Safran a doublé son bénéfice net grâce à la reprise du trafic aérien
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Photo d'archives du logo de safran visible devant le siege social de la societe a issy-les-moulineaux
GONZALO FUENTES
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Photo d'archives du logo de safran visible devant le siege social de la societe a issy-les-moulineaux
GONZALO FUENTES
Grâce à un trafic aérien mondial qui « a complètement tourné la page du Covid », dixit son directeur général Olivier Andriès, Safran a vu ses revenus être tirés vers le haut ce premier semestre.
En données ajustées, son bénéfice net ressort à 1,04 milliard d'euros (+95%) entre janvier et juin, selon un communiqué publié ce jeudi 27 juillet. Sans ajustement, en données publiées, il s'établit même à 1,86 milliard d'euros, le groupe français amputant dans ses ajustements 948 millions d'euros liés à la dépréciation de la valeur de son portefeuille de dérivés de change. Son chiffre d'affaires a lui grimpé de +28%, à 10,95 milliards d'euros.
Cette progression pour Safran est finalement la résultante logique de la reprise du trafic aérien : les avions volant plus, les compagnies ont davantage besoin de pièces de rechange et d'opérations d'entretien. Ses services pour moteurs civils ont progressé de +36,5%. « Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires généré par les services pour moteurs civils a dépassé celui de 2019 », a par ailleurs indiqué Olivier Andriès. Avec les services pour les moteurs d'hélicoptères et moteurs d'avions militaires, ils s'établissent à 3,3 milliards d'euros, soit près du tiers du chiffre d'affaires total de Safran.
Les livraisons de moteurs Leap, qui équipent la totalité des Boeing 737 MAX et environ 60% des Airbus A320, ont atteint 785 exemplaires, soit 69% de plus que l'an passé. « Nous sommes parfaitement en ligne avec notre objectif d'atteindre 1.700 moteurs Leap en fin d'année », selon le patron de Safran qui « suit la montée en cadence d'Airbus et Boeing sur 2024 ». Les deux avionneurs prévoient de produire respectivement 65 A320 et 50 737 MAX fin 2024-début 2025.
« La supply chain reste notre sujet de préoccupation numéro un et notre priorité », a-t-il rappelé, évoquant des difficultés qui devraient se prolonger « au moins en partie en 2024 ». Les pièces de moteurs d'hélicoptères et de trains d'atterrissage sont « un peu plus » touchées que d'autres domaines, selon lui.
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Au total, les revenus de la division Propulsion ont nettement progressé, de +35,9%, tout comme ceux de l'activité Équipements et Défense (+16,9%). Les ventes d'équipements « en première monte », c'est-à-dire pour les avions neufs, ont cependant été révisées à la baisse, « reflet d'une montée en cadence des avionneurs pas aussi rapide qu'imaginée en début d'année », a expliqué Olivier Andriès.
Le chiffre d'affaires de la division Intérieurs d'avions - cabines, sièges et divertissements à bord - grimpe lui de +33,7%. Celle-ci avait été la plus touchée par le plongeon de l'activité pendant le Covid et « son chiffre d'affaires reste à ce jour 40% inférieur à celui de 2019 », selon le directeur général. La division affiche une perte opérationnelle courante, notamment liée aux surcoûts de développement de nouveaux sièges d'avions.
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Cette « excellente performance » au premier semestre conduit le groupe à ajuster à la hausse certains de ses objectifs financiers pour 2023. Safran table désormais sur un bénéfice opérationnel courant d'environ 3,1 milliards d'euros, contre environ 3 milliards auparavant, et un flux de trésorerie disponible d'au moins 2,7 milliards d'euros, contre au moins 2,5 milliards auparavant.
Safran a également annoncé le lancement d'un programme de rachat d'actions plafonné à un milliard d'euros en vue d'une réduction de capital ultérieure qui devrait être achevée d'ici fin 2025.
(Avec agences)
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