Aéronautique : la crise est finie, le salon du Bourget s'ouvre en pleine croissance
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Une fois n'est pas coutume, l'aviation est au centre de l'actualité. Alors que la fin de semaine a été marquée par le Paris Air Forum et les annonces d'Emmanuel Macron sur la filière des carburants aériens durables (SAF) et l'avion bas-carbone, le salon du Bourget ouvre ses portes ce lundi. Malgré quatre ans d'absence dus à la crise du Covid, il est désormais acquis qu'il ne s'agit plus d'un salon de reprise mais bien d'un salon de croissance. Cette 54e édition devrait d'ailleurs battre des records d'affluence avec pas moins de 320.000 visiteurs professionnels et grand public attendus sur une semaine.
La raison est simple : tous les indicateurs de croissance du transport aérien sont au vert. Sur les premiers mois de l'année, l'Association internationale du transport aérien (IATA) indique que le trafic continue de progresser fortement. En avril, l'activité globale est revenue à plus de 90 % de son niveau d'avant la pandémie. Sur le trafic domestique uniquement, le palier est déjà franchi. Sur l'international, l'Amérique du Nord est également revenue au niveau de 2019 et toutes les autres régions du monde sont en train de rattraper leur retard. Et cela devrait se traduire sur le plan financier. Lors de son assemblée générale, l'IATA a multiplié par trois ses prévisions financières pour l'année en cours : les compagnies aériennes devraient engranger près de 10 milliards de dollars de profits cumulés en 2023.
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Et d'aucuns pensent que cela va continuer. Lors du Paris Air Forum, Willie Walsh, le directeur général de l'IATA, a déclaré : « De 2010 à 2019, l'industrie a connu une croissance annuelle de 6,5%. C'est à mon sens le chiffre minimum auquel on peut s'attendre pour les dix prochaines années ». Christian Scherer, directeur commercial d'Airbus, voit même au-delà : « La vraie question c'est : est-ce qu'il y a une limite à la croissance du secteur ? Nous faisons face à une demande énorme de la part de la société civile, à la fois pour les loisirs et les affaires. Nous avions prévu qu'il faudrait 40.000 nouveaux avions pour les vingt prochaines années ». Et Boeing fait état du même ordre de grandeur dans ses prévisions.