Pour Safran, l'année 2022 a été une très belle année, qui confirme l'amélioration du trafic aérien international ainsi que la bonne tenue des activités de défense. Tous les indicateurs de l'équipementier aéronautique sont positifs à l'exception de l'activité cabine (Aircraft Interiors), qui a enregistré une perte de 140 millions d'euros l'an dernier. Pour autant, le motoriste ne retrouve pas encore le niveau de ses indicateurs économiques et financiers de 2019, ceux d'avant la crise du COVID-19, mais il s'en rapproche.
En 2022, le chiffre d'affaires du motoriste, qui conçoit et fabrique en partenariat avec General Electric le LEAP pour les A320neo, les 737 MAX et désormais pour les 919 du chinois COMAC, a bondi de près de 25%, à 19 milliards d'euros. Loin encore du niveau de 2019 où le motoriste avait réalisé 24,6 milliards de chiffre d'affaires. Soit encore un différentiel de près de 23%. L'an dernier, la rentabilité s'est également améliorée de 33% (2,4 milliards de résultat opérationnel courant, contre 3,8 milliards en 2019). Enfin, le groupe a généré 2,6 milliards d'euros de cash-flow, en hausse de 59%.
La performance financière de Safran, qui vend à prix coûtant ses moteurs neufs en première monte, repose principalement sur la maintenance des avions civils et la vente de pièces de rechange. Le groupe, qui a réalisé 50% de son activité en 2022 dans le domaine de la propulsion (dont 1.136 moteurs LEAP et 60 CFM-56 livrés), bénéficie à plein du retour en vol de ses moteurs dans le monde, essentiellement les CFM-56, qui se rapproche du niveau de 2019 (97%). Les régions Amérique du nord, Moyen-Orient et Amérique du Sud sont déjà au-dessus des niveaux de 2019. Ainsi, les activités de services pour les moteurs civils ont progressé de 29,3% en 2022. En outre, le directeur général de Safran, Olivier Andriès, se réjouit du faible nombre d'avions équipés de CFM-56 mis en retrait (114 en 2022, 84 en 2021).