Berlin et Paris pilotent ensemble le futur avion de combat européen mais qui va tenir le manche

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La France et l'Allemagne vont s'associer pour lancer le futur système de combat aérien qui remplacera le Rafale (photo) et l'Eurofighter
La France et l'Allemagne vont s'associer pour lancer le futur système de combat aérien qui remplacera le Rafale (photo) et l'Eurofighter (Crédits : Dassault Aviation)
Incroyable mais vrai, la France et l'Allemagne vont lancer ensemble la première étape du futur système de combat aérien. Mais le projet devra surmonter beaucoup, beaucoup d'obstacles. En premier lieu, celui de confier ce programme aux industriels en fonction de leurs compétences et à un maître d'oeuvre ayant fait ses preuves.

C'est donc sur les terres allemandes, précisément au salon aéronautique de Berlin (ILA), que le futur système de combat aérien (SCAF) européen va voir le jour. Tout un symbole pour l'aéronautique militaire européenne dont le cœur battait jusqu'ici à Londres et à Paris. La ministre des Armées Florence Parly sera ce jeudi dans les allées du salon, dont la France est cette année le pays invité, avec son homologue allemande Ursula von der Leyen. Elles se rendront au salon à bord d'un Airbus A400M, symbole d'une coopération franco-allemande et européenne qui n'est... pas toujours réussie. Il est à  espérer que le futur système de combat aérien soit beaucoup mieux maîtrisé que ne l'a été l'A400M par Airbus.

Un document signé

"J'ai l'espoir que fin avril, lors du salon aéronautique de Berlin (ILA) nous pourrons matérialiser une première étape significative", avait confié début avril Florence Parly dans une interview accordée à La Tribune. Chose promise, chose due. Le ministère des Armées a annoncé mercredi que le salon ILA sera l'occasion de "franchir de nouvelles étapes dans la coopération capacitaire franco-allemande, notamment concernant le système de combat aérien du futur (SCAF) et les systèmes de patrouille maritime". Un document marquant l'accord de la France et de l'Allemagne concernant le besoin opérationnel du SCAF sera notamment signé. On y est donc presque. Ainsi, les deux pays pourront proposer une alternative européenne crédible au F-35 américain... à condition de faire un vrai programme opérationnel et non pas un avion de combat qui fasse plaisir à tous les industriels européens... A suivre.

"Il s'agit d'une première historique et d'un pas décisif pour l'Europe de la défense, a estimé le ministère des Armées. La signature de ce document, quelques mois seulement après le conseil franco-allemand de défense et de sécurité de juillet 2017, qui avait initié ce projet est une illustration de la détermination de la France et de l'Allemagne à agir rapidement pour l'Europe de la défense autour de projets concrets et nécessaires".

Selon l'AFP, les deux ministres devraient signer un "contrat commun qui fasse travailler ensemble" les industriels des deux côtés du Rhin. Il s'agit d'un "High level command operations requirements document" (HLCORD), l'équivalent d'une Fiche d'expression de besoins (FEB), précise-t-on au ministère des Armées. La France a proposé "dès la fin de l'année dernière aux Allemands de se joindre à nous pour participer" à une "étude technico-opérationnelle de définition du système de combat aérien du futur", avait expliqué mi-février aux députés le Délégué général pour l'armement Joël Barre. "Nous leur avons indiqué très précisément quel était le contenu de l'étude, la façon dont nous voulions la mener et la manière dont nous pouvions nous associer", avait-il poursuivi.

Un programme en fonction des compétences de chacun?

Pour résumer grossièrement le projet, les compétences pour développer et concevoir  un avion de combat sont maîtrisées par la France mais l'argent pour le financer est en Allemagne, qui a toutefois un certain nombre de savoir-faire dans ce domaine. Ce qui fait dire à un industriel français du secteur que ce programme pourrait être l'occasion d'un "très important transfert de technologies de la France vers l'Allemagne". Pour le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, plus politiquement correct lors de la présentation des résultats du GIFAS le 12 avril, "la structuration de l'architecture du programme doit se faire en fonction des compétences". Clairement, les industriels auront "du travail en fonction de leurs compétences".

"Il y aura du travail pour tout le monde, avait estimé Florence Parly dans La Tribune. Il n'y aura pas que des questions d'avions ou de conception d'avions de combat en tant que tel mais il y aura beaucoup d'enjeux sur les systèmes, la connectivité... En fonction des pays, il y a des compétences, des savoir-faire technologiques et industriels plus ou moins forts. Notre objectif est que collectivement nous montions tous en gamme. Mais l'idée est de construire un programme sur des compétences existantes".

