Le gendarme de la concurrence les surveille à la loupe. Dans le cadre d'une enquête portant sur "les pratiques de vente en ligne", l'Autorité de la concurrence a mené des perquisitions chez Essilor. Une porte-parole du leader français de l'optique l'a confirmé à La Tribune.
Ces investigations visant à "consulter des documents" ont eu lieu mercredi dans les locaux franciliens du groupe. Ceux de ses filiales BBGR et Novacel ont également fait l'objet de perquisitions.
"Evidemment, cette enquête et ces perquisitions ne préjugent en rien l'issue finale", tient à rappeler le fabricant de lunettes, qui dit "coopérer pleinement" avec l'Autorité.
D'autres fabricants ont également été perquisitionnés. La filiale française de allemand Carl Zeiss est citée par l'agence Reuters.
Avec le japonais Hoya, ces trois acteurs détiennent près de 80% du marché des verres optiques en France (selon une étude Xerfi d'octobre 2013 relative à l'année 2011) et font appel à de très nombreux sous-traitants.
La place du groupe français, leader mondial des verres ophtalmiques, avait été critiquée par Marc Simoncini. Le fondateur de Meetic, qui a investi dans un service de vente de lunettes en ligne, Sensee, dénonçait les réserves d'Essilor, dont le patron se disait réticent, en 2012, à commercialiser ses grandes marques sur internet.
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Toutefois, Essilor semble avoir quelque peu changé de point de vue sur la vente en ligne. Il a par exemple annoncé en février l'acquisition du site canadien Coastal.com
L'arrivée de nouveaux acteurs en ligne, même si leurs ventes restent minoritaires, a mis en lumière les prix pratiqués dans le pays en matière d'optique, parmi les plus élevés d'Europe. Un niveau justifié par les opticiens par une forte demande de verres de qualité ainsi que par la nécessité d'offrir un service dans les boutique physiques. L'association de consommateurs UFC Que choisir a de son côté dénoncé la structure du marché, le nombre très élevé de détaillants en France, leurs marges, ainsi que des fraudes aux mutuelles chez certains opticiens.
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De son côté le gouvernement s'est emparé du sujet et envisage un plafonnement des remboursements par les mutuelles.
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