C'est un énorme coup de tonnerre dans le spatial européen, qui fait entrer la start-up allemande Isar Aerospace un peu plus dans la cour des grands. Airbus Defence & Space a signé avec la société munichoise un contrat de lancement ferme pour un petit satellite d'observation de la Terre en orbite basse (LEO), qui sera choisi début 2022, ainsi que plusieurs options (six lancements supplémentaires, selon nos informations). Isar Aerospace doit opérer son lanceur Spectrum à partir de 2022. "Il s'agit du premier contrat pour un lancement majeur entre une société spatiale établie et une société de services de lancement européen à financement privé", a souligné Isar Aerospace dans un communiqué publié ce mercredi.
Isar Aerospace a récemment signé un accord avec Andøya Space, l'opérateur de la base de lancement norvégienne. Cet accord garantit à son lanceur Spectrum un accès exclusif sur l'île Andøya pendant 20 ans. Pour les constructeurs de satellites (Airbus, Thales...), l'arrivée sur le marché d'Isar Aerospace, à condition qu'il confirme bien sûr la performance, puis la fiabilité de Spectrum, offre une flexibilité accrue grâce au futur pas de tir norvégien d'Andøya en complément du centre spatial guyanais (CSG) à Kourou. Le site d'Andøya, propice aux lancements en orbite héliosynchrone (SSO), pourra accueillir des petits lanceurs à forte réactivité et à cadence élevée. En outre, ce site n'est pas soumis a la saisonnalité des vents d'altitude contrairement à la Guyane. Isar Aerospace négocie également avec le CNES son arrivée au CSG.