Armement : l'Allemagne veut-elle dynamiter la coopération avec la France ?
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L'Allemagne est-elle vraiment le partenaire fiable que pourrait attendre la France dans le domaine de l'armement ?
Reuters
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L'Allemagne est-elle vraiment le partenaire fiable que pourrait attendre la France dans le domaine de l'armement ?
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L'Allemagne est-elle vraiment un partenaire fiable vis-à-vis de la France dans le domaine de l'armement ? Berlin va-t-il lâcher une nouvelle fois Paris dans deux programmes que les deux pays devaient pourtant lancer en coopération ? C'est fort possible. L'Allemagne est en train de détricoter l'ensemble des coopérations avec la France et joue un jeu très inquiétant sur le projet de modernisation de l'hélicoptère de combat Tigre, le Tigre Mk3, qui reste un équipement critique pour l'armée française, et sur le projet du futur avion de patrouille maritime (programme MAWS). Sur ces deux programmes, l'armée allemande lorgne sans état d'âme du côté des Etats-Unis, plus particulièrement du côté de Boeing : des Apache AH-64E à la place des Tigre et des P-8A Poseidon à la place du programme MAWS. Si elle confirmait ses choix américains, l'Allemagne n'en sera pas à sa première déloyauté vis-à-vis de la France (missile MAST-F, observation spatiale...)
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Dans le même temps, les industriels français jouent le jeu des équipiers modèles dans les programmes Eurodrone (drone MALE) et MGCS, sous leadership allemand. Ce qui n'est pas vraiment le cas des Allemands dans les négociations dans le cadre du SCAF (Système de combat aérien du futur). Qu'attend l'État français pour taper du poing sur la table pour se faire respecter par un partenaire de moins en moins fiable ? Car on peut se demander si l'Allemagne veut vraiment coopérer avec la France ? Emmanuel Macron, qui aura eu le mérite de vouloir lancer des coopérations tous azimuts dans le domaine de l'armement avec l'Allemagne, doit désormais prendre l'initiative avant de subir de plein fouet les décisions allemandes, ce qui serait pour lui catastrophique. Il ne peut pas être tenu responsable de cet échec, car à l'impossible, nul n'est tenu... Et céder aux exigences allemandes serait au regard de l'histoire une faute, surtout à quelques mois de l'élection présidentielle.