Constellation O3b (SES) : nouveau succès de Soyuz à Kourou

O3b SES Networks Arianespace Soyuz
SES

O3b SES Networks Arianespace Soyuz
SES
Après le couac du premier vol de l'année avec Ariane 5, Arianespace a repris le chemin du succès. La société de services de lancement européenne a lancé ce vendredi depuis le Centre Spatial Guyanais (CSG), quatre satellites supplémentaires O3b de la constellation opérée par SES Networks. Premier tir de l'année avec un lanceur Soyuz, le vol VS18 signe également la seconde mission au service de l'opérateur de satellites luxembourgeois SES en 2018.
Avec ce quatrième lancement réalisé pour O3b depuis 2013, l'intégralité des 16 satellites de la constellation O3b ont été mis en orbite par Arianespace. En 2019, la société européenne mettra quatre nouveaux satellites en orbite terrestre moyenne pour le compte de la constellation O3b.
Avec cette mise en orbite réussie de quatre satellites O3b supplémentaires (700 kilos chacun), SES gagne 38% de capacités supplémentaires à travers le monde et étend son marché potentiel aux latitudes situées entre les 45e et 50e degrés nord et sud. "Ces capacités supplémentaires permettront à SES Networks de répondre à la consommation croissante de bande passante dans les secteurs des télécommunications, du cloud, du transport maritime, de l'énergie et des administrations publiques", a expliqué SES dans un communiqué. Opérant en bande Ka, les quatre satellites O3b MEO de ce lancement rejoindront la constellation O3b actuellement en orbite pour fournir une connectivité à faible latence, comparable à celle de la fibre optique, sur les marchés en plein essor des données fixes et mobiles.
Avec sa famille de lanceurs actuelle (Ariane 5, Soyuz et Vega) et future (Ariane 6 et Vega C), Arianespace estime être "particulièrement bien positionnée sur le marché en croissance des constellations de satellites - qu'il s'agisse de navigation, télécommunications ou d'observation de la Terre - tant pour le déploiement initial de ces systèmes que pour le remplacement en orbite des satellites défaillants".
À lire également
Dès 2020, Ariane 6 bénéficiera de trois atouts majeurs au service des constellations : une capacité d'emport augmentée, un moteur Vinci réallumable et un APU (Auxiliary Power Unit) permettant la séparation séquentielle des satellites afin de prévenir les risques de collision. Enfin, pour répondre aux besoins spécifiques des constellations de petits satellites (0-400kg), principalement dédiées à l'observation de la Terre, deux systèmes de lancements multiples pour Ariane 6 et Vega C sont en cours de développement avec l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et la Commission européenne.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
