Le vol de qualification de Vega était crucial pour l'Europe spatiale en général, et en particulier pour Arianespace, qui commercialise les lancements de Vega C et d'Ariane 6. Pour la société présidée par Stéphane Israël, le succès de ce vol de qualification ouvre désormais la voie à des vols commerciaux. Et cela va arriver très vite, dès novembre. A condition que le résultat de l'exploitation de toutes les données du vol de qualification de Vega C ne révèle aucun dysfonctionnement non détecté lors du lancement. A l'occasion de cette mission, Arianespace va placer en orbite Pléiades Neo 5 et 6, deux satellites qui compléteront la nouvelle constellation d'observation de la Terre d'Airbus.
Cette échéance rapprochée (trop ?) est ambitieuse mais serait une très bonne nouvelle pour Arianespace, qui dispose déjà des carnets de commandes très solides d'Ariane 6 et de Vega C dans lesquels il faut également trouver de la place pour des satellites restés à quai depuis l'arrêt de Soyuz à Kourou. La société de commercialisation de services de lancements doit en principe recaser cinq vols initialement prévus sur Soyuz (deux Galileo, CSO pour le compte du ministère des Armées, le télescope spatial Euclid et le satellite d'observation de l'atmosphère terrestre EarthCare de l'Agence spatiale européenne) vers Ariane 6 et Vega C... même si leurs carnets de commandes sont déjà très remplis. "Personne ne conteste que les deux années qui viennent, sont plus compliquées que prévu. Ce serait idiot de le contester", explique-t-on à La Tribune.