Aviation régionale : ATR montre une nouvelle fois sa résilience incroyable
Michel Cabirol à Dubaï
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Le président exécutif Stefano Bortoli au Dubaï Airshow (2021)
ATR
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Le président exécutif Stefano Bortoli au Dubaï Airshow (2021)
ATR
Moribond ces derniers mois, le constructeur de turbopropulseurs ATR est sur le point de réussir son pari de rebondir après une crise d'une brutalité inédite provoquée par la pandémie Covid-19 qui a ébranlé toute l'aviation mondiale. Une crise qui a déstabilisé très fortement le marché de l'avion régionale. Toutefois, ATR, l'année de ses 40 ans, démontre à nouveau une résilience incroyable après avoir vendu seulement six appareils en 2020. L'avionneur régional, détenu à 50-50 par Airbus et Leonardo, est déjà un rescapé après avoir survécu au début des années 2000 à une mort annoncée. Pour ATR, le salon aéronautique de Dubaï a montré des signes concrets de reprise du marché.
Depuis le début de 2021, "une année de transition" souligne le président exécutif Stefano Bortoli dans un entretien accordé à Dubaï à La Tribune, ATR a réussi à engranger 29 commandes fermes, dont 26 pour des ATR 72-600, de la part de huit compagnies : Sky Express (6 ATR 72-600), TAROM (3 ATR 72-600), Binter Canarias (4 ATR 72-600), Air Corsica (5 ATR 72-600), un client non révélé (5 ATR 72-600), Afrijet (3 ATR 72-600), Japan Air Commuter (1 ATR 42-600) et un client non révélé (2 ATR 42-600). Ce qui gonfle le carnet de commandes du constructeur franco-italien à 200 appareils, précise-t-il. Il fait valoir également que les commandes proviennent de compagnies aériennes et non de loueurs.
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Stefano Bortoli souhaite rester prudent. Surtout en matière de livraisons. Sur les neuf premiers mois, ATR avait livré fin septembre 16 appareils (10 appareils en 2020). Le président exécutif compte en livrer "près de 30" en 2021. En 2022, l'avionneur prévoit d'augmenter ses livraisons au-delà de 30 appareils. La fourchette reste encore très large - entre 30 et 50 - en raison des incertitudes. "Nous sommes en train de voir comment nous pouvons organiser notre croissance tout en restant un bon niveau pour ne pas prendre trop de risques", explique Stefano Bortoli. Il estime que l'aviation régionale reviendra au niveau de 2019 "au-delà de 2025".
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