New Space : comment Prométhée veut devenir l'un des futurs Titans de l'observation de la Terre
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Tout le bien que l'on peut souhaiter à Prométhée, c'est de devenir l'un des Titans du marché de l'observation de la Terre. Créée en janvier dernier, la toute dernière start-up française du New Space, Prométhée a bouclé sa première levée de fonds de 2,2 millions d'euros. Trois groupes bien connu du secteur spatial et aéronautique (Hemeria, Groupe ADF et COMAT) ainsi que des investisseurs privés individuels, soutiennent le projet en participant à cette opération. Avec cette rentrée de cash, Prométhée va mettre au point sa plate-forme digitale de valorisation de données spatiales et mettre en orbite. La start-up va également lancer le développement d'une offre innovante de services souverains en matière d'observation de la Terre environnementale et stratégique à partir de l'agrégation de données issues de plusieurs sources (imageries optiques et radar, Internet des objets, capteurs terrains).
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Cette levée de fonds permettra de développer les démonstrateurs, dont des satellites pour des besoins militaires tactiques. Ils valideront les concepts de Prométhée, tant pour l'infrastructure satellitaire que pour l'environnement de fusion et de valorisation des données. Une nouvelle levée de capitaux est planifiée en 2021 en vue de financer le déploiement à l'horizon 2023 de la première constellation de 24 nanosatellites "positionnant ainsi Prométhée comme un acteur majeur du New Space européen", explique la nouvelle start-up dans un communiqué. L'objectif de Prométhée est de déployer à terme 80 nanosatellites optiques d'observation de la Terre (infrarouge, télédétection par laser ou lidar...) avec une précision submétrique, basés sur des technologies d'Hemeria, pour une revisite inférieure à 30 minutes. Un objectif ambitieux mais Prométhée souhaite marcher dans les pas de Kinéis, qui pour le moment réussit un sans-faute.