Paris et Berlin prêts à monter ensemble dans le futur avion de combat européen

Michel Cabirol avec agences

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C'est une très bonne idée de la France et de l'Allemagne. Les deux pays veulent "développer un système de combat aérien européen", sous leur direction, pour remplacer à "long terme" leurs "flottes actuelles d'avions de combat", a annoncé jeudi l'Élysée, à l'issue d'un Conseil des ministres franco-allemand. Toutefois, Paris devra protéger les industriels français, qui disposent de vrais compétence qui sont largement au-dessus de celles de l'industrie allemande. C'est même un domaine d'excellence de l'industrie française avec Dassault Aviation, Thales, Safran et les 500 PME qui contribuent au Rafale.
Interrogé mercredi sur BFM Business, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier veut des "coopérations performantes". Comment ? "il faut donner le travail à ceux qui savent faire et agréger des équipes derrière". Selon Eric Trappier, Dassault Aviation est "prêt demain à coopérer avec d'autres pourvu qu'on fasse un programme qui soit basé sur une coopération performante". Il a rappelé l'avionneur français avait l'expérience du Rafale,qui est un programme "ultra efficace".
Et quid de la relation franco-britannique sur le drone de combat du futur ? En novembre 2014 Paris et Londres avaient donné le coup d'envoi à des études industrielles pour un futur drone aérien de combat franco-britannique à l'horizon 2030. Dassault Aviation et BAE Systems vont coopérer sur ce projet qualifié "d'historique". La France et le Royaume-Uni ont d'ailleurs annoncé en mars 2016 investir ensemble plus de 2 milliards d'euros pour développer des drones de combat aérien de nouvelle génération. Ils espèrent disposer d'appareils opérationnels d'ici à 2025.
"Les deux partenaires souhaitent mettre au point une feuille de route conjointe d'ici à mi-2018", a précisé la présidence française. "C'est une révolution profonde, mais nous n'avons pas peur des révolutions quand elles sont menées de manière pacifique, construite et dans la durée", a souligné le président Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.
"Je salue ce projet", a déclaré Angela Merkel, soulignant par ailleurs les "autres projets, notamment les Eurodrones où la France et l'Allemagne s'impliquent fortement", la coopération dans le domaine satellitaire, la coopération numérique et la cybersécurité. Selon l'Élysée, la France et l'Allemagne conviennent par ailleurs "de mettre en place un cadre de coopération pour le prochain standard de l'hélicoptère Tigre, ainsi que pour un programme commun de missiles tactiques air-sol".
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Les deux nations ont par ailleurs rappelé la création sous l'impulsion de l'ancien ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, d'une "unité binationale d'avions de transport militaire C-130J", conformément à l'accord intergouvernemental signé à Berlin le 10 avril. La France et l'Allemagne "poursuivront également leur collaboration relative à un système majeur de combat terrestre et à un système commun de tir indirect de nouvelle génération, qui s'ouvrira à d'autres pays européens lorsque ces projets seront suffisamment développés. Après l'achèvement réussi de la phase d'étude bilatérale, une feuille de route sera établie d'ici à mi-2018 pour la prochaine étape", selon l'Élysée.
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Les deux pays ont par ailleurs "souligné l'importance du principe de la poursuite de leur participation commune au programme Eurodrone aux côtés de l'Espagne et de l'Italie", selon la même source. Les ministres de la Défense français et allemand "se réuniront en octobre et en décembre 2017 afin d'évaluer les progrès des actions communes évoquées".
Michel Cabirol avec agences
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