En 2018, Airbus Helicopters a stoppé l'érosion de son carnet de commandes

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Airbus Helicopters a vendu la version navale du HN90 (NFH) au Qatar
Airbus Helicopters a vendu la version navale du HN90 (NFH) au Qatar (Crédits : Leonardo)
En 2018, le constructeur de Marignane a enregistré une nette baisse de ses livraisons à 356 appareils (contre 409 en 2017). Toutefois, il a réalisé une hausse satisfaisante de ses commandes : 381 commandes nettes

Airbus Helicopters souffre toujours sur un marché civil et parapublic mondial déprimé. Mais il ne rompt pas. Bien au contraire. En 2018, le constructeur de Marignane a certes affiché une nette baisse de ses livraisons à 356 appareils (contre 409 en 2017). Loin de ses prévisions de début d'année où il visait des livraisons autour de 400 hélicoptères. Toutefois, il a enregistré une hausse satisfaisante de ses commandes : 381 commandes nettes (413 au total) contre 335 en 2017. Le book-to-bill (ratio entre commandes et livraisons) est enfin redevenu positif l'an dernier après dix ans dans le négatif ((depuis 2008). Conséquence, le carnet de commandes a stoppé son érosion et a grimpé à 717 hélicoptères à fin 2018, contre 692 appareils à fin 2017 (766 à fin 2016 et 832 à fin 2015).

"Notre performance commerciale en 2018 témoigne de la résilience développée par l'entreprise pour naviguer dans un environnement qui demeure difficile", a confirmé le PDG d'Airbus Helicopters, Bruno Even, cité dans le communiqué.

Une bonne année pour les hélicoptères lourds

Des résultats qui permettent au constructeur européen de conserver son "leadership sur le marché civil et parapublic, tout en renforçant sa position sur le marché militaire grâce au succès de grandes campagnes internationales", a expliqué Airbus Helicopters dans un communiqué publié mercredi. Le constructeur européen assure détenir 54% du marché civil et parapublic. Loin devant l'italien Leonardo (21%), l'américain Bell (12%), les hélicoptéristes russes (10%) et, enfin, l'américain Sikorsky (1%). Le constructeur européen a notamment engrangé 148 commandes d'hélicoptères biturbines légers de la famille H135/H145, ainsi que 15 commandes pour le H160 de nouvelle génération.

L'année dernière a également été celle du succès commercial pour le NH90 après 10 ans de disette : 29 exemplaires commandés, dont 28 appareils par le Qatar. L'Espagne a quant à, elle formalisé sa décision d'acquérir un lot supplémentaire de 23 appareils en fin d'année mais ce contrat ne sera comptabilisé dans le carnet de commandes qu'en 2019. Outre le NH90, Airbus Helicopters a placé 17 Super Puma auprès de nouveaux clients dans le secteur civil et parapublic mais aussi dans la défense en 2018. La commande de la Hongrie (16 Caracal) ne sera, elle aussi, que comptabilisée en 2019. Ce qui n'a pas empêché Bruno Even de se réjouir : "Nous avons accru notre part de marché dans le secteur militaire en remportant d'importants contrats auprès de forces armées de premier plan dans le monde entier". Enfin, Airbus Helicopters a vendu quatre H175. Ce qui est une petite déception...

Première livraison d'un H135 chinois

En 2018, Airbus Helicopters a livré le premier des 100 H135 destinés à la Chine à Qingdao, où est installée la chaîne d'assemblage final (FAL). Cette FAL permettra à Airbus Helicopters de répondre à la demande croissante d'hélicoptères civils et parapublics sur le marché chinois. Par ailleurs, le Government Flying Services de Hong Kong (GFS) a réceptionné ses premiers H175 en configuration de service public.

Enfin, Airbus Helicopters a tenu a souligner que "d'importants jalons ont été franchis dans les programmes, avec notamment la mise sous tension et les essais au sol du démonstrateur technologique à propulsion électrique (electric Vertical Take-Off and Landing - eVTOL) CityAirbus, en vue d'un premier vol prévu début 2019". Le premier H160 de série a quant à lui commencé sa campagne d'essais en vol en 2018, tandis que le démonstrateur du système de drone VSR700 a réalisé ses premiers vols autonomes en fin d'année.

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Commentaires
a écrit le 26/01/2019 à 13:25 :
Airbus hélicoptère a surtout besoin de develloper sa Coopération avec des groupe étrangers, principalement avec les groupes russes , nous avons besoin d'hélicoptères lourds et d'unité d'assauts.... Une version modernisee ( électronique) ou dériver du mi26 ou mi24 pourraient nous ouvrir une bonne clientèle...
a écrit le 23/01/2019 à 9:28 :
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/l-ukraine-s-offre-55-helicopteres-d-airbus-helicopters-785142.html

On peut remercier l'ukraine, et le contribuable français, les 85% du montant du contrat qui sont soient fournis ou garantis par le tresor, on a une tres forte chance de les payer a la fin.

Mais Ca fait du pib c'est comme ça que youpee on est un pays riche. Esperons au moins qu'ils ne soient pas construits en chine
a écrit le 23/01/2019 à 8:38 :
Cette 'chaine d'assemblage final' en Chine pourrait vite devenir le cauchemar du carnet de commandes de Marignane. A suivre ...
Réponse de le 23/01/2019 à 10:35 :
Tant que les pièces complexes de l'hélicopters ne sont pas construit en Chine, ça ne pose pas de problème. Ne pas oublier que le couts de l'assemblage d'un hélicopters ne représente même pas 5% de son prix !
Mais bon faut pas rêver, les chinois vont copier et vont tôt ou tard fabriquer eux aussi des hélicos lourd, ce n'est qu'une question de temps...
Réponse de le 23/01/2019 à 18:53 :
Sauf que la chaîne d'assemblage du H135 n'est pas à Marignane mais en Allemagne. La chaîne française elle, gère l'assemblage des H120, Écureuil, H130, H175, H160 et la famille Super Puma. Et aussi le Tigre et NH90. Mais ni H135, ni H145 qui sont hérités de la famille d'hélicoptères allemands lors de la création d'Eurocopter. ;)
Réponse de le 25/01/2019 à 18:20 :
Comme les locomotives électriques d'Alstom vers les années 2003.
Marché officiel: 500 locomotives, et seulement 2 fabriquées à Belfort.
Alors, il ne faudra pas s'étonner que dans quelques années, des hélico chinois, bénéficiants de la technologie française, fassent de l'ombre à Airbus de Marignanne, et viennent gagner des marchés européens et surement français.

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