Dans cet esprit de coopération, Dassault Aviation et Airbus ont annoncé mercredi qu'ils ont décidé "d'unir leurs forces pour assurer le développement et la production du Système de Combat Aérien Futur (SCAF)", un programme qui sera amené "à compléter puis à remplacer" les Eurofighter et les Rafale actuellement en service, entre 2035 et 2040. Ce partenariat, conclu à Berlin par le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier et le PDG d'Airbus Defence and Space Dirk Hoke, est un "accord industriel historique qui permettra de garantir la souveraineté et le leadership technologique de l'Europe dans le secteur de l'aviation militaire au cours des prochaines décennies". Qui sera le leader de ce programme? Interrogé par La Tribune le 12 avril, Eric Trappier avait expliqué que le leadership de ce programme "n'avait pas été décidé par les Etats".

Dassault Aviation ne cache pas qu'il veut prendre la tête du développement du futur avion de combat européen dans le cadre du programme franco-allemand de SCAF, a annoncé le 13 avril Eric Trappier dans un entretien accordé à l'hebdomadaire allemand WirtschaftsWoche. "L'expérience a montré que si on veut qu'un projet de défense réussisse, il faut que quelqu'un en soit le responsable, le leader", a-t-il estimé. "Nous pouvons prendre le rôle principal", a-t-il ajouté. "Le fait est que nous sommes la seule entreprise en Europe à pouvoir construire un avion de combat complet de A à Z et que nous sommes les seuls à avoir 70 ans d'expérience et de compétences", a-t-il fait valoir.

SCAF, un système de systèmes

Le SCAF est un système de systèmes associant un large éventail d'éléments interconnectés et interopérables, comprenant un avion de combat de nouvelle génération, des drones MALE (moyenne altitude, longue endurance), la flotte d'avions existants (qui sera encore en service après 2040), de futurs missiles de croisière et des drones évoluant en essaim, expliquent Dassault Aviation et Airbus. Le système complet sera connecté à un vaste périmètre d'avions de mission, de satellites, de systèmes de l'OTAN et de systèmes de combat terrestres et navals, avec lesquels il pourra opérer.

"Au lieu de raisonner exclusivement sur le développement des plateformes, je préconise, à ce stade de la réflexion, une approche également centrée sur l'architecture du système dans son ensemble, avait expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général André Lanata. Un avion de combat ne produit pas à lui seul les effets nécessaires. Il est dépendant en particulier des informations dont il dispose : cela nécessite de combiner des capteurs, des armements, des moyens de surveillance, des moyens et des normes de communication souvent à très longue distance mais aussi l'appui du ravitaillement en vol, des moyens de détection aéroportés, etc. Il faut donc commencer par évaluer les architectures système et la norme d'échange du système de nature à répondre à nos besoins opérationnels. Nous serons ainsi en mesure de déterminer sur quels secteurs nous devons concentrer nos investissements".

Au sein de la DGA, on confirme que le système aérien du futur devra être "un système de systèmes, avec différentes plateformes en réseau : Il n'y aura plus un avion mais une patrouille mixte avec des avions, des drones - de combat ou de reconnaissance - , des missiles hypervéloces et quelque part un AWACS ou le successeur de l'AWACS". Ainsi ce système complet ne pourra fonctionner que s'il partage complètement toutes les informations et s'il est capable de mettre en place un véritable combat collaboratif. Ce système pourra décider en fonction de la menace ou de l'évolution de la situation quelle plateforme va attaquer (drone, missile) et celle qui reste en arrière.

En termes de performance des capteurs et de détection, la DGA a d'ailleurs commencé à étudier des briques technologiques, qui seront en service d'ici 10 à 15 ans comme la guerre électronique distribuée par exemple. Car ce ne sera plus le système de guerre électronique du Rafale, qui donnera seul l'information mais différents capteurs sur quatre, cinq ou six plateformes. Cette mise en réseau donnera in fine une information beaucoup plus précise. La guerre du futur consistera plus à une bataille "d'un réseau face à un réseau", précise-t-on à la DGA. Une nouvelle façon de faire la guerre à cause des systèmes de défense aériens de plus en plus performants, qui interdisent l'accès de l'espace aérien protégé (déni d'accès). Cette rupture "nous obligent à transformer le combat aérien, qui reste une composante très importante de notre suprématie", fait-on valoir à la DGA.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2018 à 13:12 :
Une femme, certainement.............
Réponse de le 27/04/2018 à 22:26 :
@phil - en 2018, rien n'est moins sûr ! je vais déposer plainte pour discrimination, misogynie, appel à la haine, stigmatisation, et je lance un appel à manifester devant votre domicile !
a écrit le 27/04/2018 à 9:45 :
Voilà une excellente nouvelle . Malgré que la France ne possède pas l'argent, ce sera bien Dassault et ses sous traitants qui auront les clés de fabrication du future avion franco-allemand.
Les allemands auront le lead sur d'autres projets (Drone et char d'assault) et ils reconnaissent notre savoir faire dans les avions vu les déboires et les surcouts de l'eurofighter .
Quand aux sceptiques qui pensent que Dassault, Thales et Safran vont se faire dépouiller par les allemands, c'est mal connaitre ces entreprises...
Dassault fabrique des avions depuis une époque auquel tout les intervenants de ce forum n'étaient pas encore de ce monde.
Donc pas d'inquiétude et nos politiques malgré tout leur défauts savent protéger les intérets capitaux du pays et notre industrie militaire de pointe en fait partie.

