Salon du Bourget : « Les grands donneurs d'ordres et grandes entreprises doivent être solidaires des PME » (Bruno Le Maire)

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, visitait le salon du Bourget, ce mercredi.
SARAH MEYSSONNIER

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, visitait le salon du Bourget, ce mercredi.
SARAH MEYSSONNIER
Après Emmanuel Macron ou Sébastien Lecornu, c'était au tour de Bruno Le Maire de se rendre sur le salon du Bourget ce mercredi. Au cours d'un bref micro-tendu, interrompu par le rugissement des moteurs d'un Eurofighter, le ministre de l'Économie et des Finances s'est exprimé sur les risques encourus par les petits acteurs de la supply chain qui peinent à surmonter le mur de dettes contractées pendant la crise sanitaire.
Après avoir exprimé son soutien au secteur aéronautique, premier contributeur à la balance commerciale extérieure française, par un « vive l'avion », Bruno Le Maire a donc pris la parole sur le soutien à apporter à ces sous-traitants des rangs 4; 5 voire 6. « Nous attendons des grands donneurs d'ordres et des grandes entreprises qu'ils soient solidaires des PME, partout à travers le territoire, dans cette période où l'aéronautique redémarre vite et redémarre fort », a-t-il ainsi déclaré.
Le ministre a affirmé que les nouveaux investissements consentis par le gouvernement au Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (Corac) - 300 millions d'euros par an pendant quatre ans - devront profiter à l'ensemble de la supply chain : « Ces investissements considérables doivent bénéficier aux PME. C'est la condition de notre nouvel abondement au fond aéronautique. »
Ces acteurs sont aujourd'hui comprimés entre plusieurs phénomènes. Nombre d'entre eux ont consenti à des investissements importants avant la crise pour répondre aux impératifs de montée en cadences et de baisses des prix imposés par les grands donneurs d'ordres. Ils sont donc arrivés avec des trésoreries affaiblies dans la crise malgré le dynamisme du secteur. Aujourd'hui, ils doivent non seulement réembaucher - avec une hausse des salaires due à la pénurie de main d'œuvre conjuguée à l'inflation - mais aussi faire face à l'explosion des coûts des matières premières et de l'énergie, reprendre les investissements pour augmenter les cadences... et commencer à rembourser les prêts garantis par l'Etat contractés pendant la crise. Ce qui pèse très lourd.
En dépit de ces difficultés, Bruno Le Maire s'est voulu confiant : « J'ai bon espoir que dans les années qui viennent, ces PME qui sont aujourd'hui en difficulté, sur lesquelles nous veillons avec beaucoup d'attention, pourront retrouver un peu d'air et continuer à se développer. »
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Il a également tenu à rappeler « les 15 milliards d'euros mis sur la table, sous forme de prêts garantis par l'État, de reports de charges fiscales, de reports de charges sociales » qui lui font dire que « l'État a sauvé la filière aéronautique française, il ne faut pas l'oublier ». Il a aussi insisté sur les investissements récemment consentis par le gouvernement, à hauteur de 200 millions d'euros, en vue de créer une filière de carburants aériens durables.