Spatial : avec "France relance", la France gomme en partie son échec de Séville face à l'Allemagne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

"Il est urgent de mettre en place un soutien dédié à la filière", selon le gouvernement.
NASA NASA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

"Il est urgent de mettre en place un soutien dédié à la filière", selon le gouvernement.
NASA NASA
La filière spatiale française reprend de l'altitude. Le changement de tutelle de la filière spatiale, passée cet été du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche à celui de l'Économie, a permis semble-t-il d'obtenir des marges financières qu'il y a peu de temps encore plus aucun industriel n'espérait vraiment. Le gouvernement a sorti son "chéquier" pour soutenir la filière spatiale française en difficulté après la crise sanitaire. Ce soutien, qui passe entre autre par le financement de la recherche duale, représente dans le cadre du plan "France relance" présenté jeudi dernier par le Premier ministre Jean Castex, une enveloppe de 515 millions d'euros, dont 365 millions pour la période 2021-2022 financés intégralement par le plan de relance de l'Union européenne.
À lire également
Pourtant, au début de l'été, rien n'était gagné. Le ministère de l'Enseignement supérieur (MESRI) en charge de l'espace, bataillait contre Bercy pour faire accepter un plan de relance en faveur de la filière spatiale. Enjeu, une rallonge budgétaire de plus de 200 millions d'euros sur deux ans (2021-2022). Bercy, qui lorgnait sur le spatial depuis plusieurs mois, ne jouait pas franchement le jeu avec le MESRI. La filière, dont une grande partie des industriels était déjà prête à s'offrir à Bercy, attendait désespérément un dénouement.