Les allemands voulaient absolument la France comme partenaire car sans la France, ils savent qu'ils seront obligés d'acheter américain et de voir leur industrie militaire aéronautique mourir à petit feu. Donc ne pas oublier que c'est la FRANCE qui est en position de FORCE dans ce projet.
Vous verrez dans les prochains accords que tout cela sera étayé .
Réponse de le 27/04/2018 à 22:07 :
@Jason Bourne - En matière de défense, Dassault, Thales et Safran font ce que le gouvernement leur ordonne de faire. Or depuis 2007, il est évident que nos gouvernants démolissent la France au profit de l'UE, donc de l'Allemagne.
Alstom, c’était plus que des trains et des turbines. C’était aussi un centre de poursuite satellitaire qui choisissait le moment opportun pour le départ des sous-marins de leur base, sans qu'ils soient repérés par les satellites américains et autres. Aujourd'hui dans les mains de GE !
a écrit le 27/04/2018 à 0:33 :
Après l'anglais est fourbe, la nouvelle version l'allemand est fourbe.
Tout le monde autre que lui est fourbe au pays de Scapin...
a écrit le 27/04/2018 à 0:30 :
Mais de quels transferts de technologie parlez vous ? Vous croyez qu'il y a une différence de qualité, de nature entre les technologies du rafale et celles du typhoon ?

Si le rafale est mieux conçus ça ne veut pas dire qu'il contient des technos alien inconnues des allemands... Ce sont des choix de gabarit, de configuration aéro, d'architecture mais je en vois pas d'avance technologique, le GPS peut etre (sic)
a écrit le 26/04/2018 à 17:45 :
Une défense européenne sous commandement effectif de l'Otan, équipée principalement de F35 américain, avec un fonds prévu de 5,5 milliards d'E/an : certains comme l'Estonie ou la Pologne y sont acquis d'avance (pour le principe surtout ) mais d'autres pour raison budgétaire ou politique ne suivront pas. Restera un noyau dur qui s’arrogera le droit de bombarder au nom de l'Europe (exemple récent macronien pour la Syrie). Un projet qui plait beaucoup à Trump (et aux industries d'armement) puisqu'il souhaite que les États consacrent 2 % du PIB à leurs budgets militaires ( 4 % aux EU) .
a écrit le 26/04/2018 à 17:26 :
Les Français devraient arrêter de se plaindre tout le temps, toujours à pleurnicher que les Allemands n'investissent pas assez en Europe et en France, et quand ils le font on se lamente (encore et toujours) que les Allemands sont des fourbes et des voleurs de technologie. Quand on pense que la France n'a aucune leçon à donner, à qui que ce soit, en terme de fourberie, de dissimulation, de mensonge et de corruption.

Les Allemands devraient cesser de vouloir s'associer avec les Français sur des projets d'envergure, les Français sont décidément trop pénibles. Les Allemands devraient trouver des interlocuteurs plus ouverts et plus matures du côté des Américains. :-)
Réponse de le 26/04/2018 à 19:26 :
Et bien si nous Français sommes trop pénibles, vous autres êtes bien trop malhonnêtes. Les affaires récentes de corruption impliquant la direction allemande d'Airbus, ou de Wolkswagen dans le diesel ne vous donnent pas raison. Nous en revanche avons bien noté le démantèlement après rachat de Fokker en 1996 par DASA. Fokker était rien de moins que l'avionneur le plus compétent europe dans le civil avec Aérospatiale. Le petit Hollandais était trop gênant pour vous visiblement.
Nous avons suivi avec intérêt le démantèlement brutal (empêché) de Kockums par Thyssenkrupp dans les sous-marins.
La violation des accords Debré-Shmidt? Violation de l' accord Male2020-Satellites d'observation ?
L'amitié franco-allemande franchement personne n'y croit , libre à vous d'aller voir ailleurs.
Réponse de le 26/04/2018 à 20:01 :
@ Jacques Daniel

Airbus sans les Allemands n'existerait pas... et d'autant plus aujourd'hui où l'entreprise a besoin de beaucoup de capitaux, ce que la France n'a pas, pour faire une vraie concurrence, nez à nez, à Boeing. Mais cela vous a échappé sans doute.

