers).
Puisque vous parlez des débris, je suppose que grâce à ce système il sera bien plus rapide de reprogrammer un satellite qui risquerait d'être endommagé par un débris ou un satellite mort.
Grace à ces relais, les infos circuleront entre les stations terrestres et les satellites géostationnaires quasi instantanément, ce qui va ringardiser les transmissions actuelles.
Ecologie OK, mais on ne va pas retourner à l'Age de Pierre pour le plaisir des écologistes. J'aime bien les radis, les carottes et les patates, mais les racines sauvages ne me branchent pas.
Mais le spatial européen va pendre sa part de responsabilités, pour faire au mieux, avec ses objectifs économiques.
La pression citoyenne (et pas que ceux qui s'affichent écologistes) oblige les industriels et gouvernements à faire le job pour limiter les dégâts sur la planète. CNES, Thales, ESA, Airbus et Arianespace y sont de toute façon contraints par la concurrence. La recherche des économies a généralement des vertus écologiques, à plus ou moins long terme, puisqu'elle amène à consommer moins de carburants et moins de matières premières, et tend à simplifier le process, la fabrication et la logistique, ceci pour un périmètre de résultats finaux stable ou amélioré.
Le fait que la planète se peuple toujours plus, et est toujours plus accro aux technologies avancées, notamment dans les nations en développement, est un phénomène qui ne se tarira pas !
Personne en France n'est prêt à abandonner son ou ses portables pour aller faire la queue chez le buraliste pour acheter des cartes prépayées et ensuite aller faire la queue devant des cabine téléphoniques pour passer une communication incertaine, notamment les plus jeunes.
N'est ce pas?
Et puis je suppose que les lancement à Kourou doivent bien moins consommer en énergie que l'ensemble des mobiles et tablettes utiliser en Europe, voir même seulement en France.
Allez-vous vous séparer des vos appareils électroniques pour sauvez la planète? Permettez-moi d'en douter.
D'ailleurs, le fait que vous ayez cliquer sur le ce site.......
Parce que la Tribune est en vente en format papier.
Ecologie, oui, tout dépend où on met le curseur !
L'assemblage, voir la recharge électrique et la maintenance de satellites dans l'espace permettrait de déduire considérablement les couts..........
Réponse de le 08/08/2019 à 18:14 :
Je pense que les propos du lyonnais étaient du second degré pour fustiger le dogmatisme des écologistes, non ?
Réponse de le 09/08/2019 à 10:35 :
@Totoff
Oui peut-être, j'y avais pensé : "la nouvelle drogue qui circule à Lyon?"
Mais dans le doute j'ai développé, sans hallebardes.
a écrit le 07/08/2019 à 11:47 :
ce qui ne devrait pas empêcher Ariane de se pencher sur les solutions à faible et très faible coût !
a écrit le 07/08/2019 à 10:51 :
le programme Ariane V initié en 1994 est une vraie reussite pour l'industrie spatiale européenne pour le CNES, pour l'ESA et pour les partenaires européens comme la France, l'Allemagne, l'Espagne, ou encore l'Italie. sur 100 tirs , 95 tirs reussis et 5 echecs soit 95% de reussite pour Ariane V. Oui ce programme est une reussite depuis le début malgré l'echec du vol 501 en 1996 et celui de 2002. La capacité d'emport de cette fusée etait d'autant plus importante que les satellites etaient "plus massifs" plus volumineux. Oui Ariane V est une reussite pour le spatial européen tout en concurrence avec lesfusées américaines etchinois ou russes. Le futur programme Ariane VI sera lui aussi important voir capital pour la continuation du programme spatial européen et la conquête de l'espace: enverrons-nous un astronaute européen sur la Lune ? sur Mars ? peut-être mais le programme Ariane V y a dejà contribué grandement ! Vive ArianeV et Ariane VI etvive le programme spatial européen !!!
Réponse de le 07/08/2019 à 13:39 :
On dirait un discours de politique générale officiel. Un communiqué ?
L'Europe en temps que machin n'existait pas !
Réponse de le 07/08/2019 à 17:18 :
Pour votre information voici les principaux pays contributeurs pour Ariane:

France (+-45%), Allemagne (+-22 %), Italie (+-15 %),

Belgique (+- 6 %).

L' Espagne, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse prennent une participation comprise entre 1 et 2 %
Réponse de le 07/08/2019 à 22:38 :
Vous avez raison. Ariane V est un formidable succès malgré quelques rares échecs, bien normaux dans ce métier difficile. Cette fusée, bien pensée il y a 40 ans a fait le job et a su s'adapter grâce à ses concepteurs pleins de bon sens. Pour la suite je crains de ne pas partager votre engouement. Ariane VI n'est qu'une simple évolution d'Ariane V désormais dépassée et sans réelle capacité d'évolution. Les concepteurs ne sont plus les mêmes. Le CNES et ses multiples fournisseurs industriels motivés ont laissé la place à l'ESA et un Prime industriel ArianeGroup peu enclins à l'innovation et l'économie. Alors même que le secteur vit une révolution majeure. Ce sera dur pour Ariane VI.
Réponse de le 08/08/2019 à 15:28 :
@Raca
Pour le programme Ariane-5 actuel ?
J'avais l'Italie à 6%
Parce que des taux de participation sont différents pour Ariane-6, notamment parce que l'Italie décroche pour Véga-C (Italie 65%)
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Pour Ariane-6
Objectif retour géographique sur le programme Ariane 6 (données ESA) :
L’objectif de l'ESA : « les pays membres récupèrent une charge de production équivalente à leur investissement financier ». Pas simple !
France 52%
Allemagne 23,55%
Espagne 6% (à 3% sur Ariane 5)
Belgique 3,5%
Suisse 3%
Suède 1,86%
Pays-Bas 1,85%
Italie 1,40% (se consacre au futur Véga C, était à 6% sur Ariane 5)
Roumanie 1%
Norvège 0,33%
Ireland 0,31%
Australie 0,036%
Ces données datent un peu, mais je doute qu'il y ait eu des changements.
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Ariane 62, missions non géostationnaire et géostationnaire, 2 boosters, jusqu’à 5 t.
Ariane 64, géostationnaire, 4 boosters, jusqu’à 11,5 t, poussée au décollage à plus de 1500t, masse totale au décollage 860 t (780 t pour Ariane 5).
Les boosters à poudre (plus puissants) seront identiques à celui qui accélérera le futur Vega C qui ne possède pas de moteur sur son 1er étage.
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Ariane 62 et 64 possèderont un nouvel étage ré-allumable qui permet d’atteindre différentes orbites, ce dont Soyouz était capable, mais pas Ariane 5.
N'hésitez pas a corriger des erreurs, merci
Réponse de le 10/08/2019 à 11:25 :
pour info vos chiffres sur le financement des programmes Ariane 5 ou 6 ne sont pas exactes … n'oubliez pas que la propulsion est faite par la société AVIO qui s'ajoute au financement de l'Italie… . N'oubliez pas que certains pays
finance et d'autres finances et apporte de la technologie comme France Italie Allemagne… .
a écrit le 07/08/2019 à 8:27 :
Bravo, on ne s'en lasse pas, c'est aussi à ça que sert la CE : faire de beaux programmes scientifiques et industriels....!

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