Volkswagen a été pris dans le scandale des moteurs truqués comme l'ont été Renault et Peugeot... mais ces-dernières étant soutenues par l'État Français et n'ont pas été poursuivies parce que l'État Français ne veut pas nuire à ses propres intérêts... ses participations dans ces entreprises. Vous voulez que l'on parle d'Alstom ? Un autre beau sujet à discuter.

Pour les autres cas que vous citer avec enthousiasme et ferveur, malgré la part de vérité dans votre propos, il reste que le commerce mondial, surtout depuis l'après-guerre est truffé de milliers d'exemples de ce genre, et ceci a un nom, on appelle ça la libre concurrence... on l'accepte ou on la refuse mais il faut jouer le jeu des deux côtés... et sans se plaindre que la main ne nous favorise pas.
a écrit le 26/04/2018 à 13:56 :
L'important, c'est de ne pas faire un avion sur les désirs des militaires, mais un avion vendable à l'export. Tigre, A400 , en sont les plus beaux exemples de fiasco commerciaux. Nous avons de très beaux matériels trop sophistiqués, donc trop chers et qui ne répondent pas aux guerres asymétriques des 50 prochaines années !
Réponse de le 26/04/2018 à 16:56 :
ne pas faire un avion de guerre sur les desirs des militaire. c est ca ! on va le faire sur les desirs de bercy : avion a helice, larguage des bombes a la main si ca ne plait pas aux mili tant pis? c est pas eux qui paient hein!?
si ton tigre, a400 et europhigter ont foirés c est pas a cause des desirs des mili mais a ceux des politiques nationales qui voulaient tous en faire un morceaux meme en m ayant aucun savoir faire!
Réponse de le 26/04/2018 à 18:35 :
A400 est d'abord un fiasco produit: à force de vouloir tout faire, on arrive à rien faire de bien, mais je suis convaincu qu'il y a des retombées techno à ramasser.
Si ces 2 aéronefs étaient bien conçus et répondaient aux besoins opérationnels militaires (en terme de fiabilité pour le tigre, en terme de fonctionnalité pour A400), ils auraient pas mal de clients malgré l'influence militaire mineure des européens.

Ce n'est pas en faisant un avion bon marché que l'on arriverait à bien le vendre: regardez le Scorpion de Textron AirLand et les avions chinois.
a écrit le 26/04/2018 à 12:51 :
Globalement une alliance franco-allemande est nécessaire pour pousser l'europe à se passer de l'oncle Sam, un avion de combat européen au seul bénéfice de la France n'est tout simplement pas réaliste. Quant au transfert de technologie, si l'Allemagne apporte des financements, c'est du gagnant-gagnant.
Réponse de le 26/04/2018 à 14:48 :
La France à plus à perdre à coopérer avec l'allemagne, tandis que l'allemagne à tout à gagner dans cette coopération. Ajoutez à cela leur "fourberie" (euphémisme) en matière de coopérations transnationales et vous réaliserez qu'on est en fait plus proche d'un deal perdant-gagnant.
Réponse de le 26/04/2018 à 16:54 :
Sauf qu'avec un transfert de technologies comme celui-là, la France perd un avantage concurrentiel énorme à l'avenir. C'est un apport de fond pour un projet contre un transfert de technologies pour les décennies voir les siècles à venir.
Je n'ai rien contre la coopération franco-allemande bien au contraire. Mais il faut rester lucide et peser les avantages et inconvénients d'un tel projet. En l'état actuel des choses, je vois surtout des inconvénients.
Réponse de le 26/04/2018 à 23:45 :
@ le mambo
Et bien justement il faut un apport de fond car il ne faut pas oublier que le rafale est une réussite technologique mais pas vraiment commerciale.
a écrit le 26/04/2018 à 11:05 :
La France doit investir plus pour garder le controle. Il faut baisser les dépenses sociales improductives: seulement en allocations familiales partent 70 milliards par an. La ministre est trop timide. Si la France perd ses dernières avances technologiques qu'est ce qui il nous distinguera de la Grèce à part le fait que la Grèce a du soleil et des centaines d'iles merveilleuses?
a écrit le 26/04/2018 à 10:27 :
Je vais faire un pari: au début on va croire que c'est la France qui tient le projet puis petit a petit l'Allemagne va prendre la technologie et l'influence pour être seul maître a bord.
Tout comme avec Airbus....
Réponse de le 26/04/2018 à 13:02 :
Nombre de salariés d'airbus: 47 963 en France, 46 713 en Allemagne, 39 106 dans le reste du monde (wikipedia).
Donc non, l'Allemagne ne s'est pas taillé la part du lion.
Réponse de le 26/04/2018 à 14:16 :
@icietla - Je parie avec vous. D'ailleurs l'acronyme SCAF va vite disparaître au profit d'un acronyme anglicisé.
Réponse de le 26/04/2018 à 14:23 :
@ johnmckagan: le seul nombre de salariés ne veut rien dire. bon nombre d'entreprises emploient plus à l’étranger que dans leur pays et pourtant la part du lion reste nationale.
Pour Airbus qui était AVANT plus une ets française qu'allemande, maintenant c'est l’inverse. Idem dans le domaine spatial d'ailleurs.
Et pour en revenir au sujet de l'article, les compétences Allemande en terme d'aviation militaire (Eurofighter) sont très largement en dessous de celle de Dassault.
Mais ils sont bons et sauront capter des savoir faire Français.
Ne me croyez pas si vous le souhaitez chacun et libre de voir les choses différemment.
Réponse de le 26/04/2018 à 16:22 :
Sérieusement dés le départ airbus a été franco-allemand à part égale.
Alors maintenant si l'Allemagne a de l'argent et la France la technologie alors c'est très bien comme ça. A quoi ça sert d'avoir de l'avance technologique si c'est pour ne rien en faire?
a écrit le 26/04/2018 à 9:29 :
Dans 20 ans DASSAULT passe dans le giron allemand d'AIRBUS : ACHTUNG naïf français
a écrit le 26/04/2018 à 9:21 :
Berlin. Bah on est habitué maintenant depuis 1939 hein...
a écrit le 26/04/2018 à 9:20 :
Dassault a semble-t-il montré une remarquable capacité dans ce domaine.
a écrit le 26/04/2018 à 8:48 :
"Il s'agit d'une première historique..." faux, le seule première "historique" a été le Transall. Cela a permis au allemands de remettre le pied à l'étrier en matière aéronautique après la guerre. Puisque tous leurs bureaux d'études ont été pillés par les vainqueurs.
a écrit le 26/04/2018 à 8:16 :
Je crains que cette coopération avec les Allemands aboutisse à un nouvel échec. S'ils acceptent que Dassault soit le maître d'oeuvre de ce futur système, ils vont certainement demander des compensations sur d'autres programmes (futur char de combat, futur avion de surveillance maritime...) De plus, ils vont à coup sûr tenter de récupérer un maximum de savoir-faire technologique français.

Une coopération initiale franco-britannique eut été beaucoup plus pertinente, aussi bien en matière de coopération industrielle qu'en matière de synergies opérationnelles, espérons que le versant aéronautique des accords de Lancaster House survivent.
Réponse de le 26/04/2018 à 9:02 :
Bien vu; les industriels allemands sont trés forts pour récupérer__ par tous les moyens__ le savoir -faire technologique français. Une vigilance sans faille
devrait être mise en place en cas d'aboutissement de ce projet.
Réponse de le 26/04/2018 à 9:46 :
Paranoïa et négativisme bien français. À vous entendre les industriels français et Dassault sont des lapins de deux semaines complètement naïfs qui ne sont bons qu’à se faire piller.
Comme si l’inverse n’arrivait jamais.
Triste état d’esprit.
Réponse de le 26/04/2018 à 12:52 :
Hoiann ce n' est pas de la paranoïa, ce sont des commentaires de troll qui disent l inverse sur les sites Allemands
Réponse de le 26/04/2018 à 13:15 :
Une coopération franco-britannique?
L'objectif est de faire un avion made in UE concurrent des avions américains.
Au regard de cet objectif une coopération franco-britannique est du délire complet.
Réponse de le 26/04/2018 à 14:04 :
Hoiann, webes

Il n'est pas dans ma nature d'être pessimiste, je constate simplement que les Allemands, même s'ils demeurent des partenaires de grande qualité, ont la fâcheuse tendance à vouloir s'approprier de nombreux programmes ou entreprises de défense/aéronautique européens (Galileo, Nexter, même Airbus s'est beaucoup germanisé ces derniers temps...)
J'ose effectivement espérer que nos dirigeants et chefs d'entreprises auront la présence d'esprit de ne pas se laisser avoir cette fois si.

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